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Publié le • Modifié le

Les jeux vidéo «made in Québec» à la conquête du monde

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Un adepte de jeux vidéo en ligne dans un cybercafé à Séoul (photo d'illustration). Jean Chung/Bloomberg via Getty Images

Trois studios indépendants de jeux vidéo de la ville de Québec viennent de remporter le gros lot. Leur création va être bientôt distribuée sur la console mobile Switch de Nintendo, leur donnant ainsi accès à des millions d’utilisateurs dans le monde. Il faut dire que le Québec se démarque dans l’univers de la création du jeu vidéo.


De notre correspondante à Québec,

L’histoire de cette industrie remonte à une vingtaine d’années, lorsque le gouvernement québécois de l’époque a décidé d’accorder des avantages fiscaux importants aux studios de création. Cela a incité l’entreprise française Ubisoft à s’établir au Canada, d’abord à Montréal puis à Québec. Le studio de développement montréalais se classe d’ailleurs comme le plus important au monde pour le nombre d’employés, avec près de 4 000 personnes qui planchent notamment sur le jeu multijoueurs Assassin's Creed et plusieurs de ses dérivés.

À côté de ces géants, on retrouve de plus en plus de petits indépendants. Près de 150 d’entre eux ont d’ailleurs formé une guilde pour unir leurs forces. Un mouvement assez unique au monde. Au sein de ce regroupement, on retrouve Bishop Game à Québec, dont le jeu Light Fall sera disponible dès la mi-avril sur le magasin en ligne de Nintendo Switch.

Créativité

Bishop Game, c’est une équipe de 5 personnes entassées dans un petit bureau à Québec. Cependant, ils ont la chance de faire partie d’un incubateur d’entreprises qui les aide à naviguer dans l’industrie. Lors d’une rencontre entre développeurs de jeux et distributeurs aux États-Unis, ils ont rencontré Nintendo, à la recherche de nouvelles créations.

Il faut dire que les consommateurs veulent toujours plus de nouveautés, surtout originales. Et les grands studios, qui ont des frais de fonctionnement très élevés, ont souvent tendance à moins prendre de risques. Leurs nouveaux jeux ont souvent tendance à ressembler à leurs précédents succès.

Qualité et proximité

Pour autant, les jeux développés par les indépendants québécois n'ont pas forcément de caractéristiques communes, hormis leur grande qualité. Light Fall s’inspire par exemple des jeux de poursuite, mais avec un décor et une esthétique très léchés et un système de cube qui suit le joueur et l’aide à progresser. Sabotage, lui, verse dans la nostalgie avec The Messenger, en replongeant les joueurs dans le graphisme des années 1980, 1990, mais avec des moyens modernes.

En revanche, ce qui distingue peut-être ces studios indépendants, c’est leur grande proximité. Chaque semaine, ces concurrents potentiels se réunissent pour discuter de leurs créations. Les uns et les autres parlent des avancées de leur projet, n’hésitant pas à les critiquer. Un exercice très profitable selon l'un des membres de Bishop Game qui a l’impression de bénéficier du soutien d’une communauté pour créer des jeux vraiment originaux.