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Espace France

Publié le • Modifié le

PicSat, premier nanosatellite du CNRS, mis en orbite pour épier une exoplanète

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Pesant 3,5 kg, PicSat appartient à la famille des «CubeSats», constitués de l'assemblage de plusieurs modules cubiques de 10 cm de côté. Il mesure 30 cm dans sa plus grande longueur. © The PicSat Team /LESIA/OBSPM

C'est un lancement qui annonce peut-être le futur des missions spatiales scientifiques. Une fusée indienne doit mettre sur orbite 31 « CubeSats », des nanosatellites d'une dizaine de centimètres de long. Parmi eux, il y a PicSat développé par une équipe de l'observatoire de Paris, peu cher et très simple à concevoir. Sa mission est pourtant très intéressante : l'étude d'une étoile jeune, autour de laquelle des planètes sont en train de se former. Cela pourrait nous apprendre beaucoup de chose sur la naissance de notre propre système solaire.


Beta Pictoris c'est une étoile, que l'on voit bien dans l'hémisphère sud. Autour d'elle tourne une planète, une géante gazeuse. Cette étoile et cette planète sont toutes jeunes, elles viennent à peine de se former. En les regardant, on a donc une chance d'observer l'enfance d'un système solaire.

Une opportunité que ne veut pas rater Sylvestre Lacour, astrophysicien au CNRS et responsable du projet PicSat. « Le système solaire, il a maintenant près 5 milliards d’années et il y a encore des débats sur la façon dont les planètes sont formées. En observant un système comme Beta Pictoris on observe ce qui était notre système planétaire il y a 5 milliards d’années », explique-t-il.

C'est donc PicSat qui va aller jeter un œil vers Beta Pictoris. PicSat, c'est ce qu'on appelle un « CubeSat », un satellite gros de quelques dizaines de centimètres seulement, beaucoup plus facile à développer.

« L’idée avec le PicSat, c’est de relancer l’exploration spatiale sur un rythme plus rapide. On rend des satellites plus petits et qui répondent à des problématiques scientifiques plus pointues. Et pouvoir à partir du moment où germe l’idée et au moment où on réalise le Picsat avoir des durées de l’ordre de 3 à 5 ans », ajoute Sylvestre Lacour.

Petite taille oblige, PicSat n'embarque pas d'instruments très développés. Il va se contenter de surveiller Beta Pictoris en permanence et de donner l'alerte s'il se passe quelque chose d'intéressant. Ce sont alors les télescopes géants sur terre qui prendront le relais pour observer comment nait un système solaire.

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