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Ukraine

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Situation géographique
L’Ukraine est le plus vaste pays d’Europe après la Russie. Elle a des frontières terrestres avec sept pays : à l’ouest la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie ; au sud-ouest la Roumanie et la Moldavie ; à l’est et au nord-est la Russie ; au nord la Biélorussie. C’est un pays relativement plat, doté au centre de terres très fertiles. Les montagnes de l’Ukraine sont les parties terminales des reliefs d’Europe centrale et de la Méditerranée. Le relief est composé des Carpates en Ukraine occidentale et des montagnes de Crimée.

Capitale : Kiev (2,8 millions d’habitants)

Régime politique : République

Démographie
Population totale : 45,7 millions d’habitants
Densité : 75 hab /km²
Indice de fécondité : 1,5
Croissance démographique : - 0,6 %
Espérance de vie : Femmes : 74,6 ans - Hommes : 63,5 ans

Société
Langues : ukrainien (off.), russe
Religions : orthodoxes (85 %), catholiques (10 %)
Alphabétisation : 100 %
Développement humain : 78ème/186 pays (PNUD 2013)

Economie
Monnaie : Hryvnia
Croissance : 0,2 % (2012)
Dette publique : 36,81 % du PIB
PIB par habitant : 3 500 $
Taux d’inflation : 8 %

Chronologie
1942 : les nationalistes ukrainiens forment une armée qui se bat contre les Allemands et les Soviétiques. 7,5 millions d'Ukrainiens trouvent la mort pendant la Seconde guerre mondiale.
1945 : l'Ukraine devient membre fondateur de l'ONU et participe à l'élaboration de sa Charte.
1954 : la Crimée est cédée à la République socialiste soviétique d'Ukraine.
1986 : le 26 avril, le réacteur N°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explose provoquant la pire catastrophe nucléaire jamais encore enregistrée. Un nuage radioactif se propage sur toute l'Europe touchant principalement la Biélorussie, l'Ukraine et la Russie et faisant des milliers de morts. Entre 15 000 et 30 000 Ukrainiens ont trouvé la mort dans cette catastrophe.
1989 : première grève importante des mineurs du Donbass.
1990 : le Parlement adopte la Déclaration de la souveraineté nationale de l'Ukraine.
1991 : le 24 août, l'Ukraine proclame son indépendance. Le 30, interdiction du Parti Communiste Ukrainien (KPU). En décembre, référendum en faveur de l'indépendance de l'Ukraine avec 90,3 % de oui. Le 12, Léonid Kravtchouk est élu premier président de l'Ukraine. Le 21, l'Ukraine adhère à la CEI, issue de la dissolution de l’URSS le 8 décembre.
1992 : le 2 mars, l'Ukraine est admise à l'ONU. Le 18 mars, l'Ukraine reprend le transfert des armes avec la Russie. Le 5 mai, la Crimée vote son indépendance.
1993 : démission du gouvernement le 21 septembre. Le parlement convoque des élections générales pour 1994. Léonid Kravtchouk cumule les fonctions de président et de Premier ministre.
1994 : un ancien dirigeant communiste, Vitali Massol, est nommé Premier ministre. Léonid Koutchma est élu président de l'Ukraine au second tour de la présidentielle.
1995 : Vitali Massol démissionne et est remplacé par Evgueni Martchouk. Le parlement supprime le poste de président de Crimée et abolit la Constitution. Le 1er avril, le président Léonid Kravtchouk place provisoirement la Crimée sous son administration directe. Le 4, le Parlement démet le Premier ministre Evgueni Martchouk mais un accord avec le président permet le retour d’Evgueni Martchouk au poste de Premier ministre. Cette nouvelle Constitution sera approuvée le 2 novembre, reconnaissant la Crimée comme faisant partie de l'Ukraine.
1996 : nouveau Premier ministre, Pavel Lazarenko, et proclamation d'une nouvelle Constitution qui instaure le régime présidentiel. Une nouvelle monnaie entre en vigueur : le Hrivna (UAH) qui se divise en 100 kopiyok.
1998 : victoire du Parti communiste aux législatives avec l’élection de 121 députés sur les 450 que compte le Parlement.
1999 : le président Léonid Koutchma est réélu pour un second mandat face au communiste Petro Simonenko. Viktor Ioutchenko est nommé Premier ministre.
2000 : fermeture de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
2001 : manifestations pour demander la démission du président Léonid Koutchma accusé d'être impliqué dans l'assassinat du journaliste Georgui Gongadze, disparu le 16 septembre 2000, et qui dénonçait la corruption des oligarques au pouvoir. Son corps est retrouvé à quelque 70 kilomètres de Kiev, le 3 novembre 2000, décapité et rendu difficilement identifiable par un bain d'acide. Le président Léonid Koutchma limoge le ministre de l'Intérieur accusé d'être également impliqué dans l'assassinat de Georgui Gongadze. Le Premier ministre Viktor Ioutchenko, censuré par le Parlement sur l'initiative des élus communistes, présente sa démission et est remplacé par Anatoli Kinakh.

