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Publié le • Modifié le

Espace: redevenu terrien, Thomas Pesquet se réhabitue à la gravité

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Le spationaute français Thomas Pesquet au Kazakhstan, le 2 juin 2017. REUTERS/Shamil Zhumatov

Les images ont fait le tour du monde. La capsule qui transportait le spationaute français Thomas Pesquet et son homologue russe Oleg Novitski, a touché terre vendredi 3 juin à 16 h 10, heure de Paris. Atterrissage au beau milieu des steppes du Kazakhstan. C'est donc la fin d'une mission de près de 200 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Pas de vacances pour le spationaute français qui est arrivé tôt ce matin au Centre des astronautes européens à Cologne. Thomas Pesquet est en bonne santé, mais il semble très affaibli.


Avec notre envoyé spécial à CologneSimon Rozé

Après un atterrissage éprouvant dans les steppes du Kazakhstan, après six heures d’avion pour rejoindre Cologne et le Centre des astronautes européens, Thomas Pesquet peut enfin goûter au confort d'un vrai lit. Cela faisait 196 jours qu’il n’en avait pas eu l’occasion. Il semble avoir tout de même un peu de mal à retrouver ses repères avec la gravité. Il devait aller à la rencontre de ses amis, venus l’accueillir à l’aéroport, mais trop faible, il s’est contenté de les saluer de la main au loin.

Rien n'est simple quand on revient de l'espace

Franck de Winne, le patron des astronautes européens le rappelle, rien n’est simple quand on revient de l’espace. « On ne dort pas trop bien parce que tout fait mal. Votre peau n’a plus l’habitude d’être sur une surface dure, aussi les semelles des pieds font très mal, parce qu’on a des pieds comme des bébés et qu’on marche dessus. On s’y habitue de nouveau. Mais au début, ce n’est quand même pas marrant. Ça n’a pas beaucoup à voir avec la santé propre de l’astronaute, mais plutôt avec l’adaptation vers la gravité qui est différente pour tout le monde. C’est physiologique. C’est un peu comme le mal de mer : ce n’est pas parce que tu es sur un bateau que tu as le mal de mer, que tu n’es pas en bonne santé. C’est juste physiologique », explique-t-il.

En général, ces symptômes disparaissent au bout de quelques jours, le temps que le corps comprenne qu’il est revenu sur terre. Et si le corps flanche, l’esprit, lui, va très bien. Thomas Pesquet affichait un sourire radieux. Le fait qu’il ait pu voir et parler à sa compagne pour la première fois depuis six mois doit sans doute y être pour quelque chose.

Peu de repos pour le spationaute

Les médecins ne veulent pas laisser l’astronaute tranquille. « On veut faire des mesures très tôt après son retour pour voir comment l’organisme se réadapte à la pesanteur, et à quelle vitesse. Donc il est important de faire des mesures très tôt après son retour », explique Lionel Suchet de l’Agence spatiale française (Cnes)

Et, à ce titre, le désormais « cobaye » Thomas Pesquet va subir ce samedi matin une double biopsie musculaire, c’est-à-dire qu’on va lui prélever deux morceaux de muscles, et tout cela pour la science.