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Qatar Arabie saoudite

Publié le • Modifié le

L’isolement du Qatar se prolonge sur les réseaux sociaux

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Vue aérienne de Doha, la capitale du Qatar. Getty Images Flickr/Omar Chatriwala

Depuis un mois, l’Internet arabe est le théâtre d’une guerre virtuelle qui oppose l’Arabie saoudite, l’Egypte, les Emirats et le Bahreïn au Qatar. Une guerre des réseaux qui vient s’ajouter au boycott dont fait l’objet Doha. Une guerre déséquilibrée.


De notre correspondant au Caire,

D’abord, un état des lieux. Le Qatar fait face aux deux superpuissances arabes sur le Net : l’Egypte et l’Arabie saoudite. Début 2017, l’Egypte avait dépassé les 33 millions de comptes sur Facebook, l’Arabie saoudite 18 millions et les Emirat 8 millions. Le Qatar, lui, n’en était qu’à deux millions de comptes. Soit un rapport de force de trente contre un.

L’infériorité du Qatar sur Twitter est moins flagrante mais reste de un à vingt. L’Arabie saoudite arrive en tête sur ce réseau social avec près de deux millions de comptes, suivie de près par l’Egypte. Le Qatar ne totalisait que 200 000 comptes Twitter début 2017. En revanche, le retard du Qatar est beaucoup moins prononcé sur YouTube grâce à ses chaînes de télévisions : al-Jazeera pour l’info et beIN pour le sport.

Ce rapport de force est d'importance, tant les échanges sont véhéments. Le Qatar est accusé de soutenir le terrorisme et ses adversaires d’être des dictateurs. Sur Facebook et Twitter, par exemple, on ne compte plus le nombre de publications désignant le Qatar comme le commanditaire de l’attaque terroriste qui a fait une vingtaine de morts parmi les militaires égyptiens la semaine dernière dans le Nord-Sinaï.

Pour l’Arabie saoudite, ce sont les récents soubresauts dans l’ordre de succession monarchique qui sont désignés. Et comme toujours, tout le monde accuse son adversaire d’être l’allié de « l’ennemi israélien ».

Blocages et attaques informatiques

Mais cette guerre virtuelle n’est pas uniquement menée par les internautes. Les gouvernements interviennent aussi. Les autorités du Qatar et des pays voisins ont commencé, depuis un mois, par bloquer les sites jugés hostiles en dressant des pare-feux. Pas question d’accéder, par exemple, à certains sites d’information ou de journaux en ligne. On surveille aussi l’activité sur le Net grâce à des logiciels aussi sophistiqués que coûteux.

Et même si tout le monde dément en être responsable, des attaques sporadiques de « hackeurs » sont lancées contre les sites adverses. Un piratage qui paralyse momentanément les sites ou qui les inonde de messages hostiles.

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