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Territoires Palestiniens Israël Energies Gaza

Publié le • Modifié le

Gaza: l'importation de fioul et de gaz autorisée, mais le compte n'y est pas

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Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, visite le point de passage de Kerem Shalom, à l'entrée de Gaza, le 22 juillet 2018. REUTERS/Amir Cohen

Malgré la réouverture partielle d'un point de passage commercial vers la bande de Gaza, Israël maintient un blocus sévère sur l'enclave palestinienne. L'Etat hébreu a finalement autorisé de nouveau, mardi 24 juillet 2018, la livraison de fioul et de gaz via Kerem Shalom, seul point de passage de marchandises entre Israël et Gaza. Mais l'enclave reste plus que jamais asphyxiée.


Avec notre envoyée spéciale à Gaza,  Marine Vlahovic

En représailles au phénomène des cerfs-volants incendiaires, Israël a décidé il y a deux semaines de suspendre l'importation de marchandises pour ne laisser entrer que la nourriture et les médicaments dans la bande de Gaza.

L'exportation de biens et de denrées elle est totalement interdite et l'enclave palestinienne est plus que jamais asphyxiée.

Planté au milieu de son atelier de confection textile, dans la zone industrielle de Gaza, Bachir el-Bawab montre du doigt des piles de cartons entassés dans un coin.

« Tous ces produits sont prêts à être exportés, le camion pour les transporter aussi. On attend juste un appel qui nous annonce l'ouverture de Kerem Shalom », confie-t-il.

Mais aucun produit ne peut sortir de la bande de Gaza. Impossible pour cet entrepreneur de livrer ces vêtements à ses clients israéliens. Et cette usine, qui emploie 570 ouvriers, doit cesser son activité.

« C'est fini, je n'ai même plus de matières premières. Regardez cette ligne de production, elle est à l'arrêt. C'est le dernier jour, et ensuite, je ferme tout », déplore Bachir el-Bawa.

Si le fioul et le gaz sont de nouveau livrés dans l'enclave palestinienne, tous les produits hors nourriture et médicaments restent bel et bien interdits à l'importation.

« Les matériaux de construction, le tissu, les chaussures, les vêtements, la papeterie, toutes les matières premières, tout ça ne rentre plus. Ils laissent juste passer la nourriture pour nous permettre de rester en vie », explique Raed Fatouh, responsable de l'Autorité palestinienne en charge du transfert de marchandises entre Israël et Gaza.

Israël a annoncé que la réouverture complète de Kerem Shalom est conditionnée à l'arrêt total de l'envoi de cerfs-volants incendiaires vers l'Etat hébreu.

→ À relire : La bande de Gaza est-elle à nouveau au bord de la guerre ?

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