rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
Urgent
Violences du 1er-Mai: mise en examen d'Alexandre Benalla et des quatre autres suspects (parquet)

Santé et Médecine Jeux vidéo

Publié le • Modifié le

Pour l'OMS, l'addiction aux jeux vidéo est une maladie

media
Selon l’OMS, le «trouble du jeu vidéo» ne concerne qu’une «petite minorité» des 2,5 milliards de joueurs dans le monde. Thomas SAMSON / AFP

L’addiction au jeu vidéo est une maladie, affirme ce lundi l’Organisation mondiale de la santé. MS qui le dit ce lundi. Après consultation d'experts du monde entier, l’OMS a décidé d’intégrer « le trouble du jeu vidéo » dans la classification internationale des maladies.


On peut être drogué à sa console ou à son smartphone comme d’autres le sont aux paris en ligne ou la cocaïne. Comme tout divertissement, le jeu permet d’oublier le quotidien. Mais quand ça va trop loin, le risque est d’abandonner toute vie sociale, souligne l’OMS. Certains jeux gratuits sur mobile, notamment, entraînent une modification des comportements, sans parler des jeux en réseau pour lesquels la performance et le fait de se mesurer à des adversaires en ligne rendraient la pratique encore plus addictive.

Perte de sommeil, perte d’appétit… Le phénomène est bien connu des spécialistes de pays très connectés comme la Corée du Sud, où les ados les plus accros aux jeux vidéo finissent par mettre en danger leur santé mentale. Ce trouble se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt, confie le directeur de la toxicomanie à l’Organisation mondiale de la santé à nos confrères de l’AFP.

Selon l’OMS, cette nouvelle maladie ne concerne qu’une « petite minorité » des 2,5 milliards de joueurs dans le monde. Mais cette classification ne manquera pas de relancer le débat. Certains chercheurs remettent en cause l’idée même d’une addiction, quand d’autres évoquent des effets bénéfiques sur la santé mentale des plus âgés.