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République Démocratique du Congo

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Situation géographique

L. Mouaoued/RFI

Pays d'Afrique centrale de 2 345 410 km², la République démocratique du Congo est frontalière de la Centrafrique et du Soudan au nord, de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de la Tanzanie à l'est, de la Zambie au sud, de l'Angola au sud-ouest et du Congo à l'ouest. Ses ressources minières sont localisées au sud du pays, dans la région du Katanga.

Capitale : Kinshasa (11,8 millions d'habitants)

Régime politique : République

Démographie
Population totale : 78 millions d'habitants
Densité : 32 hab./km²
Croissance démographique : 3,2 %
Espérance de vie : 48,7 ans

Société
Ethnies : Lubas, Kongos, Mongos, Zandés, Rundis…
Langues : français, lingala, swahili
Religions : catholiques (50 %), protestants (20 %), kimbanguistes (10 %), musulmans (10 %)
Alphabétisation : 64 %
Développement humain : 176e / 187 pays (PNUD, 2017)

Economie
Monnaie : franc congolais
Croissance : 3,4 % (FMI, 2017)
Inflation : 41,5 %
PIB par habitant : 466 $
 

Chronologie
30 juin 1960 : indépendance de la République du Congo, ancien Congo belge, sous la présidence de Joseph Kasavubu. Patrice Lumumba, leader nationaliste devenu Premier ministre, est évincé en septembre par Joseph Mobutu. Il sera assassiné en janvier 1961.
1965 : Mobutu prend le pouvoir après la destitution du gouvernement de Moïse Tschombé. Il restera chef de l'Etat jusqu'en 1997.
1971 : le pays est rebaptisé Zaïre.
1997 : la rébellion menée par Laurent-Désiré Kabila s'empare du pouvoir à Kinshasa. Le Zaïre devient République démocratique du Congo (RDC). Mobutu meurt en exil à Rabat.
1998 : la RDC, alliée à l’Angola et au Zimbabwe, affronte des rebelles venus du Kivu et soutenus par le Rwanda et l’Ouganda. Le conflit fera plus de trois millions de morts.
2001 : Laurent-Désiré Kabila est assassiné. Son fils Joseph Kabila lui succède à la tête de l’Etat.
2002 : accords de paix de Pretoria prévoyant un partage du pouvoir entre les différentes parties.
2003 : nomination d’un gouvernement d’union nationale.
2005 : référendum constitutionnel devant permettre la tenue d’élections, approuvé à 84 %.
2006 : Joseph Kabila est élu président au second tour avec 58 % des voix devant le vice-président Jean-Pierre Bemba.
2008 : Jean-Pierre Bemba est arrêté en Belgique à la suite d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes commis en République centrafricaine.
2009 : arrestation de Laurent Nkunda, chef du Congrès national du peuple (CNDP), mouvement rebelle au Kivu.
2010 : remaniement du gouvernement.

2011
28 novembre : élections présidentielle et législatives. Onze candidats, dont le président sortant Joseph Kabila, briguent la magistrature suprême.
9 décembre : Joseph Kabila est désigné vainqueur de la présidentielle par la commission électorale, mais son rival Etienne Tshisekedi se proclame immédiatement "président élu". Des incidents violents sont signalés à Kinshasa.

2012
Mai : début d'affrontements entre l'armée et le Mouvement du 23 mars (M23). L'ONU accuse le Rwanda et l'Ouganda de soutenir les rebelles.
13 juillet : la CPI émet un mandat d'arrêt contre Sylvestre Mudacumura, présumé commandant suprême des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

2013
12 décembre : Kinshasa et le M23 entérinent formellement la fin de leur conflit dans l'Est.
30 décembre : des attaques ciblent quasiment au même moment Kinshasa, Lubumbashi et Kindu, avec la mort de plus de 70 assaillants.

2014
12 février : le président Joseph Kabila promulgue une loi d'amnistie qui concerne notamment des anciens combattants de la rébellion M23.
22 mars : 251 Congolais meurent dans le naufrage d'un bateau sur le lac Albert, entre l'Ouganda et la RDC.
1er juillet : les évêques, réunis dans une conférence épiscopale nationale, demandent au président Joseph Kabila de ne pas briguer un troisième mandat en 2016.
21 octobre : le médecin Denis Mukwege, qui soigne dans sa clinique de Bukavu les femmes victimes de violences sexuelles, remporte le prix Sakharov 2014, attribué par le Parlement européen, qui récompense des personnalités ou des collectifs qui se sont illustrés dans la défense des droits de l'Homme.
21 novembre : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) confirme la fin de l'épidémie d'Ebola dans le pays. Ce même jour, reddition du chef rebelle congolais Cobra Matata, à Bunia, dans le nord-est du pays, où il a semé la désolation pendant des années pour le contrôle notamment de ressources naturelles.
 