2002
31 mars : l’opposition remporte les législatives, marquées par des violences et des irrégularités.
29 juillet : 83 personnes sont tuées et quelque 200 blessés lors d'un spectacle aérien à Lviv. Un chasseur Sukoï qui effectuait des figures de haute voltige s'est écrasée et a explosé sur la foule.

2003
9 mars : d’importantes manifestations sont organisées dans tout le pays pour demander la démission du président Leonid Koutchma et réclamer des élections présidentielles anticipées dénonçant la corruption et la crise économique.
30 décembre : la Cour constitutionnelle autorise le président Léonid Koutchma à briguer un troisième mandat, ce qui va à l’encontre de la Constitution.

2004
26 décembre : Viktor Iouchtchenko est élu président au troisième tour de scrutin face à Victor Ianoukovitch. Début de la “révolution orange”.

2005
24 janvier : le président Viktor Iouchtchenko, le lendemain de son investiture, effectue sa première visite d'Etat à Moscou.
5 février : Ioulia Timochenko nommé Premier ministre avec accord du Parlement.
8 septembre : Ioulia Timochenko est limogée par le président Iouchtchenko.

2006
11 janvier : le Parlement destitue le gouvernement du Premier ministre Iouri Ekhanourov, car opposé à l'accord gazier conclu avec le géant gazier russe Gazprom.
12 janvier : ouverture du procès des assassins du journaliste Gueorgui Gongadze.
3 juin : le Parquet annonce que les analyses menées conjointement par des experts ukrainiens, américains, allemands et japonais, confirment que le président Viktor Iouchtchenko a bel et bien été victime d'un empoisonnement à la dioxine qui l'a défiguré pendant la campagne électorale de 2004.
14 juillet : le président Viktor Iouchtchenko refuse de désigner son ancien rival pro-russe Viktor Ianoukovitch au poste de Premier ministre, mais il le fera le 4 août et le Parlement approuvera le même jour cette nomination.
28 novembre : le Parlement adopte un projet de loi présenté par le président Viktor Iouchtchenko qui qualifie de "génocide" la grande famine déclenchée par l'URSS en 1932 et 1933 qui aurait tué jusqu'à 10 millions de personnes.

2007
2 avril : le président Viktor Iouchtchenko dissout le Parlement et fixe au 27 mai la date des élections législatives anticipées.
3 et 5 avril : manifestations pro-russes à Kiev pour protester contre la dissolution du Parlement.
4 avril : Le président Viktor Iouchtchenko menace le Premier ministre pro-russe, Viktor Ianoukovitch, de poursuites pénales s’il refuse de se soumettre au décret présidentiel qui ordonne la dissolution du Parlement.
30 septembre : élections législatives anticipées.
18 décembre : le Parlement entérine la nomination de Ioulia Timochenko au poste de Première ministre.

2008
17 septembre : la première ministre, Ioulia Timochenko, refuse de démissionner après l'effondrement de la coalition au pouvoir.
8 octobre : le président Viktor Iouchtchenko dissout le Parlement et convoque des législatives anticipées le 7 décembre, qui n’auront pas lieu.
26 décembre : le Parlement adopte un texte précisant la procédure de destitution du président Viktor Iouchtchenko.

2009
14 mars : manifestation en Crimée contre le gouvernement ukrainien et pour le rattachement à la Russie.

