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Territoires Palestiniens Santé et Médecine Energies

Publié le • Modifié le

Pénurie d'électricité à Gaza: les hôpitaux au bord de la crise de nerfs

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Unité de soin intensif de néo-natologie de l'hôpital al-Shifa de Gaza en janvier 2017 (photo d'illustration). Alda Tsang/Pacific Press/Getty

La semaine dernière l'Autorité palestinienne a annoncé qu'elle ne paierait plus l'électricité fournie à Gaza par Israël, mettant ainsi fin à la seule source d'approvisionnement électrique pour ce territoire palestinien enclavé. L'unique centrale est à l'arrêt faute de fioul et les lignes important de l'électricité d'Egypte ont cédé. Gaza pourrait être plongée dans le noir même si une aide a été débloquée en urgence par l'ONU.


Avec notre envoyée spéciale à Gaza,  Marine Vlahovic

Dans la salle de soins intensifs de l'hôpital al-Nasser de Gaza City, le docteur Raed Mahdi promène un regard inquiet sur ses jeunes patients. « Celui-ci a été placé sous assistance respiratoire, la machine fonctionne grâce à l'électricité ».

L'électricité, c'est devenu, le souci principal de ce chef du service pédiatrique. Pas tant pour la pénurie annoncée que pour les innombrables coupures de courant déjà subies. « C'est important d'avoir une électricité stable pour que les machines marchent comme il faut mais nous subissons de nombreuses coupures, ça s'éteint et ça se rallume sans cesse. »

L'hôpital al-Nasser fonctionne déjà au générateur et a quelques jours de fioul en réserve, en attendant l'aide promise par l'ONU. Face à cette crise énergétique sans précédent, les Nations unies ont annoncé en effet le déblocage d'une aide d'urgence de 500 000 dollars afin d'approvisionner les générateurs des hôpitaux en carburant. Le fioul devrait arriver dans les jours qui viennent. Mais cette aide est insuffisante pour les soignants qui s'inquiètent pour l'équipement médical.

« Nous devons vérifier sans cesse le générateur, et le recharger en carburant car il est en marche 14 heures par jour alors qu'il n'est fait que pour fonctionner que quelques minutes. C'est nocif pour le générateur et çela peut avoir des conséquences sur nos patients », poursuit le docteur Raed Mahdi.

L'aide d'urgence pourra permettre aux 13 hôpitaux de Gaza de bénéficier de carburant pour alimenter pendant deux mois leurs générateurs, peut-être bientôt défaillants.

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