2015
13 mai : la contestation populaire contre les autorités congolaises dans la région de Beni s'étend à d'autres villes de l'est du pays, frappé par une succession de massacres depuis octobre, provoqués par les rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF), accusés d'avoir tué déjà plus de 300 personnes.
19 octobre : le gouvernement autorise finalement la diffusion du film "L'Homme qui répare les femmes", consacré à l'œuvre du célèbre chirurgien congolais Denis Mukwege qui vient en aide aux femmes violées dans l'est du pays. Réalisé par le cinéaste belge Thierry Michel et sa compatriote journaliste Colette Braeckman, le film a reçu plusieurs prix internationaux, mais il était jusque-là interdit de diffusion en RDC.
8 novembre : le président Kabila annonce le début d’un dialogue politique.
30 décembre : les mouvements citoyens Lucha et Filimbi accusent l'Agence nationale du renseignement (ANR) de s'être intéressés de près à la conférence dite « de Gorée », organisée à Dakar au Sénégal du 11 au 14 décembre 2015, en présence d'autres mouvements africains analogues comme « Y en a marre » du Sénégal ou le « Balai citoyen » du Burkina Faso. 

2016
9 janvier : l'opposant Etienne Tshisekedi annonce son retour au pays lors de ses vœux à la nation adressés de Bruxelles où il est en convalescence depuis août 2014.
17 mars : Evariste Kasali, militant des droits de l'homme, est tué par balle chez lui à Kavumu, dans le Sud-Kivu. La Monusco condamne l'exécution sommaire de ce défenseur qui enquêtait sur des allégations d'enlèvements et de viols d'enfants et dénonçait l'inaction des autorités.
31 mars : l'ancien gouverneur Moïse Katumbi choisi candidat de l'opposition à la présidentielle.
9 avril : des proches du président Kabila cités dans les «Panama Papers», ces documents, révélés par un consortium de médias, qui pointent l’implication du cabinet Mossack Fonseca dans une entreprise de blanchiment et d’évasion fiscale d’envergure internationale.
27 juillet : Etienne Tshisekedi, l’opposant historique, est de retour à Kinshasa après deux ans d’absence. En août 2014, victime d'un malaise, il avait été évacué de la capitale congolaise par avion médicalisé.
17 octobre : la Cour constitutionnelle autorise la Céni à reporter les élections et à élaborer un nouveau calendrier.
18 octobre : fin du dialogue national et signature d'un accord qui prévoit l'élection présidentielle au mieux en avril 2018 et qui donne également la primature à l'opposition et met en place un comité de suivi national issu du dialogue.
19 décembre : le nouveau gouvernement de Samy Badibanga est annoncé à la télévision publique quelques minutes à peine avant la fin du mandat du président Joseph Kabila et alors que les discussions menées par les évêques sont toujours en cours. Près de 70 membres, dont 3 vice-premiers ministres et 7 ministres d'Etat, c'est presque le double de l'équipe précédente et quasiment un record en RDC.
31 décembre : après plus de 13 heures de négociations, la majorité et l'opposition signent l'accord pour organiser la gestion de la transition après la fin du mandat du président Joseph Kabila le 20 décembre et l'élection de son successeur.

2017
1er février : Etienne Tshisekedi, l'éternel opposant, décède à l'âge de 84 ans d'une embolie pulmonaire à Bruxelles où il était hospitalisé.
27 mars : les corps de deux experts de l'ONU, l'Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan, sont retrouvés près de la ville de Kananga dans le Kasaï. Ils avaient été enlevés le 12 mars dernier.
14 avril : le docteur Gildo Byamungu, gynécologue obstétricien de l'hôpital d'Uvira, dans le nord-est du pays, est retrouvé mort. C'était un proche du célèbre docteur Denis Mukwege, celui qu'on surnomme «l'homme qui répare les femmes». Après ce décès, à Bukavu, la société civile se mobilise.
16 mai : le nouveau gouvernement est investi dans le chahut par le Parlement, sur fond de contestation de l'opposition et le départ des membres du Regroupement des députés du rassemblement (RDR) quand le nouveau Premier ministre, Bruno Tshibala, a pris la parole.
3 septembre : retour tendu de l'opposant Félix Tshisekedi à Kinshasa, accueilli à l'aéroport par quelques membres de sa plate-forme, la police s'étant chargée de disperser ou de dérouter les nombreux militants de l'opposition qui s'étaient déplacés.
11 décembre : la Monusco rend hommage, à Beni, à ses 14 casques bleus tanzaniens tués dans l'attaque du 7 décembre dernier, sur la base de Semliki. Il s’agit de l’'attaque la plus meurtrière contre une force de l’ONU depuis 1993.

