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Santé et Médecine Recherche

Publié le • Modifié le

Sclérose en plaques: les femmes deux fois plus touchées

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Scanner du cerveau d'un patient atteint de sclérose en plaques. © BSIP/UIG Via Getty Images

Du nouveau dans la recherche sur la sclérose en plaques : cette maladie inflammatoire qui attaque le système nerveux central concerne deux fois plus les femmes que les hommes. Et c’est cette particularité qu’une étude publiée par l’Académie américaine des sciences vient de montrer grâce à des expériences sur des souris.


La maladie attaque notre organisme en détruisant la myéline, une sorte de gaine graisseuse qui isole et protège les neurones. Les chercheurs ont découvert une molécule qui agit de façon originale grâce aux hormones et particulièrement la testostérone afin de favoriser la remyélinisation, c’est-à-dire la reconstitution de cette gaine déficiente qui ne se fabrique normalement que pendant l’enfance.

Des conclusions que connaît le Pr Jérôme de Sèze grâce à des travaux réalisés sur ce sujet il y a quelques années. Il est spécialiste de la sclérose en plaques dans une unité Inserm de Strasbourg.  

« Les résultats et les conclusions sont assez proches. Cette équipe a travaillé chez la souris et nous nous avions travaillé chez le rat. Et nous avions montré également grâce à des IRM que nous arrivions à favoriser la fabrication et la régénérescence de cette gaine. Et nous sommes d’ailleurs en train de passer chez l’homme. Nous allons commencer un essai de phase précoce, de preuve de concept des sujets atteints de sclérose en plaques avec une molécule qui stimule la sécrétion de testostérone », explique le spécialiste.

Une perspective intéressante, car le passage de la souris à l’homme est souvent très compliqué. Des travaux en cours donc qui pourraient porter leurs fruits d’ici 2 à 3 ans.