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Iran Etats-Unis France Royaume-Uni Allemagne Nucléaire

Publié le • Modifié le

Iran: tournée diplomatique pour tenter de sauver l'accord nucléaire

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Le ministre des Affaires étrangères de l'Iran, Mohammad Zarif, lors d'une conférence de presse au Parlement européen à Bruxelles, le 15 février 2016. AFP/AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif commencera samedi une tournée diplomatique pour tenter de sauver l'accord nucléaire après le retrait des Etats-Unis et les tensions provoquées par les frappes lancées jeudi par Israël contre des positions iraniennes en Syrie.


Le chef de la diplomatie iranienne se rendra à Pékin et à Moscou avant d'aller à Bruxelles pour rencontrer en début de semaine ses homologues français, allemand et britannique pour discuter de l'accord nucléaire après le départ des Etats-Unis et l'annonce du retour des sanctions américaines contre l'Iran.

L'Iran a exigé des garanties sérieuses et réelles de la part des Européens pour que ses intérêts économiques soient assurés dans le cadre de l'accord nucléaire, explique notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Téhéran a menacé de se retirer de l'accord, si les trois pays européens, c'est-à-dire la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, n'apportaient pas de telles garanties. Mais un autre acteur pourrait jouer un rôle de taille dans ce dossier : la Chine, qui s'est déclarée favorable au maintien de l'accord.

L'allié chinois

En commençant sa tournée diplomatique par Pékin, Javad Zarif sait qu'il va discuter un allié de poids. La Chine, très investie dans les négociations pour aboutir à l’accord en 2015. De fait, est très critique vis-à-vis du retrait américain. « Nous poursuivrons tous nos efforts pour préserver et appliquer l’accord » a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

En fin de semaine, la Chine a inauguré une ligne de train de fret entre Bayannur dans le nord du pays et Téhéran. Une liaison, comme un message envoyé à Donald Trump : la Chine continuera de commercer avec l’Iran, malgré les risques de sanctions américaines.

Ces dernières années les relations commerciales entre la Chine et l’Iran se sont intensifiées. La Chine achète beaucoup de pétrole iranien, investit dans le secteur énergétique et a fait de l'Iran un pivot dans son projet de nouvelles routes de la soie, rappelle notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget.

Pékin n’entend visiblement pas se laisser dicter sa conduite par Washington. Et le dossier iranien pourrait bien se transformer en nouveau sujet de désaccord entre la Chine et les Etats-Unis.

Le dossier syrien

L'annonce de cette tournée diplomatique iranienne intervient en pleine crise sur le dossier syrien. L'Iran semble déterminé à ne pas se laisser entraîner dans un conflit plus vaste au niveau régional avec Israël.

Démentant les accusations israéliennes, Téhéran a accusé Israël « d'inventer des prétextes » pour frapper la Syrie.  « Les attaques répétées du régime sioniste contre le sol syrien ont été menées sous des prétextes inventés qui sont sans fondement », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne.

Déjà jeudi, le président Hassan Rohani a déclaré lors d'un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Mekel que l'Iran ne cherchait pas de nouvelles tensions dans la région.

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