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Russie Facebook Réseaux sociaux

Publié le • Modifié le

Ingérences russes: Facebook, les faux comptes russes et l'usine à trolls

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Une enquête interne menée par Facebook a montré que des centaines de faux comptes probablement opérés depuis la Russie ont été utilisés pour acheter des publicités afin de nourrir des tensions politiques aux Etats-Unis. ©REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/File Photo

Des comptes Facebook ont-ils été créés spécialement en Russie, pour influencer les électeurs américains durant la campagne présidentielle de 2016 ? Cette question, ce sont les dirigeants du réseau social eux-mêmes qui se la posent à l’issue d’une enquête interne, rendue publique la semaine dernière par Facebook.


De notre correspondant à Moscou,

La Russie est de nouveau pointée du doigt, de nouveau accusée d’avoir voulu influencer la campagne électorale américaine. C’est du moins ce que semble indiquer les résultats de cette enquête interne menée par Facebook. Selon le réseau social, ce sont plus de 400 comptes qui auraient été créés spécialement pour « polluer » le débat public aux Etat-Unis. Ces faux comptes, une fois créés, permettaient de publier des annonces publicitaires sur le réseau social - ces annonces ayant ensuite pour fonction d’amener les internautes à lire de fausses informations.

Disséminer la propagande sur les réseaux sociaux

Facebook précise tout de même que ces pages et ces faux profils ne ciblaient pas directement la campagne électorale et les deux candidats, Hillary Clinton et Donald Trump. Selon les résultats de l’enquête rendus publics par Facebook, ces messages ciblaient non pas des personnes spécifiques, mais des thèmes sociaux et politiques susceptibles d’exacerber les divisions politiques aux Etats-Unis : immigration, port d'armes ou encore divisions raciales. Facebook précise que ces comptes ont été fermés et que selon ses conclusions, ils avaient un lien direct ou indirect avec la Russie. Et un lien en particulier avec une entité basée à Saint-Pétersbourg, déjà pointée du doigt à plusieurs reprises par le passé dans ce genre d’affaires.

L’Internet Research Agency, agence célèbre de désinformation russe

Selon un responsable de Facebook cité par le Washington Post, il s’agirait de la tristement célèbre Internet Research Agency, plus connue sous le sobriquet « usine à trolls ». Cette entité est accusée d’avoir employé plusieurs centaines de personnes chargées de poster des commentaires sur les réseaux sociaux à des fins de propagande. Rien d’étonnant donc de voir cette agence citée dans cette affaire, même si Facebook reconnaît ne pas être en mesure de confirmer son implication de manière indépendante. Facebook estime en revanche que c’est bien depuis la Russie que ces comptes étaient opérés…

Les autorités russes ont démenti toute implication dans cette affaire : « Nous n’avons jamais entendu parler de cela », a ainsi déclaré la semaine dernière le porte-parole de la présidence russe. « Nous ne savons rien à ce sujet », a-t-il ajouté. « Moscou ne devrait pas être associé à ces histoires sur Facebook », a conclu DmitrI Peskov.

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