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Egypte Justice

Publié le • Modifié le

Egypte: Ahmed al-Zend, un nouveau ministre de la Justice contesté

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Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le nouveau ministre de la Justice Ahmed al-Zend, au Caire le 20 mai 2015. REUTERS/The Egyptian Presidency

En Egypte, un nouveau ministre de la Justice controversé a pris ses fonctions mercredi 20 mai. Son prédécesseur avait démissionné le 11 mai à la suite de propos ségrégationistes qui avaient provoqué une vive polémique.


Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

Ahmed al-Zend, le nouveau ministre de la Justice, est surtout connu pour ses positions hostiles aux Frères musulmans. Le Club des magistrats qu'il dirigeait, l'équivalent d'un syndicat, avait été un des foyers de la contestation populaire contre le pouvoir islamiste. Une attitude qui lui a valu d'être considéré comme l'un des héros du soulèvement populaire contre l'ex-président Mohamed Morsi, qui a ensuite été destitué par l'armée.

Une attitude qui lui vaut évidemment l'hostilité des Frères musulmans et de leurs sympathisants. Mais al-Zend est aussi contesté par les milieux révolutionnaires qui soulignent qu'il a toujours été opposé au soulèvement populaire qui a débouché sur le départ de l'ex-président Hosni Moubarak.

Certains milieux de gauche lui reprochent de considérer les magistrats comme une caste supérieure, comme l'avait fait son prédécesseur Mahfouz Saber. Ce dernier avait affirmé à la télévision que le fils d'un éboueur ne pouvait pas devenir magistrat « pour des raisons de respectabilité ».

Ahmed al-Zend, devenu membre du pouvoir exécutif, a été remplacé par son adjoint à la tête de l'influent Club des magistrats en attendant les nouvelles élections.

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