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Revue de presse Etats-Unis Guatemala Mexique

Publié le • Modifié le

A la Une: Porto Rico dans le noir

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Porto Rico après le passage de l'ouragan Maria, le 20 septembre 2017. REUTERS

Toute la côte nord-est de l’île a été frappée par Maria, mercredi. C'est le plus puissant ouragan à toucher terre à Porto Rico depuis près de 100 ans. « On n’a jamais vu ça, témoigne un ancien militaire dans le New York Times. C'était la fureur et ça ne s'arrêtait pas ». Plus de 500 refuges avaient été ouverts, mais certains n'étaient pas vraiment étanches : le toit du stade Roberto Clemente, à San Juan, n'a pas résisté aux pluies. Plus d'eau courante, plus d'électricité, alors que plus de 600 personnes y avaient trouvé refuge.

Tout Porto Rico -3 millions d’habitants- est plongé dans le noir depuis mercredi après-midi. Cet ouragan, rappelle le New York Times, « vient s'ajouter aux malheurs d'une île qui ploie déjà sous le poids d'une longue crise » économique. Le gouverneur de Porto Rico a demandé au président Trump de déclarer l'état de catastrophe naturelle sur l'île, qui est un territoire non incorporé des Etats-Unis. Il ajoute que même si l’ouragan Maria poursuit son chemin, la situation reste extrêmement dangereuse.

Soudaine montée des eaux

Au-delà des destructions immédiates, l'urgence est de porter secours à tous les habitants surpris par la soudaine montée des eaux. El Nuevo Dia, journal portoricain, diffuse des vidéos tournées par des habitants de Levittown, dans la banlieue ouest de San Juan. Ils attendent d'être évacués et appellent souvent à l'aide, explique le journal, via les réseaux sociaux. Des familles se sont réfugiées sur les toits, des torrents d'eau boueuse se sont déversés dans les rues, et l'eau monte. C'est par camion, un camion suffisamment haut pour circuler dans ces rues, que ces habitants sont en train, petit à petit, d'être secourus. Le journal raconte que comme il n'y a plus d'électricité, c'est un hélicoptère qui a éclairé les secouristes la nuit dernière.

Ces crues ne touchent pas seulement le nord du pays. La municipalité de Guayama, au sud de Porto Rico, est aussi touchée. C'est à lire dans Primera Hora. Ce quotidien raconte aussi d'ailleurs comment la diaspora portoricaine s'organise en ce moment à New York, à Chicago ou encore à Washington, pour récolter des fonds, des biens de première nécessité, et tente de négocier un accord avec une entreprise de transport maritime pour les acheminer au plus vite.

Mexique : l’espoir à chaque signe de vie

Les recherches se poursuivent au Mexique, après le très fort tremblement de terre qui a frappé le pays mardi soir. Un journaliste de La Razón raconte comment l'espoir est revenu d'un coup, hier soir, lorsqu'une adolescente de 12 ans a été localisée, vivante dans les ruines de l'école primaire et secondaire Enrique Rebsamen, à l'extrême sud de Mexico. « Elle était là, écrit La Razón, au fond d'un « tunnel » qu'ils étaient en train de creuser, de plus de six mètres de profondeur et à peine 45cm de large. Elle ne pouvait pas bouger, elle parlait à peine, mais elle était vivante. » A 1h du matin ce jeudi, poursuit le reporter, tous essayaient encore de la sortir des décombres et personne n'envisageait de partir.

Milenio évoque aussi comment les secouristes, mais aussi de très nombreux volontaires, ont continué en pleine nuit, et malgré la pluie, à chercher des survivants. La Jornada explique d'ailleurs comment chacun peut aider et informe en détail de la progression des secours dans chaque bâtiment effondré. Le New York Times publie en une de son site internet un grand reportage photo, intitulé: « frappé, mais pas brisé ».

Guatemala : des milliers de manifestants contre la corruption

Notre revue de presse nous emmène ensuite au Guatemala, où des milliers de personnes ont demandé la démission du président Jimmy Morales dans les rues mercredi. Malgré la pluie, la manifestation s'est poursuivie tard mercredi soir, écrit El Periódico, sous les pancartes, « voilà tes 20 twittos ». Une référence aux propos d'un élu qui avait déclaré que 20 utilisateurs de Twitter avec très peu d’abonnés n’allaient pas faire la loi.

Pour La Hora, cela prouve que la population ne tolérera plus la corruption. Le quotidien rapporte qu'une trentaine d'organisations de la société civile ont déposé hier une demande d'enquête préliminaire contre 107 députés. Des élus qui avaient approuvé la modification du Code pénal, pour selon elles, « protéger les secrétaires généraux des partis politiques » de poursuites pour financement illégal de leur parti. Une réforme du Code pénal, qualifiée de « code d'impunité » par les manifestants, qui a depuis été retiré.

USA : Robert Mueller demande des documents à la Maison Blanche

Aux Etats-Unis, le feuilleton continue. Le procureur spécial chargé d'enquêter sur les actions de la Russie pendant la campagne présidentielle de 2016, demande des informations supplémentaires à la Maison Blanche. Robert Mueller veut obtenir des documents relatifs au mandat actuel de Donald Trump et cela montre l'ampleur de son enquête, écrit le New York Times. Il s'intéresse notamment aux circonstances qui ont conduit au limogeage de Michael Flynn, le 1er conseiller à la sécurité nationale, et de James Comey, directeur du FBI. Le procureur spécial demande aussi des enregistrements de la rencontre dans le Bureau ovale, au lendemain du limogeage de James Comey, entre Donald Trump et des fonctionnaires russes. C'était en mai dernier.

Un mot enfin de l'ancien directeur de campagne du président, Paul Manafort, lui aussi visé par cette enquête. Le New York Times connaît l’identité de l'un de ses nouveaux employeurs, dont les objectifs ne sont pas vraiment ceux de la diplomatie américaine en ce moment. Ce qui est déjà arrivé occasionnellement au cours de la longue carrière de conseiller de Paul Manafort, indique le New York Times.

L'ancien directeur de campagne de Donald Trump travaille pour la région autonome du Kurdistan, et son président Massoud Barzani. Il fait plus précisément la promotion du référendum pour l'indépendance qui doit s'y tenir lundi. Un scrutin que Washington appelle à reporter. Paul Manafort s'est déjà rendu à Erbil, capitale du Kurdistan, pour rencontrer la famille du président Barzani, croit savoir le New York Times, et devrait s'y rendre à nouveau dans les prochains jours.

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