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Territoires Palestiniens Gaza Energies Crise économique

Publié le • Modifié le

La seule centrale électrique de la bande de Gaza à l'arrêt

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Le manque d'électricité peut avoir des «conséquences dangereuses» sur le système de santé de Gaza. REUTERS/Mohammed Salem

L'unique centrale électrique de la bande de Gaza a été mise à l'arrêt dimanche 16 avril 2017 dans la matinée en raison d'une pénurie de carburant. les stocks achetés grâce à des fonds qatariens et turcs sont entièrement épuisés. Quand la centrale ne fonctionne pas, les gazaouis ne bénéficient que de deux fois six heures d'électricité par jour, au mieux.
 


Faute de carburant, la centrale électrique de la bande de Gaza ne fonctionne plus depuis ce dimanche, rapporte Samir Metir, le directeur de la compagnie de distribution de l'électricité de Gaza. Un « différend entre l'Autorité de l'énergie à Gaza et celle du pétrole à Ramallah sur la question des taxes, imposées par le gouvernement de Ramallah, sur le carburant industriel nécessaire à la centrale » bloque l'arrivée du prochain approvisionnement prévu.

Le Hamas a pris le pouvoir par la force à Gaza en juin 2007 et la situation est depuis tendue avec l'Autorité palestinienne, basée à Ramallah en Cisjordanie, elle-même occupée depuis la guerre des six jours de 1967 par l'armée israélienne. En outre, depuis 2006, Israël impose un sévère blocus aérien, maritime et terrestre sur la bande de Gaza, petite langue de terre coincée entre l'Egypte, la Méditerranée et Israël.

« Dangereuses conséquences »

La question de l'approvisionnement en carburant de l'unique centrale qui fournit de l'électricité aux deux millions de Gazaouis est régulièrement au coeur des débats. La centrale est en partie endommagée par les guerres à répétition avec Israël et les Gazaouis ne bénéficient déja en temps normal que de deux phases de huit heures d'électricité par jour.

Avec l'arrêt de la centrale, ces phases vont passer à deux fois six heures, voire même « peut-être moins », assure Samur Metir, en « comptant sur l'électricité achetée à Israël et à l'Egypte ». Le ministère de la Santé à Gaza a déjà mis en garde contre les « dangereuses conséquences » de l'arrêt de la centrale pour les hôpitaux.

Cette question de l'électricité est déjà à l'origine de manifestations de colère à Gaza en janvier 2017, que le Hamas a réprimé. La crise avait été temporairement réglée par un don qatari de 12 millions de dollars et l'envoi de fonds turcs, qui ont assuré trois mois d'alimentation en carburant de la centrale. Trois mois à présent écoulés.

(avec AFP)

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