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Publié le • Modifié le

Lycées: nouvelle journée de mobilisation, des incidents et interpellations

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Violents affrontements à Marseille ce jeudi entre lycéens et forces de maintien de l'ordre. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Environ 200 lycées et collèges en France ont été de nouveau bloqués ou perturbés jeudi par des élèves et plusieurs incidents ont été recensés, conduisant notamment à des interpellations massives en région parisienne. Les syndicats lycéens ont appelé à maintenir la pression et intensifier le mouvement par une « mobilisation générale » avant des manifestations vendredi.


Dans les Yvelines, 148 personnes ont été interpellées devant un lycée de Mantes-la-Jolie pour « participation à un attroupement armé » après des heurts et dégradations, a indiqué le commissaire de la ville, assurant vouloir ainsi « interrompre un processus incontrôlé ». Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont été incendiées jeudi et où des heurts ont éclaté avec la police.

Dans les Hauts-de-Seine, 35 personnes ont été placées en garde à vue après des échauffourées devant des lycées. En Seine-Saint-Denis, la situation a été tendue dans la matinée devant plusieurs établissements. Dans le Val-de-Marne, environ 150 jeunes, dont certains portaient des gilets jaunes, se sont rassemblés devant le lycée polyvalent de Cachan.

« Sous prétexte des "gilets jaunes", on voit surgir toutes sortes d'individus qui se mêlent à des gens qui sont de bonne foi pour manifester, comme les lycéens, et ceci débouche sur des violences graves », a réagi dans la matinée le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d'élèves FCPE demandent au ministre d'« entendre » les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université.

Au lycée Jacques-Monod, à Orléans, où un élève a été grièvement blessé par un tir de lanceur de balles de défense mercredi, la proviseur avait appelé les élèves à « ne pas rejoindre le lycée jeudi et vendredi ». Des tensions ont été constatées à Grenoble et son agglomération, ainsi qu'à Annecy, et la police a procédé à des interpellations. Les blocages se sont poursuivis à Toulouse et une manifestation a été ponctuée de violences: deux policiers ont été blessés et un journaliste « bousculé », a indiqué la préfecture de la Haute-Garonne.

Un élève a été blessé à Béziers (Hérault). Quelques incidents ont éclaté dans l'académie de Strasbourg avec des pétards et fumigènes lancés par endroits, ainsi qu'à Mulhouse. Quelque 900 lycéens ont manifesté dans les rues de Clermont-Ferrand, selon la police. Des manifestations qui ont donné lieu à des heurts avec la police devant plusieurs établissements de la ville. A Bordeaux, six mineurs interpellés sont encore en garde à vue. A Marseille, une vingtaine d'établissements ont été touchés, avec des « blocages plus ou moins filtrants », selon le rectorat. Au total, plus de 700 lycéens ont été interpellés sur l'ensemble du territoire selon le ministère de l'Intérieur.

La mobilisation s'est étendue à quelques universités, notamment à Tolbiac (Paris 1) ou Paris 3-Censier. Environ 2 000 personnes, étudiants en majorité, ont manifesté à Paris, pour protester contre la hausse des frais d'inscription pour les étrangers hors Union européenne, annoncée récemment par le gouvernement.


- Il y a beaucoup de différents avec les «gilets jaunes», sur le point de vue idéologique, écologique, et sur le mode opératoire - On ne fera pas l'erreur de donner des consignes d'aller en manifestation le samedi ou de ne pas y aller
Les lycéens soutiennent-ils les «gilets jaunes»? 06/12/2018 - par RFI Écouter

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