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Publié le • Modifié le

Journée sans Facebook ou la déconnexion impossible

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La page d'accueil de Facebook AFP PHOTO/Nicholas KAMM

Difficile d’imaginer une journée entière sans consulter son fil d’actualité, sans « liker », sans partager une photo ou poster un article sur le premier réseau social du monde. C’est pourtant l’occasion de mesurer notre cyber dépendance pendant cette journée internationale qui, depuis 2010 et chaque 28 février, nous invite à se passer de Facebook.


C’est une journée qui risque de mettre à vif nos petits nerfs de geek. Arrêter de distribuer des clics et des « j’aime » à tous ses amis pendant 24h ? « Même pas cap ! » indiquaient sur leur page Facebook les promoteurs de l’évènement dont l’objectif principal est de lutter contre notre addiction aux réseaux sociaux.

Les Français, par exemple, passent en moyenne 1h23 par jour à papoter par réseau interposé, mais bien moins que les Philippins avec 4 heures par jour et par utilisateur, selon la dernière édition du Rapport Mondial Digital. Cette overdose de surf social ne profite qu’à la firme américaine de Mark Zuckerberg, estime Thomas Fauré, fondateur de Whaller, une plateforme européenne de réseaux sociaux privatifs, basée sur le respect de nos données privées.

Seize milliards de bénéfice pour Facebook

Les promoteurs de la journée dénoncent également une avalanche « de pubs intrusives » sur le réseau social. Une manière de rappeler que Facebook doit tout à ses 2 milliards d’abonnés. Aujourd’hui, la firme empoche comme revenus publicitaires 4 dollars 75 en moyenne par utilisateur, soit environ 16 milliards d’euros de bénéfice net l’an dernier.

Le « boycott » symbolique organisé aujourd’hui ne vise pas uniquement l’entreprise de Mark Zuckerberg, mais s’adresse aussi aux GAFAM, c’est-à-dire Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft qui partagent la même philosophie : quand le service est gratuit, c’est vous le produit.

Cependant, si le mot d’ordre ce 28 février est « débranche tout ! Revenons à nous », comme l’interprétait la regrettée France Gall, il est à craindre que cette journée de déconnexion, comme les années précédentes, se révèle mission impossible pour la plupart des drogués aux médias sociaux que nous sommes devenus.