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Astronomie Espace

Publié le • Modifié le

Le prix Nobel de physique récompense l'observation des ondes gravitationnelles

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Les Dr Rainer Weiss et Kip Thorne, lors d'une conférence de presse sur l'observation des ondes gravitationnelles, le 11 février 2016. REUTERS/Gary Cameron/File Photo

Après le prix Nobel de médecine, c'est celui de physique qui a été décerné ce mardi 3 octobre 2017. Il récompense la détection des ondes gravitationnelles. Théorisées par Albert Einstein il y a plus de 100 ans, elles n'ont été observées pour la première fois qu'en septembre 2015. Ce sont trois hommes, Reiner Weiss, Barry Barish et Kip Thorne qui reçoivent le prix, au nom des milliers de chercheurs impliqués dans les expériences qui ont permis de détecter ces ondes. Une véritable révolution pour l'astronomie.


Albert Einstein n'avait jamais eu le Nobel pour la relativité générale. Cent ans plus tard, ce prix est donc un peu le sien, puisque c'est lui qui avait théorisé les ondes gravitationnelles. Malheureusement, les Nobels ne sont jamais décernés à titre posthume, comme ils ne sont jamais remis à des organisations.

Ce ne sont donc pas les milliers de chercheurs des expériences Ligo et Virgo, ceux-là mêmes qui ont détecté ces ondes, qui ont été honorés, mais leurs patrons, les américains Barry Barrish, Reiner Weiss et Kip Thorne.

Mais pourquoi les ondes gravitationnelles ? Tout simplement parce qu'avec elles et leur détection, c'est tout un pan de l'univers qui était auparavant invisible à nos yeux que l'on peut désormais sonder. En effet, un télescope ne fait que capter des rayons lumineux émis par des étoiles, des galaxies. Le problème, c'est que par définition, tout ce qui n'émettait pas de lumière nous échappait.

Voir l'invisible

Les ondes gravitationnelles, c'est tout autre chose. Elles sont émises par des événements cataclysmiques, comme la fusion de deux trous noirs. C'est tellement violent que la trame de l'espace elle-même va vibrer à cause de l'onde de choc.

Mais l'effet est tellement fugace qu'il a fallu attendre septembre 2015 pour la première détection de cette onde. Depuis, il y en a eu trois autres, toujours plus précises, qui nous permettent d'étudier les phénomènes les plus obscurs de l'univers.

C’est un nouveau moyen de voir l’univers. C’est comme si un nouveau son apparaissait, après avoir la vision du télescope on a l’ouïe qui se révèle à nous avec les ondes gravitationnelles. Ce ne sont pas du tout des ondes acoustiques, mais c’est un moyen de voir l’univers d’une autre manière.
L'astronomie gravitationnelle en est à ses balbutiements. Avec Benoît Mours, directeur de recherche au CNRS. 03/10/2017 - par Simon Rozé Écouter