2010
7 février : Viktor Ianoukovitch est élu président au second tour face à Ioulia Timochenko. Viktor Iouchtchenko est battu dès le premier tour.
9 mai : l'ancienne Première ministre, Ioulia Timochenko, annonce le lancement d'une campagne de collecte de signatures contre le maintien de la flotte russe en Crimée jusqu'en 2042, demandant la destitution du président Viktor Ianoukovitch et la dissolution du Parlement. Trois jours plus tard, le Parquet ouvre une enquête à l'encontre de Timochenko, portant sur une tentative de corruption de juges de la Cour suprême, datant de 2003, pour faire sortir ses proches de prison.
24 décembre : une seconde enquête judiciaire est ouverte contre Ioulia Timochenko pour détournement de fonds.

2011
24 juin : ouverture du procès de l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko pour abus de pouvoir. Elle est arrêtée le 5 août et condamnée le 11 octobre à 7 ans de prison, au versement de 150 millions d’euros de dommages et intérêts et est interdite d'exercer des fonctions officielles pendant 3 ans.

2012
27 février : Iouri Loutsenko, ancien ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de l'ancienne Première ministre, est condamné à 4 ans de prison pour détournement de fonds et abus de pouvoir.
30 avril : l’Union européenne fait pression pour la libération de Timochenko lors de l’Euro de football, coorganisé par l’Ukraine et la Pologne (8 juin - 1er juillet).

2013
30 janvier : l'ancien général de police, Alexeï Poukatch, reconnu coupable du meurtre du journaliste d'opposition Gueorgui Gongadze, est condamné à la prison à perpétuité.
21 novembre : le gouvernement annonce qu’il ne signera pas l’accord d’association avec l’UE. Début des manifestations pro-européennes.
24 novembre : plus de 100 000 personnes à Kiev en faveur d’un rapprochement avec l’Europe : la plus grande manifestation en Ukraine depuis la “révolution orange”.
29 novembre : à Vilnius, lors du sommet du Partenariat oriental, le président Ianoukovitch ne signe pas l’accord d’association avec l’UE.
30 novembre : la police réplique violemment aux centaines de milliers de personnes qui réclament la démission du président. Début de l’“eurorévolution” et de l’occupation de la place Maïdan.
8 décembre : une manifestation réunit 800 000 personnes à Kiev. Une première statue de Lénine est déboulonnée.
15 décembre : l’UE suspend les discussions avec l’Ukraine sur l’accord d’association.
17 décembre : la Russie rachète pour 11 milliards d’euros de la dette souveraine ukrainienne et réduit d’un tiers le prix du gaz qu’elle lui vend.

