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Football Coupe du monde 2018 Russie Sports

Publié le • Modifié le

Football: une belle Coupe du monde 2018 sur le plan sportif

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Lors du quart de finale de Coupe du monde 2018, Russie-Croatie. REUTERS/Carl Recine

D’un point de vue purement sportif, la Coupe du monde 2018 a offert une belle publicité à une Fédération internationale de football (FIFA) à l’image écornée par de multiples scandales ainsi qu'au pays-hôte, la Russie. Surprises, émotions, polémiques : les amateurs de ballon rond n’ont pas eu à se plaindre, du 14 juin au 15 juillet. Bilan footballistique.


La Coupe du monde 2018 de football (14 juin-15 juillet) aura été pleine de surprises, avec deux équipes majeures absentes du tournoi (Italie et Pays-Bas), un tenant du titre (Allemagne) éjecté dès le premier tour et deux nations-phares (Brésil, Argentine) sorties avant les demi-finales. La finale France-Croatie (4-2), inédite, a aussi offert son lot de sensations fortes.

Beaucoup de buts et de spectateurs

Avec 169 buts marqués en 64 matches, le Mondial 2018 aura par ailleurs été un des plus spectaculaires, depuis que 32 équipes disputent la phase finale, c’est-à-dire depuis vingt ans. Seules les éditions 1998 et 2014 ont été plus prolifiques avec 171 réalisations. Les spectateurs venus en Russie en ont donc eu pour leur argent, la plupart du temps, puisque une seule rencontre – Danemark-France – s’est achevée sur un score de 0-0.

Au total, un tout petit peu plus de 3 millions de personnes ont garni les stades  russes (3 031 768 spectateurs). C’est moins qu’au Brésil en 2014 (3 429 873), en Afrique du Sud en 2010 (3 178 856) ou en Allemagne en 2006 (3 359 439). Mais c’est nettement mieux qu’au Japon/Corée du Sud en 2002 (2 706 417) en ou en France en 1998 (2 775 400). Et ce n’était pas gagné. Car, de fait, les Russes ne sont pas des mordus de foot… Le beau parcours de leur équipe nationale, éliminée en quart de finale par celle de Croatie, a suscité un engouement progressif autour d’un événement d’abord accueilli avec une bienveillance polie.

Un football européen dominateur

Les Russes ont ainsi vu déferler des centaines de milliers de touristes, dont beaucoup de Sud-Américains, Argentins, Mexicains et Colombiens en tête. Mais, à la fin, ce sont les Européens qui ont fait la fête. Comme en 1934, 1966, 1982 et 2006, les demi-finales ont en effet été 100% européennes, avec France-Belgique et Croatie-Angleterre cette année. Ce n’est pas totalement une surprise puisque les nations du Vieux Continent se taillent généralement la part du lion lorsque la compétition a lieu sur leur sol.

La prochaine édition, la Coupe du monde 2022 au Qatar, changera-t-elle la donne ? L’Asie a sauvé l’honneur avec la participation du Japon aux huitièmes de finale, de même que la zone CONCACAF [1] avec le Mexique. Mais, une fois n’est pas coutume, seule l’Amérique du Sud a été en mesure de rivaliser avec l’Europe, le Brésil et l’Uruguay atteignant les quarts de finale.

Un foot africain en souffrance

Pour l’Afrique, en revanche, cette Coupe du monde 2018 aura été un calvaire. Cela a commencé symboliquement avec la lourde défaite du Maroc face au trio Etats-Unis-Canada-Mexique pour l’attribution de l’organisation de la Coupe du monde 2026. Un échec qui s’est prolongé sur le terrain avec zéro équipe qualifiée pour le deuxième tour du tournoi, une première depuis 1986. Un revers d’autant plus grand que deux sélections africaines (Algérie et Nigeria) avaient atteint les huitièmes de finale du Mondial 2014.

Les équipes d’Egypte, de la Tunisie et du Maroc ont été éliminées ou presque dès leur deuxième rencontre du premier tour. Quant aux Nigérians et aux Sénégalais, ils ont manqué d’expérience pour franchir le cap, malgré de belles promesses.

L’arbitrage fait toujours polémique, vidéo ou pas

Cette déroute serait en partie imputable à un arbitrage partial et défavorable, selon des fans et spécialistes du football africain. Pour la première fois, la vidéo était utilisée en phase finale de Mondial et elle n’a pas vraiment aidé la sélection marocaine, notamment

Penalty ou pas penalty ? Faute ou pas faute ? Le VAR (video assistant referee) n’a pas empêché certaines erreurs et surtout les (nombreuses) polémiques. Bonne nouvelle néanmoins : l’usage de ce nouveau système n’a pas cassé le rythme des matches et a même généré une nouvelle dramaturgie, le public attendant fébrilement chaque verdict de l’arbitre.

[1] Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes.

Chronologie et chiffres clés