rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti

Sports Cyclisme France

Publié le • Modifié le

Le Tour de France 2019 prend de la hauteur pour les 100 ans du Maillot jaune

media
Geraint Thomas, vainqueur du Tour de France 2018. REUTERS/Stephane Mahe

Le Tour de France 2019 qui s’élancera de Bruxelles le 6 juillet pour arriver à Paris le 28 juillet rendra hommage au 50e anniversaire de la première victoire d’Eddy Merckx. Au total, sur les 3460 kilomètres proposés par l’organisation, pas moins de 30 montées seront à escalader. Un record dans l’histoire du Tour qui fête aussi le centenaire du Maillot jaune lors de cette 106e édition.


Le Tour de France 2019 fêtera les 100 ans du Maillot jaune, la célèbre tunique portée par le leader et le vainqueur final de la course. Et pour cet anniversaire, les organisateurs ont voulu prendre de la hauteur en traçant un parcours d’exception, avec sept cols à plus de 2000 mètres. Un vrai  grimpeur devrait être sur la plus haute marche du podium. Mais il ne sera certainement pas de la trempe du grand Eddy Merckx, le plus grand cycliste de tous les temps, l’homme aux cinq Tours de France, cinq Tours d'Italie et aux dix-neuf « monuments* » dont on fêtera à Bruxelles, pour le grand départ, les 50 ans de sa première victoire dans la Grande boucle.

Le Tourmalet comme point d'orgue ?

« C’est un monsieur d’exception (34 étapes sur le Tour de France, NDLR). Il est le plus grand symbole du Maillot jaune. Pour lui rendre hommage on voulait un Tour avec des sommets emblématiques », avance Christian Prudhomme, le directeur du Tour. « Tout cela devrait peser dans les organismes. On ira même jusqu’à 2770 mètres dans l’Iseran ! », assure de son côté Thierry Gouvenou, en charge du tracé.

« La montée qui devrait créer le plus d’écart entre les coureurs sera certainement celle du Tourmalet (le 20 juillet). Elle sera placée sur une étape courte, et c’est surtout une arrivée mythique », confie Thierry Gouvenou.

Si le Tourmalet fait largement partie de l’histoire du Tour, pour avoir été le premier col de haute montagne à être gravi en 1910, il sera juge de paix pour la troisième fois. En 2010, le Luxembourgeois Andy Schleck s'était imposé dans les Pyrénées. En 1974, le Français Jean-Pierre Danguillaume avait triomphé alors qu’Eddy Merckx était en route pour sa cinquième victoire dans le Tour.

Trois journées marathon dans les Alpes

Les Alpes seront aussi au programme avec trois journées marathon juste avant le finale sur les Champs-Elysées. Le 25 juillet, on retrouvera les grands classiques du Tour de France avec le Col de Vars, l’Izoard et le Galibier. Ensuite, le parcours proposera deux étapes plus courtes avec, par exemple, la montée de Tignes.

Mais il ne faudra pas négliger la moyenne montage avec, pour commencer, La Planche des Belles Filles dans les Vosges, en première semaine le 11 juillet (6e étape). Lors des trois précédentes arrivées, Chris Froome, Vincenzo Nibali et Fabio Aru avaient levé les bras (2012, 2014 et 2017). « Le nom de cette montée sonne bien, cet endroit va devenir un classique du Tour de France. A chaque fois, nous avons eu des grands vainqueurs », avance Thierry Gouvenou. Juste avant l’arrivée, il faudra gravir le Ballon d’Alsace. Le Massif central tiendra aussi son rôle. Sur les 170 kilomètres entre Saint-Etienne et Brioude (14 juillet), les montées « casse pattes » pourraient être piégeuses.

Sur les cinq arrivées au sommet de cette édition, trois seront au-delà des 2000 mètres d’altitude. Val Thorens et ses trente-trois kilomètres de pente seront la dernière difficulté. Entre le Tourmalet et Val Thorens, il n’y aura qu’une semaine et il faudra que les coureurs digèrent cinq étapes de montage sur les sept dernières journées. Un sacré programme pour fêter le centenaire du Maillot jaune que 266 coureurs ont endossé jusqu’à présent.

*Milan-San Remo,Tour des Flandres, Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et Tour de Lombardie.


 Les étapes :
   
6 juillet: 1re étape Bruxelles - Bruxelles, 192 km
7 juillet: 2e étape Bruxelles Palais Royal - Bruxelles Atomium, 27 km (contre-la-montre par équipes)
8 juillet: 3e étape Binche (Belgique) - Epernay, 214 km
9 juillet: 4e étape Reims - Nancy, 215 km
10 juillet: 5e étape Saint-Dié-des-Vosges - Colmar, 169 km
11 juillet: 6e étape Mulhouse - La Planche des Belles Filles, 157 km
12 juillet: 7e étape Belfort - Chalon-sur-Saône, 230 km
13 juillet: 8e étape Mâcon - Saint-Etienne, 199 km
14 juillet: 9e étape Saint-Etienne - Brioude, 170 km
15 juillet: 10e étape Saint-Flour - Albi, 218 km
16 juillet: repos à Albi
17 juillet: 11e étape Albi - Toulouse, 167 km
18 juillet: 12e étape Toulouse - Bagnères-de-Bigorre, 202 km
19 juillet: 13e étape Pau - Pau, 27 km (contre-la-montre individuel)
20 juillet: 14e étape Tarbes - Tourmalet, 117 km
21 juillet: 15e étape Limoux - Foix Prat d'Albis, 185 km
22 juillet: repos à Nîmes
23 juillet: 16e étape Nîmes - Nîmes, 177 km
24 juillet: 17e étape Pont du Gard - Gap, 206 km
25 juillet: 18e étape Embrun - Valloire, 207 km
26 juillet: 19e étape Saint-Jean-de-Maurienne - Tignes, 123 km
27 juillet: 20e étape Albertville - Val Thorens, 131 km
28 juillet: 21e étape Rambouillet - Paris Champs-Elysées, 127 km


Chronologie et chiffres clés