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Coupe du monde 2018 Football Sports Portraits Coupe du monde 2018

Publié le • Modifié le

Mondial 2018: Thibaut Courtois, ange gardien belge

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Thibaut Courtois après la victoire de la Belgique face au Brésil, le 6 juillet 2018. REUTERS/Sergio Perez

La Belgique, qui sera opposée à la France mardi 10 juillet à Saint-Pétersbourg lors des demi-finales du Mondial en Russie, aura notamment pour atout son gardien Thibaut Courtois. Le portier qui officie à Chelsea en Premier League a été décisif lors du quart de finale face au Brésil. Portrait.


De nos envoyés spéciaux en Russie,

Avec sa silhouette longiligne (1,99 m), face au Brésil à Kazan, Thibaut Courtois est devenu le gardien qui aura fait le plus d’arrêts au cours d’un Mondial. Le portier de Chelsea a été décisif à neuf reprises. Grâce à lui, les Diables Rouges sont dans le dernier carré.

Latéral gauche à 8 ans

Courtois a choisi le foot. Pourtant, sa famille se passionnait pour le volley-ball : sa sœur est internationale belge. Le gamin a lui évolué latéral gauche à Genk, repéré dès l’âge de 8 ans. Quatre années plus tard, il enfile les gants pour ne plus les quitter.

Avec un premier match professionnel à 16 ans dans le championnat Belge et premier titre de champion deux années plus tard, l’histoire s’enchaîne à la vitesse d’un éclair. Il quitte le « plat pays » pour Chelsea et le club anglais le prête en Espagne. Avec l’Atlético Madrid, Courtois remporte une Ligue Europa en 2012 et un titre de Meilleur gardien de Liga en 2013. En 2014, il est Champion d’Espagne et finaliste de la Ligue des champions. Ensuite, c’est le retour en Premier League, de l’autre côté de la Manche où il rafle deux titres de Champions d’Angleterre avec Chelsea.

Pointé du doigt pour ses prestations avec les Blues cette saison, Thibaut Courtois est revenu sur les griefs à son encontre : « Cette année, j'ai été critiqué injustement, j'ai montré à nouveau qui je suis et pourquoi je suis ici. C'est un rêve de gamin de jouer une Coupe du Monde ».

Une envergure impressionnante, difficile à battre sur les côtés

« C’est un rempart difficile à tromper, il est très bon dans cette Coupe du monde. Il a une envergure impressionnante et il est difficile à battre sur les côtés. En plus, la défense belge est solide devant lui. Il va falloir réussir à percer cette muraille », avance aujourd'hui l’attaquant français Olivier Giroud à propos de celui qui avait eu du mal à digérer l’élimination de la Belgique en quarts de finale de l’Euro en 2016.  Ce qui lui avait valu de dire tout le bien qu’il pensait du sélectionneur de l’époque, Marc Wilmots !

« C’est un gars intelligent qui parle les deux langues nationales en Belgique. Son père est francophone et sa mère néerlandophone. Il dit les choses telles qu’il les ressent et qu’il les pense », raconte Ebi Brouzakis, journaliste à la RTBF. « Il réalise la Coupe du monde parfaite, même s’il a été un peu hésitant sur une action face au Brésil. Son rôle est très important par rapport à la défense. C’est pour cela qu’il joué tous les matches, pour ne pas briser le lien », ajoute-il.

« Pour trouver un défaut dans son caractère, je dois chercher. Et je n'y arrive pas », disait à So Foot Roland Breugelmans, directeur de la formation du KRC Genk, qui a couvé Thibaut Courtois. Selon Ebi Brouzakis, Courtois est avant tout un « leader technique ».

Très tôt, la Belgique a découvert qu’elle tenait un grand portier, aussi bien par la taille que par le talent. Certainement, l’héritier de Michel Preud'homme, élu Meilleur gardien du monde en 1994.