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Transport

Publié le • Modifié le

2017 a été l’année la plus sûre pour le transport aérien

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Un avion survole l'Ellis Park Stadium, en Afrique du Sud, le 24 juin 2017. (Photo d'illustration) MARCO LONGARI / AFP

L’année 2017 a sans aucun doute été l'année la plus sûre pour le transport aérien. Aucun avion de plus de vingt sièges ne s'est écrasé et il n’y a eu que 44 morts dans les dix accidents recensés : du jamais vu dans l'histoire de l'aviation.


L'année 2017 a été la plus sûre pour le transport aérien mondial depuis 1946 et l'établissement de statistiques sur les accidents d'avion, ont indiqué deux agences spécialisées dans ce type de catastrophes, l'Aviation Safety Network (ASN) et l'agence néerlandaise To70, dans leurs rapports publiés lundi 1er janvier 2018.

Avec un total de dix accidents impliquant des avions de transport de passagers civils, qui ont fait 44 morts, 2017 « est l'année la plus sûre de tous les temps, tant par le nombre d'accidents qu'en termes de victimes », indique l’ASN, rappelant qu'en 2016, il y avait eu un total de 16 accidents pour 303 victimes. Les statistiques de l'ASN ne concernent toutefois que les appareils commerciaux civils de transport de passagers et de fret homologués pour transporter au moins 14 passagers ou plus.

Le moyen de transport le plus sûr

L'avion reste donc le moyen de transport le plus sûr : alors que le trafic aérien a grimpé de 3 % en 2017 par rapport à 2016, la probabilité de mourir dans un accident d'un avion commercial est désormais d'« une chance sur seize millions », selon Adrian Young, chercheur de l'agence néerlandaise To70, spécialisée dans l'aviation, qui a publié une autre étude concentrée sur les appareils de plus de 5,7 tonnes transportant des passagers.

Le rapport de l'agence To70, présente en Europe, en Australie, en Asie et en Amérique latine, a toutefois souligné que malgré les « bonnes nouvelles », le taux d'accidents mortels extrêmement bas de cette année doit être considéré comme un « coup de chance ».

« Statistiquement, sur plus de trente millions de vols, il y a peu de différence entre deux ou dix accidents », a souligné Adrian Young, pour qui les nombreux appareils électroniques dans les valises des voyageurs sont source d'inquiétude à cause du risque d'inflammation ou d'explosion des batteries lithium-ion.

Il y a eu d’énormes progrès dans ce qu’on appelle les «facteurs humains». Vous savez que la plupart des accidents sont dus à des erreurs humaines, que ce soit à l’entretien, que ce soit à la conception, que ce soit au pilotage. Et là, on a fait des progrès énormes parce qu’il y a eu des remises en cause permanentes. Il y a ce qu’on appelle des «retours d’expérience». Moi, j’ai été instructeur et j’avais mes élèves. Et je leur disais toujours: «Je vous demande juste une chose, de ne pas écarter la lecture des retours d’expérience». Il y a les bulletins de sécurité des vols que toutes les compagnies s’échangent et on les restitue en simulateur. Le gros progrès des formations, ça a été le simulateur. C’est tellement au point que la première fois que mes élèves ou les élèves, en général, prennent l’avion, c’est avec des passagers. Tout se fait en simulateur. Et pourquoi? C’est parce qu’on peut simuler à peu près toutes les pannes
Les explications de l'ancien pilote de ligne et consultant en aéronautique, Gérard Feldzer 02/01/2018 - par Olivier Chermann Écouter

(Avec AFP)