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«Too Good To Go», l'application anti-gaspillage alimentaire

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Outre son impact sur la nature, le gaspillage alimentaire représente une perte économique d'environ 750 milliards de dollars chaque année (photo d'illustration : le marché de Rungis) Myrabella/Wikimedia Commons

La lutte contre le gaspillage alimentaire s’organise avec le développement d’applications pour smartphones comme OptiMiam, Partage ton frigo, Hop Hop Food, ou encore Zéros-Gâchis. L’une des plus récentes, qui se nomme « Too Good To Go » c’est-à-dire « trop bon pour être jeté », connecte des commerçants de bouche et des consommateurs.


Le gaspillage alimentaire dans le monde s’élève à 1,3 milliard de tonnes par an, soit environ un tiers de la production totale de la nourriture destinée à la consommation humaine, selon le dernier rapport de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Hormis une perte économique directe estimée à 750 milliards de dollars chaque année, ce gâchis monumental contribue au dérèglement du climat, consomme inutilement de l’eau, appauvrit les terres et détruit la biodiversité. « Tous coupables et tous responsables d’un gaspillage alimentaire généralisé », résume Mathilde Iweins, spécialiste des ressources naturelles sur le site web de la FAO.

« Tout le monde est concerné, le Nord comme le Sud. Dans les pays du Sud, on s’aperçoit que les denrées sont plutôt gâchées au tout début de la chaîne alimentaire, donc au champ et juste après le champ. Alors que dans les pays plus développés, c’est plus au niveau du consommateur. »

Selon l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’Ademe, pas moins de 10 millions de tonnes de nos produits consommables par an finissent directement à la poubelle.

Surplus et invendus à petits prix

« Qui jette un œuf, jette un bœuf ! » a estimé en 2015 Lucie Basch, la jeune créatrice de l’application pour mobile « Too Good To Go », c’est-à-dire « trop bon pour être jeté ». Son concept, qui a vu le jour au Danemark, a séduit la Norvège, le Royaume-Uni, la Suisse, l’Allemagne et depuis plus d’un an, tente de s’implanter en France. Le principe de l’application est simple : grâce à la géolocalisation, boulangeries, restaurants, traiteurs, primeurs vendent au moment de la fermeture leurs surplus de nourritures à des prix très réduits.

« L’idée c’est qu’en réduisant le gaspillage alimentaire, on crée de la valeur économique. Donc finalement, tout le monde est gagnant. Le commerçant qui va récupérer de l’argent au lieu de jeter ses produits, l’utilisateur qui va payer un tout petit prix. Et de permettre aux petits volumes d’invendus d’être quand même récupérés. Dès le début, on a tenu à aller dans un maximum de villes et on continue encore aujourd’hui à ouvrir de nouvelles villes chaque semaine. »

Lucie Basch se défend par ailleurs de faire concurrence aux associations alimentaires caritatives, estimant plutôt compléter leur travail et de permettre ainsi aux petits volumes d'invendus, jamais récupérés par les associations, de se retrouver dans une assiette et pas dans une poubelle. Par ailleurs, Too Good To Go permet à tous ses utilisateurs de donner 2€ à travers l’application afin d’offrir un repas à une personne dans le besoin.