rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Macron sur l'Allemagne: la France n'a «pas intérêt à ce que ça se crispe»
  • Le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, attendu jeudi en Russie (Kremlin)
  • Dopage dans le cyclisme: Bernard Sainz, surnommé «docteur Mabuse», placé en garde à vue (proche enquête)
  • Ordonnances: pour Philippe Martinez (CGT), une cinquième manifestation contre la réforme du Code du travail n'est «pas exclue» (CNews)
  • Kenya: la Cour suprême rejette les recours à l'unanimité et valide la réélection d'Uhuru Kenyatta
  • Environ 300 femmes et enfants de jihadistes étrangers capturés à Mossoul transférés vers Bagdad (responsable)
  • Etats-Unis: le tueur psychopathe américain Charles Manson est mort à l'âge de 83 ans (médias)
  • Migrations: la France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR (Ofpra)
  • Auchan s'allie au géant chinois du commerce électronique Alibaba pour développer le commerce physique et numérique en Chine
  • La chef de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini juge «très encourageantes» les discussions sur le retour des réfugiés rohingyas

Tennis Sports

Publié le • Modifié le

Bernard Giudicelli: « Le tennis peut révéler des talents en Afrique»

media
REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le 7 juin, la Fédération française (FFT) compte lancer un projet de développement du tennis en Afrique subsaharienne francophone. Bernard Giudicelli, le président de la FFT, espère ainsi permettre à davantage de jeunes Africains d’évoluer au haut-niveau. Interview.


RFI : Bernard Giudicelli, le 26 avril, vous avez évoqué une aide de la Fédération française de tennis (FFT) au développement du tennis africain. En quoi va consister concrètement cette aide ?

Bernard Giudicelli : Dans un premier temps, ça va consister à mettre autour d’une table les présidents de fédérations d’Afrique subsaharienne francophone pour leur expliquer notre objectif. On souhaite en effet mettre en place un dispositif pour développer la pratique du tennis sur terre battue, dans ces pays. On souhaite également créer ou construire un centre avec des courts en terre battue, qui servirait à la fois aux fédérations concernées mais aussi à des stages regroupant notre élite de jeunes.

Dans quel pays ce centre va-t-il être construit ?

On a quelques idées mais on va quand même attendre la réunion du 7 juin avec les présidents des fédérations concernées pour échanger et déterminer les modalités de réalisation de ce centre.

Des instances comme la Confédération africaine de tennis (CAT) seront-elles impliquées dans ce programme ?

On ne va pas directement communiquer avec la CAT que je connais bien et dont le président est un ami à moi [le Tunisien Tarak Cherif, Ndlr]. Notre volonté est de développer une pratique compétitive au plus haut niveau, pour l’Afrique.

Il y a aujourd’hui des joueurs nord-africains de haut niveau, qui font partie du classement ATP [l’association des tennismans professionnels, Ndlr]. Il y a aussi des joueurs Sud-Africains. Mais il n’y a pas de joueurs issus de l’Afrique subsaharienne à ce niveau.

C’est notre volonté de favoriser le développement de la pratique dans ces pays francophones.

Notre objectif est donc à la fois d’élargir notre audience mais aussi de permettre à ces pays de former et d’accompagner une élite, pour que leurs joueurs intègrent les 300 meilleurs mondiaux, dans un premier temps. Aujourd’hui, il n’y a aucun joueur de ces pays classé parmi les 300 meilleurs mondiaux. […]

Peut-on imaginer à plus long terme que des joueurs et joueuses d'Afrique reçoivent davantage d'invitations, des « wild-cards » pour certains tournois en France ?

On n’est pas dans l’imaginaire ! On laissera l’imaginaire aux plus jeunes, pour qu’ils nourrissent leurs rêves. On est actuellement dans une approche beaucoup plus pragmatique. Il faut créer les conditions de l’éclosion, du développement et de l’épanouissement d’une élite au plus haut niveau mondial.

Pour créer ces conditions, les éléments les plus fondamentaux sont d’avoir des terrains sur terre battue et une formation des coaches et des plus jeunes joueurs. […]

Est-ce que d’autres fédérations ou structures que la FFT s’impliquent de la même manière dans le développement du tennis africain ?

La Fédération internationale mène des actions de développement, soit avec ses propres fonds, soit avec les Fonds de développement du Grand Chelem. Mais ces interventions sont ponctuelles et concernent la formation de coaches, l’aide à l’organisation de tournois, ainsi que quelques aides individuelles aux jeunes.

Ces aides-là ne correspondent pas à notre ambition d’une intervention structurelle. […] On sait que l’Afrique subsaharienne est un énorme réservoir pour des disciplines  beaucoup plus athlétiques que notre sport, ne serait-ce que l’athlétisme. On se dit que le tennis peut révéler des talents qui ont les qualités athlétiques, morales et d’adresse nécessaires pour atteindre le plus haut niveau. […]