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Colombie Aéronautique Bolivie

Publié le • Modifié le

Le crash en Colombie serait dû à des erreurs humaines

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Le British Aerospace 146, qui transportait 81 personnes, s'est écrasée en Colombie, en pleine montagne, à près de 3300 mètres d'altitude, le 29 novembre 2016. REUTERS/Fredy Builes

En Colombie, l’accident d’avion de la compagnie bolivienne LaMia serait dû à une panne de carburant, selon les premiers résultats de l'enquête de l'Aviation civile. Pour les enquêteurs, à l'heure actuelle aucun facteur technique ne serait lié au drame, uniquement des erreurs humaines et de gestion. Le 28 novembre dernier, l'appareil avait percuté le flanc d'une montagne dans les environs de Medellin, en Colombie. L'accident a tué 71 personnes dont 19 footballeurs du club brésilien Chapecoense. Lors d'une conférence de presse à Bogota, les enquêteurs ont souligné les erreurs partagées à la fois par les pilotes, la compagnie aérienne LaMia et les autorités boliviennes.


Selon le secrétaire de la sécurité de l'Aviation civile colombienne, les pilotes de l'avion étaient conscients de leur manque de carburant mais n'ont lancé l'alerte que sept minutes avant l'impact, alors qu'un premier moteur s'arrête.

« La cause de l'accident est une panne de carburant, selon une feuille de route pour laquelle la quantité de combustible et l'autonomie de l'appareil RJ 85 n'étaient pas suffisants pour effectuer ce vol. Il y a donc bien eu des erreurs, puisque ni l'équipage ni l'avion n'avaient les autorisations pour voler à plus de 29 000 pieds », a indiqué le colonel Freddy Bonilla, lors d'une conférence de presse à Bogota.

En plus du manque de carburant, l'avion se retrouve en panne électrique totale, plus aucun de ses moteurs ne fonctionnent. L'appareil, déclaré par ses pilotes en urgence, disparaît brièvement des radars avant de réapparaître. Il entame sa descente pour atterrir, mais trop rapidement, et s'écrase contre le flanc de la montagne du Cerro Gordo à une vitesse d'environ 115 noeuds, soit 230 km/h.

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