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Union européenne

Publié le • Modifié le

Jeroen Dijsselbloem, patron de l'Eurogroupe, au cœur d'une vive polémique

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Le président de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem REUTERS/Yves Herman

Jeroen Dijsselbloem exprime ses « regrets » pour ses propos peu amènes sur les pays du sud de l'Europe, mais le président néerlandais de l'Eurogroupe refuse de démissionner malgré les demandes de plusieurs pays.


« Dans une Europe sérieuse, Jeroen Dijsselbloem serait déjà viré », a déclaré le Premier ministre socialiste du Portugal, Antonio Costa, et d'enfoncer le clou : « Il est inacceptable qu'une personne qui a un tel comportement et qui a une vision raciste, xénophobe et sexiste sur une partie des pays européens, puisse présider une organisation comme l'Eurogroupe. »

Les autorités d'autres pays du sud de l'Europe, comme la Grèce, l'Espagne ou l'Italie, sont également très remontées contre Jeroen Dijsselbloem. Dans un entretien paru ce lundi dans le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, le président de l'Eurogroupe avait dit, en parlant de la solidarité des « pays du nord de la zone euro » avec les « pays en crise » : « Celui qui demande de l'aide a aussi des devoirs. On ne peut pas dépenser tout son argent pour boire du schnaps et pour les femmes et ensuite réclamer du soutien. »

Réputé pour le sérieux de son travail, son sens du compromis, Jeroen Dijsselbloem est connu aussi pour son franc-parler. Qui plus est, avant de présenter finalement des excuses pour ses propos, il a d'abord refusé de le faire, ce qui ne l'a pas privé du soutien exprimé par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et par le puissant ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble.