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Publié le • Modifié le

Pour ses 10 ans, la Réserve mondiale de graines reçoit 70000 nouvelles variétés

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Un homme amène des graines pour qu'elles soient conservées dans la Réserve mondiale de graines du Svalbard. Junge, Heiko / NTB Scanpix / AFP

On le présente souvent à tort comme le « coffre-fort de la fin du monde », mais il s’agit en fait de la Réserve mondiale de graines. Un entrepôt creusé dans la montagne du Svalbard, un archipel au nord de la Norvège, dans le cercle arctique. Près d’un million de variétés de semences y sont stockées venant du monde entier. Ce lundi 26 février, ce coffre de graines fête ses dix ans et pour le coup 70 000 nouvelles variétés vont y être ajoutées.


Avec notre envoyé spécial à Svalbard, Simon Rozé

Un couloir de plus de 100 mètres s’enfonce dans la montagne, les murs sont blancs et tapissés de givre. Près d’un million de graines sont entreposées dans le coffre-fort du Svalbard.

« Nous avons besoin de chacune d’entre elles. Certaines peuvent résister à des températures élevées, d’autres à des maladies et l’on a déjà perdu une partie énorme de cette diversité. C’est pour cela qu’on doit faire cet effort pour conserver ce qu’on a encore », explique Marie Haga, la directrice du lieu.

Derrière cette porte, nous avons presque un million de variétés différentes de graines. Cette diversité, c'est vraiment la base de ce dont on a besoin pour produire de nouvelles plantes. Car le problème principal aujourd'hui dans la production alimentaire, c'est que le changement climatique est si rapide, que les plantes n'ont pas le temps de s'adapter, nous devons les aider.
Marie Haga, directrice générale de la Crop Trust à l'origine du projet de la Réserve mondiale de graines 26/02/2018 - par Simon Rozé Écouter

A moins 18 degrés, on est presque déçu en entrant dans la chambre de stockage où l’on retrouve de simples étagères sur lesquelles sont empilées des boîtes scellées. Parmi elles, celles, vertes, du Centre international de recherche dans les zones arides, l’Icarda dont fait partie Ahmed Amri. Cela fait 10 ans que ses graines sont à Svalbard, et cela s’est révélé utile car la réserve de l’Icarda est aujourd’hui inutilisable, elle se trouvait à Alep en Syrie.

« Quand on a voulu refaire une réserve de graines au Maroc et au Liban, on a retiré 38 000 accessions du Svalbard et on les a multipliées au cours des deux saisons passées », détaille-t-il.

à (re)lire: La Réserve mondiale de semences à la rescousse des graines syriennes

Aujourd’hui, ces plants repoussent, au Liban et au Maroc. Ahmed Amri est donc de nouveau dans le « Grand Nord » pour déposer à nouveau les graines de sauvegarde bien au frais.

à (re)lire: Le dépôt international pour les graines ouvre ses portes ce 26 février 2008 au Svalbard