2014
16 janvier : le Parlement vote une loi restreignant le droit de manifester, promulguée le lendemain par Ianoukovitch.
22 janvier : trois manifestants meurent dans des heurts avec la police.
25 janvier : le président Ianoukovitch propose les postes de Premier ministre et de vice-Premier ministre aux leaders de l’opposition Arseni Iatseniouk et Vitali Klitchko. Ces derniers refusent.
28 janvier : démission du Premier ministre Mykola Azarov.
16 février : les manifestants cessent leur occupation de la mairie en échange de la libération de 234 prisonniers.
18 février : des affrontements entre la police et les manifestants font 26 morts dans les rues de Kiev.
20 février : l’Ukraine connaît sa journée la plus sanglante depuis le début des manifestations, avec au moins 77 morts à Kiev selon les autorités, une centaine selon les médias locaux.
21 février : un accord politique est signé entre le pouvoir et les représentants de l’opposition afin de mettre un terme à la crise. Il prévoit un retour à un régime parlementaire, un gouvernement d’union nationale et une élection présidentielle anticipée.
22 février : libération de Ioulia Timochenko après un vote du Parlement. Viktor Ianoukovitch quitte la capitale et dénonce «un coup d’Etat». Il est destitué par le Parlement et la date de l’élection présidentielle est fixée au 25 mai.
23 février : le président du Parlement, Oleksandr Tourtchinov, devient président par intérim.
26 février : Moscou conteste la légitimité du nouveau pouvoir. La Russie met en alerte ses troupes le long de sa frontière avec l'Ukraine. Des heurts surviennent entre militants pro et anti-russes à Simféropol, capitale de la Crimée, république autonome et russophone du Sud abritant la flotte russe de la mer Noire.
27 février : des hommes armés pro-russes s'emparent du siège du Parlement et du gouvernement à Simféropol. Les députés votent à huis-clos l'organisation, le 25 mai, d'un référendum d'autonomie élargie. Viktor Ianoukovitch obtient de la Russie la garantie de sa sécurité.
28 février : Kiev accuse Moscou «d'invasion armée et d'occupation» après la prise de contrôle de deux aéroports en Crimée, à Belbek et Simféropol, par des soldats identifiés par la population et les journalistes comme appartenant aux forces russes qui contrôlent de facto la péninsule.
1er mars : le Parlement russe autorise à Vladimir Poutine « le recours aux forces armées russes sur le territoire de l'Ukraine ». Les Etats-Unis et l'Union européenne condamnent la violation du droit international.
6 mars : le Parlement de Crimée demande à Vladimir Poutine le rattachement de la péninsule à la Russie et annonce un référendum le 16 mars. Quarante observateurs militaires de l'OSCE sont interdits d'entrée en Crimée. L'UE décide de ses premières sanctions contre Moscou. Kiev lance la procédure de dissolution du Parlement de Crimée.
7 mars : le président du Parlement russe déclare que la Douma respectera le «choix historique» de la Crimée au référendum. Plus de 65.000 personnes participent à un rassemblement pro-Crimée près du Kremlin à Moscou.
9 mars : Arseni Iatseniouk affirme que l'Ukraine ne cédera pas un centimètre de son territoire. Des heurts entre partisans de Moscou et soutiens de Kiev éclatent à Sébastopol en Crimée.
11 mars : le Parlement de Crimée adopte une déclaration d'indépendance à l'égard de l'Ukraine, déclaration jugée légale par Moscou. Angela Merkel évoque "une annexion" de la Crimée par la Russie.
12 mars : le G7 demande à la Russie de cesser toutes ses actions pour "annexer" la Crimée, précisant que le référendum n'aurait aucune valeur juridique.
13 mars : l'OCDE suspend le processus d'adhésion de la Russie. Moustafa Djemilev le leader de la minorité tatare appelle au boycott du référendum en Crimée, et appelle l'Otan à intervenir «avant un massacre».
15 mars : un militant pro-russe et un passant sont tués à Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, dans une fusillade entre nationalistes radicaux et militants pro-russes. Des dizaines de milliers de Russes manifestent à Moscou contre l'occupation de la Crimée et la politique du Kremlin.
16 mars : les habitants de la péninsule ukrainienne ont massivement dit oui au référendum pour le rattachement à la Russie. Avec 96,6 % d'opinion favorable, la Crimée décide de tourner le dos à l'Ukraine.
18 mars : Vladimir Poutine signe à Moscou le traité de rattachement de la Crimée à la Russie. La péninsule intègre la Fédération de Russie.
21 mars : l'Union européenne signe un accord d'association politique avec l'Ukraine. Bruxelles et Washington durcissent leurs sanctions en élargissant la liste des personnalités visées.
1er avril : Gazprom annonce une augmentation d'un tiers du prix du gaz qu'elle livre à l'Ukraine : une mesure de rétorsion à la signature par Kiev d'un accord d'association avec l'UE et un coup dur pour la situation économique de l’Ukraine.
6 avril : des séparatistes pro-russes s'emparent dans la soirée des sièges des gouvernements régionaux à Donetsk, Kharkiv et Lougansk. Ils réclament la tenue d'un référendum sur leur rattachement à la Russie. Kiev redoute une invasion militaire des soldats russes massés à sa frontière.
17 avril : les Occidentaux, Kiev et Moscou concluent un accord à Genève pour une désescalade rapide des tensions en Ukraine au bord de l'éclatement. Cet accord prévoit notamment le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés. Dans l'Est de l'Ukraine, les séparatistes refusent le compromis de Genève.
2 mai : des affrontements et un incendie criminel provoquent la mort de plus de 40 personnes à Odessa.
19 mai : le président russe Poutine ordonne le retrait de ses troupes de la frontière ukrainienne et enjoint Kiev de retirer les siennes de l'Est.
25 mai : l'homme d'affaires Petro Porochenko revendique sa victoire dès le premier tour de l'élection présidentielle. Investiture le 7 juin.
20 juin : le président Petro Porochenko dévoile un plan de paix en quatorze points pour mettre fin à l'insurrection et proclame l'entrée en vigueur immédiate d'une trêve unilatérale d'une semaine, jusqu'au 27 juin, dans l'est du pays.
27 juin : l'Ukraine signe à Bruxelles un accord historique d'association avec l'Union européenne l'éloignant de la sphère russe, au grand dam de Moscou qui a mis en garde contre des "conséquences graves" pour ce pays.
17 juillet : crash du vol MH 17 de Malaysia Airlines dans l'est de l'Ukraine, dans la zone sous contrôle des rebelles prorusses, abattu très probablement par un missile sol-air. Il assurait la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur et transportait 298 personnes, dont 193 Néerlandais.
24 juillet : l'Union européenne sanctionne 15 personnalités russes et ukrainiennes prorusses, ainsi que neuf entreprises et neuf institutions, accusées de soutenir les séparatistes dans l'est de l'Ukraine.
5 septembre : les séparatistes prorusses et le président ukrainien, Petro Porochenko, s'accordent sur un protocole de sortie de crise, largement appuyé sur le plan présenté par le président russe. Outre un cessez-le-feu, il prévoit notamment le retrait des forces ukrainiennes à une distance suffisamment lointaine pour empêcher le bombardement de zones civiles.
16 septembre : le Parlement ratifie l'accord d'association avec l'UE et propose un statut d'autonomie à l'est.
9 octobre : le président Petro Porochenko promulgue une loi très symbolique destinée à lutter contre la corruption endémique dans le pays et à purger l'administration des cadres de l'ancien régime de Viktor Ianoukovitch.
26 octobre : les partis pro-occidentaux remportent une nette victoire lors des élections législatives.
2 novembre : élections organisées par les rebelles séparatistes dans l'est du pays.
27 novembre : l'Union européenne élargit ses sanctions à 13 personnes et cinq "entités", surtout des groupes politiques, impliquées dans les élections organisées le 2 novembre. Ce même jour, le Premier ministre Arseni Iatseniouk est reconduit par le nouveau Parlement pro-occidental et s'engage à défendre l'indépendance du pays face
à l"invasion militaire russe".
23 décembre : l’Ukraine renonce au statut de pays non-aligné pour se rapprocher de l’OTAN.

