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Chine

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Une tombe pour Zhao Ziyang, ex-dirigeant du Parti communiste chinois

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Portrait de Zhao Ziyang installé à Hong Kong après sa mort, en janvier 2005. MIKE CLARKE / AFP

La famille de l'ex-dirigeant communiste Zhao Ziyang a dû attendre une décennie pour enterrer les cendres de leur proche. Tombé en disgrâce en 1989 à cause de son opposition à une intervention armée contre le mouvement pro-démocratie, l'ancien Premier ministre et ancien secrétaire général du Parti communiste chinois n'a jamais été réhabilité par Pékin.


Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

« Nous voulons juste qu'il puisse reposer en paix », a déclaré le fils de Zhao Ziyang, Zhao Wujun, au quotidien South China Morning Post. Dix ans après la mort de son père, le fils cadet a désormais de l'espoir : les autorités ont enfin donné leur feu vert pour enterrer les cendres de l'ex-dirigeant du Parti communiste.

Mais pour l'heure, la famille ne sait toujours pas où le défunt trouvera sa dernière demeure. Une question délicate pour les autorités, qui craignent que sa tombe puisse devenir un lieu de pèlerinage pour ses sympathisants qui n'ont jamais cessé d'admirer le courage dont Zhao Ziyang a fait preuve en 1989.

Le dernier discours, le discours de trop

Le 19 mai 1989, à l'aube, Zhao Ziyang - à l'époque secrétaire général du Parti communiste chinois - rejoint les centaines de milliers d'étudiants pro-démocratie sur la place Tiananmen et tient un discours devenu célèbre : « Si vous arrêtez la grève de la faim, le gouvernement ne fermera pas la porte au dialogue, jamais ! », lance-t-il alors à la foule.

Ce sera la dernière apparition en public de Zhao Ziyang. Un jour plus tard, la loi martiale est décrétée et celui qui était pressenti pour succéder au président Deng Xiaoping passera 16 ans en résidence surveillée - jusqu'à sa mort en 2005.

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