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Tour de France 2018 Cyclisme

Publié le • Modifié le

Tour de France : Gaviria, le bleu qui rêve en vert

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Fernando Gaviria (droite) s'impose à Sarzeau devant Peter Sagan (gauche) et André Greipel (centre). REUTERS/Benoit Tessier

Fernando Gaviria a remporté à Sarzeau la 4e étape du Tour de France 2018, la deuxième depuis le départ pour le Colombien, néophyte sur l’épreuve. Il se place plus que jamais comme le grand rival de Peter Sagan dans la conquête du maillot vert du classement par points.


Mardi, entre La Baule et Sarzeau, dans une étape longue de 195 kilomètres, le peloton a longtemps attendu son quatre heures. Il faut dire que les quatre hommes de l’échappée du jour – les Belges Clayes et Van Keirsbulck et les Français Cousin et Perez – se sont montrés plutôt durs à cuire.

A la faveur d’une chute survenue au cœur du peloton dans la dernière heure de course, les fuyards ont fait repasser à trois minutes une avance qui avait fondu comme du beurre sur une galette bretonne. Et à 20 bornes de la ligne, la troupe n’avait repris qu’une petite minute…

Chez les Quick-Step, l’équipe du Colombien Fernando Gaviria, nouvelle pépite du sprint mondial déjà vainqueur de la première étape, on se mit à mouliner à en faire monter une mayonnaise en tête de peloton. Mais une nouvelle chute massive, à 4,7 km du but cette fois, redonna un dernier espoir aux fuyards.

Attila du sprint

Mais comment résister à ce ban de poissons-pilotes qui, le long du golfe du Morbihan, se sentait pousser des nageoires pour filer vers la victoire ? Van Keirsbulck fut le dernier à s’incliner, sous la flamme rouge tout de même. On avait assez répété que cette étape s’achèverait au sprint pour ne pas s’étonner du scénario...

A l’approche des 250 derniers mètres, Peter Sagan prit l’aspiration de Gaviria, mais c’est le maillot rouge d’André Greipel qui surgit de loin au bon moment pour couper l’herbe sous les roues du nouvel Attila du sprint. On pensa un moment que le vétéran allemand allait s’imposer, deux ans après sa dernière victoire dans le Tour. C’était sans compter sur la fraîcheur et la puissance de Gaviria qui, dans les tout derniers mètres, finit par s’imposer sans discussion possible.

Peter Sagan, en terminant deuxième, sauva son maillot vert pour une place. Mais pour combien de temps ? Sur le podium protocolaire, le triple champion du monde arborait un sourire forcé. Il a bien compris que Gaviria n’était pas un feu de paille. Plutôt un pétard prêt à lui exploser à la figure !