2015
11-12 février
: un sommet de la "dernière chance" sur l’Ukraine, entre F. Hollande, A. Merkel, P. Porochenko et V. Poutine se tient à Minsk, en Biélorussie. Après 16 heures de négociations, un accord global sur un règlement de paix dans l'est de l’Ukraine est signé avec les rebelles séparatistes. Un cessez-le-feu doit entrer en vigueur le 15 février à minuit.
18 février : l'armée évacue ses troupes encerclées à Debaltseve après une puissante offensive des rebelles prorusses, malgré le cessez-le-feu, sur cette ville stratégique de l'est de l'Ukraine.
19 février : le groupe russe Gazprom commence à fournir du gaz aux territoires de l'Est de l'Ukraine contrôlés par les séparatistes, qui ont indiqué ne plus être approvisionnés par la compagnie ukrainienne Naftogaz. L'Ukraine refuse de payer pour le gaz livré dans l'Est rebelle.
2 juin : de violents combats - les plus violents depuis fin février - éclatent dans la nuit à l’ouest de Donetsk. Les officiels parlent d’une offensive d’envergure de la part des séparatistes, qui démentent et imputent la responsabilité des violences aux forces ukrainiennes. Ces affrontements font 24 victimes en 24 heures.
4 juillet : une nouvelle police est présentée en grande pompe dans le centre de Kiev. C’est la réforme la plus visible du gouvernement.
27 août : après cinq mois de négociations, l'Ukraine obtient l'effacement de 20 % de sa dette, avec l'accord du FMI.
7 septembre : malgré une situation économique difficile, l’Ukraine s’ouvre au commerce en ligne.
3 octobre : le retrait des armes légères des zones de conflit est annoncé.
13 octobre : selon les conclusions de l'enquête internationale menée par les Pays-Bas, le Boeing de la Malaysia Airlines qui a explosé au-dessus de l'Ukraine le 17 juillet 2014, faisant 298 victimes, a été abattu par un missile sol-air de type BUK tiré depuis une zone de l'est de l'Ukraine contrôlée par des rebelles pro-russes.
21 octobre : l’Ukraine engage une procédure à l'OMC contre la Russie au sujet des importations de matériel ferroviaire.
25 octobre : les vols directs entre la Russie et l’Ukraine sont suspendus. Kiev a imposé de nouvelles sanctions pour protester contre l’annexion de la Crimée et le rôle joué par Moscou dans le Donbass. Les Russes ont décidé d’imposer les mêmes règles aux compagnies ukrainiennes.

Documentation RFI, octobre 2015