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Le «scandale Facebook» pousse la société Cambridge Analytica à la faillite

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Le bâtiment abritant le siège de Cambridge Analytica dans le centre de Londres. REUTERS/Hannah McKay

La société Cambridge Analytica, accusée d'avoir siphonné les données privées de 87 millions d'utilisateurs de Facebook pour influencer les élections au profit des conservateurs américains et britanniques, se déclare en faillite. Ce mercredi, elle a annoncé dans un communiqué « la cessation immédiate de toutes ses activités ».


Avec notre correspondance en Californie, Eric de Salve

« Cambridge Analytica était le bébé de Steve Banon », selon Christopher Wylie, ancien directeur de recherche de la sulfureuse société. Celui par qui le scandale mondial est arrivé en mars dernier. Celui qui a alerté le New York Times et le Guardian sur le détournement des données privées de millions d'abonnés Facebook.

Selon cet analyste de 28 ans aux cheveux rouges, l'ancien proche conseiller d'extrême droite de Donald Trump avait en effet cofondé la branche américaine de Cambridge Analytica.

En 2016, la société britannique était prestataire de sa campagne. Elle est aujourd'hui accusée d'avoir siphonné les données privées de 87 millions d'utilisateurs Facebook pour élaborer un logiciel capable d'influencer le vote en faveur de Trump mais aussi des partisans du Brexit en Grande-Bretagne. Le nom de Cambridge Analytica est désormais associé au pire scandale qu'ait jamais connu Facebook. 

Le nom de Cambridge Analytica est désormais associé au pire scandale qu'ait jamais connu Facebook. 

Les caméras cachées de la télévision britannique lui avaient porté l'estocade en montrant son ancien PDG se disant prêt à piéger des hommes politiques rivaux de ses clients avec des prostitués pour les compromettre. La société avait déjà perdu la quasi-totalité de ses marchés et ce mercredi, elle n'a eu d'autre choix que de se déclarer en faillite immédiate.

Chronologie et chiffres clés