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La Côte d'Ivoire, 2e producteur mondial de la noix de cajou

Par Pierre Pinto

2e producteur mondial de noix de cajou, la Côte d’Ivoire se voit en acteur industriel du secteur. Objectif : transformer sur place la moitié de sa production d’ici 4 ans afin d’être moins dépendante des cours. Une industrialisation poussée par le gouvernement, et attendue de pied ferme par les producteurs qui y voient un facteur de stabilisation des prix et de la demande.

C’est quasiment un mantra « la Côte d’Ivoire veut transformer la moitié de sa production de noix de cajou d’ici 2023 ». Un leitmotiv encore martelé il y a quelques jours par Adama Coulibaly, le directeur général du conseil coton anacarde, de passage au Salon de l’agriculture à Paris. Aujourd’hui, environ 60 000 tonnes sont transformées en Côte d’Ivoire. C’est-à-dire moins de 8 % de la production totale. Le reste est exporté surtout vers l’Asie, et en particulier vers les usines indiennes et vietnamiennes. La Côte d’Ivoire produit beaucoup 761 000 tonnes l’an dernier. Elle compte encore accroître la cadence et prévoit pour 2019 une production de 800 000 tonnes. Mais la Côte d’Ivoire est trop dépendante des fluctuations de cours, sur lesquelles elle n’a pas la main.

En 2018, la campagne ivoirienne avait commencé avec des prix élevés. Et les cours se sont envolés. Mais la bulle a éclaté rapidement et les transformateurs ont gardé pas mal de stocks. D’où un démarrage plus mesuré cette année. Le prix bord champ en Cote d’Ivoire a été fixé à 375F le kilo. « Un début de campagne très difficile, nous confie un producteur de la Marahoué dans le centre du pays. Le prix annoncé n’est pas pratiqué. On est généralement 25 ou 50 F en dessous, mais on est bien obligé de vendre ajoute-t-il ».

Comme beaucoup d’industriels, l’usine située à côté de chez lui à Zénoula a fait de stocks et achète peu. Une deuxième est en construction dans la région. Les usines de transformation fleurissent en Côte d'Ivoire, attendues par les producteurs comme un facteur de stabilité de leurs prix de vente. A Yamoussoukro par exemple, la société singapourienne SG Agro prévoit d’ouvrir son site en juin prochain. Objectif 10 000 tonnes la première année. 50 000 dans 3 ans.

Les industriels bénéficient de mesures incitatives du gouvernement. Le gouvernement quant à lui bénéficie du soutien de la banque mondiale qui vient de lui octroyer un prêt de 200 millions de dollars pour développer et soutenir la filière anacarde.

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