2018
2 janvier : l'Eglise catholique au Congo critique la répression des marches du 31 décembre à l'appel du Comité des laïcs chrétiens. 
9 mai : le pays fait face à une nouvelle épidémie de la maladie à virus Ebola, un nouveau foyer de l'épidémie ayant été découvert dans la zone de Bikoro, dans la province de l'Equateur. Deux personnes sont hospitalisées et ont été déclarées positives au virus.
8 juin : condamné en première instance à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Centrafrique, l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba est acquitté en appel.
13 juillet : alors qu’il est installé provisoirement à Bruxelles, attendant d’être fixé sur sa peine dans l’affaire dite de subornation de témoins à la Cour pénale internationale (CPI), Jean-Pierre Bemba Gombo est investi par le Mouvement de Libération du Congo (MLC), son parti, comme candidat à la présidentielle de décembre 2018.
9 août : le chef de l'Etat Joseph Kabila ne se représentera pas et annonce la candidature d'Emmanuel Ramazani Shadary de la majorité lors de la présidentielle de décembre prochain.
5 octobre : le prix Nobel de la paix 2018 est décerné à deux lauréats : le gynécologue congolais Denis Mukwege et l'activiste yézidie Nadia Mourad. Ils sont récompensés pour leur combat contre les viols de guerre. Une cause que sert Denis Mukwege depuis de nombreuses années.
11 novembre : selon le bilan du ministère de la Santé, 329 cas d'Ebola ont été recensés dont 205 décès
28 novembre : les réactions se multiplient après les révélations des «Congo Files», ces documents confidentiels de l'ONU relatifs au meurtre des experts Michael Sharp et Zaida Catalan, il y a un an et demi en RDC. L’ONU a toujours affirmé que ses deux enquêteurs avaient été tués par des miliciens. Cinq médias internationaux, dont RFI et Le Monde, ont analysé cette fuite sans précédent de documents. 
20 décembre : le président de la Commission électorale nationale indépendante Corneille Nangaa annonce que les élections présidentielle, législatives et provinciales sont reportées de sept jours au dimanche 30 décembre, pour cause de problèmes logistiques, sanitaires et sécuritaires.

2019
10 janvier : selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), l'opposant Félix Tshisekedi est arrivé en tête de l'élection présidentielle. Investiture le 24 janvier.
30 janvier : une série de nominations fait polémique : quatre ordonnances nomment un peu plus d'une centaine de personnes à des postes de direction de l'administration publique ou encore au rang d'ambassadeur entre le 26 et le 27 décembre 2018, par le pouvoir sortant.
15 mars : après le Parlement et les assemblées provinciales, le Front commun pour le Congo, plateforme de l'ex-président Kabila, est donné largement vainqueur des sénatoriales.
9 mai : Jean-Pierre Bemba réclame plus de 68 millions d’euros de dommages et intérêts à la Cour pénale internationale (CPI).
15 mai : l’ONG américaine Invisible Children a recensé 129 enlèvements entre janvier et avril de cette année. Soit presque autant en 4 mois qu’au cours de toute l’année 2018 où 137 enlèvements avaient été recensés. L’ONG parle d’une augmentation «significative».
20 mai : l’opposant Moïse Katumbi est de retour, trois ans après son exil pour la Belgique. Quatre mois après son arrivée au pouvoir, le président Félix Tshisekedi nomme Sylvestre Ilunga Ilunkamba au poste de Premier ministre.
2 juin : explosion d'Ebola : selon le dernier bulletin du ministère de la Santé et de l'OMS, 2 008 personnes ont été infectées par le virus Ebola en RDC.
17 juin : le parquet militaire a inculpé trois agents de l'État pour le meurtre des deux experts de l'ONU, Michael Sharp et Zaida Catalan, en mars 2017, dans la province du Kasaï-Central.
23 juin : Jean-Pierre Bemba est de retour à Kinshasa.
8 juillet : Bosco Ntaganda est reconnu coupable par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. L’ancien chef de milice, aujourd'hui âgé de 45 ans, a joué un rôle déterminant, selon la CPI, dans les atrocités commises en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est du pays.
17 juillet : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare l'urgence sanitaire mondiale en raison de l'épidémie d'Ebola en RDC qui a tué 1 668 personnes depuis l'été dernier.
18 août : le Rwanda prend des mesures drastiques à ses frontières avec la RDC pour éviter la propagation du virus Ebola, après la découverte de deux nouveaux cas dans la province du Sud-Kivu.
26 août : le Premier ministre Sylvestre Illunga Illunkamba dévoile finalement la composition de son gouvernement, trois mois après sa nomination et sept mois après l’investiture du président Félix Tshisekedi. 
27 août : l'ex-ministre de la Santé Oly Ilunga est entendu par la justice dans le cadre d’une enquête préliminaire sur l’utilisation de fonds publics destinés à la lutte contre l’épidémie Ebola. Il sera placé en garde à vue le 14 septembre.
30 août : le comité national multisectoriel de la riposte contre Ebola indique que depuis le 1er août 2018, 3 000 cas d'Ebola ont été recensés dans le pays. Trois provinces sont particulièrement touchées par le virus : le Nord-Kivu, l'Ituri et le Sud-Kivu. Cette épidémie est la deuxième plus importante dans l'histoire du virus après celle de 2013-2014.
15 septembre : 5 823 comptes bancaires régulièrement alimentés en salaire par l’État seront bloqués parce qu’ils n’appartiennent à personne. Plus de 4 500 autres n'ont connu aucun mouvement devraient être élagués des fichiers des services de paie, sauf en cas de réclamation. L'éradication de cette fraude de détournement d’argent public devrait permettre d'économiser plus de 6 millions de dollars par an.

Service de la Documentation RFI, septembre 2019