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Santé et Médecine Recherche criminalité Droits de l'enfant

Publié le • Modifié le

Les violences sexuelles subies dans l'enfance laisseraient des marques sur l’ADN

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Les abus sexuels subis dans l'enfance laisseraient des traces génétiques. Getty Images

Les violences subies dans l'enfance pourraient avoir des conséquences sur plusieurs générations en raison de stigmates qui apparaîtraient sur l'ADN. C'est la conclusion assez stupéfiante d'une étude américaine publiée dans la revue scientifique Nature. Cette étude est toutefois à prendre avec beaucoup de précautions puisqu'elle n'a été menée que sur un échantillon de 34 individus.


Cette étude parue dans Nature doit être considérée avec prudence car elle ne concerne que 34 cas. Tous les hommes ont été soumis à un questionnaire approfondi et vingt-deux d'entre eux ont évoqué des abus pendant l'enfance, qu'ils soient physiques, sexuels ou psychologiques. Chez ces hommes, les mêmes douze «zones» d'ADN étaient affectées.

Les résultats indiquent une différence de méthylation entre les hommes selon qu'ils aient été victimes ou non de sévices pendant l'enfance. La méthylation est un petit groupement de molécules qui se fixe sur l'ADN et provoque l'allumage ou l'extinction des gènes.

Des travaux de psychologues avaient déjà montré qu'une personne qui a souffert d'abus physiques, psychologiques ou sexuels pendant l'enfance risquait de souffrir de nombreuses conséquences à l'âge adulte, qui s'apparentent au syndrome de stress post-traumatique comme l'anxiété, l'évitement, l'insomnie, ou encore l'hyperactivité.

Cette étude indiquerait que le traumatisme subi dans l'enfance pourrait aussi avoir des conséquences sur l'ADN et que celles-ci pourraient se transmettre à sa descendance via le sperme –puisqu'il détermine le patrimoine génétique de l'enfant. L'équipe de recherche précise qu'il est nécessaire de confirmer ces résultats en réalisant une nouvelle étude avec beaucoup plus de personnes.