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Publié le • Modifié le

Mondial 2018: Didier Deschamps, le porte-bonheur français

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Didier Deschamps entouré de ses adjoints. REUTERS/Kai Pfaffenbach

Didier Deschamps a remporté la Coupe du monde 2018 en tant que sélectionneur ce dimanche 15 juillet à Moscou. Vingt ans plus tôt, il l’avait soulevée au Stade de France comme joueur et capitaine des Bleus. Il entre dans la légende aux côtés du Brésilien Mario Zagallo et de l'Allemand Franz Beckenbauer en gagnant la Coupe du monde comme joueur et entraîneur.


De notre envoyé spécial à Moscou,

Didier Deschamps a longtemps discuté avec les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron au moment de la remise des trophées de la Coupe du monde 2018. Leur donnait-il des conseils sur comment conquérir le monde ? Une chose est sûre: le sélectionneur de l'équipe de France en aura de belles à raconter sur la manière de construire un groupe et l'amener au sommet contre vents et marées tout en étant un homme (presque) ordinaire.

Qui se souvient du dernier tweet de Didier Deschamps ? Personne. Normal, le sélectionneur des Bleus est un homme simple, qui n’a pas besoin de se mettre en valeur à travers les réseaux sociaux. Il n’est pas non plus du genre à courir les plateaux de télévision, mis à part occasionnellement ceux de TF1, partenaire officiel de l’équipe de l’Equipe de France. Didier Deschamps a un maitre-mot: la discrétion.

Le père tranquille

Son image ? « Ça n'a pas d'emprise sur moi, je ne suis pas très... pas vraiment... même pas du tout attaché à mon image », avait lâché DD lors d’une conférence de presse en Russie. « Didier Deschamps est du genre à passer le mois d’août à Concarneau, tranquille en famille », raconte Jean-Philippe Bouchard, qui a lui consacré un ouvrage, Dans la tête de Didier Deschamps (Solar Edition). On se souvient avoir rencontré le sélectionneur champion du monde par hasard dans un aéroport en région où il se faisait le plus discret possible.

Si devant un micro Didier Deschamps maîtrise très soigneusement ses propos et refuse de s’expliquer sur ses choix, en réalité, l’homme est obsédé  par une seule chose : la victoire. « Deschamps ne répond jamais à la critique. Il reste ouvert lorsqu’il considère que c’est honnête. Mais il ne supporte pas la malhonnêteté », pointe Jean-Philippe Bouchard.

Un travailleur acharné

De la Juve à l’équipe de France, en passant par Monaco et l’OM, Deschamps est resté ce travailleur acharné. A la tête des Bleus, il est constamment en contact avec tous les entraîneurs et est capable de savoir ce que font ses joueurs à tout moment. Il œuvre dans la discrétion, entouré de son staff qu’il n’oublie jamais de remercier. Lorsqu’il a quitté l’OM, il avait acheté une montre de luxe à tout le « petit » personnel. A Marseille, on n’avait jamais vu ça. Et il ne s’est jamais vanté du geste.

Didier Deschamps est devenu au Mondial 2018 le premier sélectionneur de l'équipe de France à guider les Bleus vers deux finales consécutives de grands tournois, un exploit déjà réalisé comme capitaine à la fin du siècle dernier. L'enchaînement 1998-2000 avait déjà été glorieux pour lui, avec le premier sacre français au Mondial puis le second Championnat d'Europe, après celui de la génération Platini en 1984.

La culture de la gagne

En Russie, l’ancien capitaine des Bleus, surnommé « la Dèche », un sobriquet qui ne restitue pas vraiment le palmarès grandiose du bonhomme en tant que joueur, aussi bien en équipe nationale qu'avec la Juve, est allé au bout du rêve. Lorsqu’il perd la finale de l’Euro en 2016, il n’attend même pas de descendre du podium pour retirer sa médaille. Les rescapés de 2016 que sont Lloris, Kanté, Matuidi, Giroud, Griezmann et Pogba savaient que pour Deschamps, aucune autre issue n’était possible. « Une finale, cela se gagne, oui. Parce que celle qu'on a perdue il y a deux ans, on ne l'a toujours pas digérée », avait-il déclaré dès le coup de sifflet final, alors qu'il était encore sur la pelouse de Saint-Pétersbourg, après le match face à la Belgique.

Le milieu défensif était déjà entré dans l'histoire du foot français en étant, en 1993, le capitaine de la première équipe française à remporter la Ligue des champions, Marseille contre l'AC Milan en finale (1-0). A 49 ans, il entre définitivement au Panthéon du football français et même mondial en gagnant la Coupe du monde comme joueur et entraîneur comme le Brésilien Mario Zagallo et l'Allemand Franz Beckenbauer.

Pourtant, le parcours n'a pas toujours été aisé pour Didier Deschamps qui était proche de la sortie avant le barrage retour du Mondial 2014 face à l’Ukraine (victoire 3-0). Ne jamais plier restera la marque de fabrique de « DD ».

Chronologie et chiffres clés