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Niger

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Situation géographique
Pays d’Afrique occidentale de 1 267 000 km², le Niger est frontalier de l’Algérie et de la Libye au nord, du Tchad à l'est, du Nigeria et du Bénin au sud, du Mali et du Burkina Faso à l’ouest.

Capitale : Niamey (1,05 million d'habitants)

Régime politique : République

Démographie
Population totale : 17,1 millions d'habitants
Densité : 13,54 hab./km²
Indice de fécondité : 7,6
Croissance démographique : 4%
Espérance de vie : Femmes : 58,2 ans - Hommes : 57,8 ans

Société
Ethnies : Touaregs, Peuls, Songhaïs, Haoussas
Langues : français, haoussa, peul, zarma
Religion(s) : musulmans (95 %)
Taux d’alphabétisation : 28,67 %
Développement humain : 187e / 187 pays (PNUD 2014)

Economie
Monnaie : franc CFA
Croissance : 4,1 % (2013)
PIB par habitant : 383 $
Dette publique : 35,19 % du PIB

Chronologie
3 août 1960 : indépendance du Niger, ancienne colonie française. Diori Hamani est élu président par l’Assemblée nationale. Il sera réélu en 1965 et 1970.
1974 : coup d’Etat dirigé par le colonel Seyni Kountché.
1987 : décès de Seyni Kountché. Le général Ali Saibou devient chef de l'Etat.
1990 : massacre de Tchintabaraden. Répression contre les Touaregs. Reconnaissance du multipartisme.
1991 : conférence nationale pour la paix civile qui entraîne l’abrogation de la Charte nationale, la suspension de la Constitution, la dissolution de l’Assemblée nationale et du gouvernement. Amadou Cheiffou est élu chef du gouvernement de transition.
1993 : Mahamane Ousmane est élu président.
1996 : coup d’Etat du colonel Ibrahim Baré Maïnassara, qui devient chef de l'Etat.
1999 : assassinat du président Baré. Après une période de transition, menée par le commandant Daouda Mallam Wanké, Mamadou Tandja est élu président. Il est réélu en 2004.
2007 : reprise de la rébellion touareg dans le nord du pays.
2009 : après son approbation par référendum, Mamadou Tandja promulgue une nouvelle Constitution qui prolonge son mandat actuel de trois ans et renforce ses pouvoirs.
2010 : Coup d’Etat militaire. Les putschistes suspendent la Constitution et toutes les institutions, un "Conseil suprême pour le rétablissement de la démocratie", présidé par Salou Djibo, est formé. La junte militaire nomme un gouvernement de transition et promulgue une nouvelle Constitution, qui prévoit un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable une seule fois. En décembre, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, Français travaillant pour Areva et une filiale de Vinci, sont enlevés à Arlit par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi); ils seront libérés après trois ans de détention.

2011 :
12 mars : Mahamadou Issoufou remporte le second tour de l'élection présidentielle avec 58 % des voix.
22 juillet : dix militaires sont arrêtés sous l'accusation d'avoir tenté de renverser et d'assassiner le président Mahamadou Issoufou.

2013 : deux attentats-suicides sont revendiqués par le Mujao : un contre la base militaire d'Agadez et le second contre la mine d'uranium d'Areva à Arlit, qui provoque la mort de 21 personnes. Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, les quatre derniers otages français travaillant pour Areva et une filiale de Vinci, enlevés à Arlit au Niger par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), sont libérés le 29 octobre après trois ans de détention.

2014
février : un millier de militaires africains, américains et européens engagé dans des manoeuvres militaires internationales dans l'est et le nord du pays, pour s'exercer à faire face aux menaces terroristes qui planent sur ces régions depuis des années.
22 février : une vingtaine de personnes interpelées à Agadez, lors d'une manifestation d'ONG visant à protester contre le rejet de plusieurs demandes de "manifestations pacifiques" notamment contre la société Areva.
7 avril : début des travaux du chemin de fer Niamey-Cotonou, un vieux rêve pour désenclaver le Niger.
26 mai : le gouvernement et Areva signent un accord pour l'exploitation de deux mines d'uranium, mettant fin à 18 mois d'âpres négociations.
15 juin : l’opposition manifeste à Niamey contre le président Issoufou.
26 juin : une vingtaine de personnes, dont des épouses de personnalités nigériennes, sont arrêtées dans le cadre du démantèlement d'un trafic présumé de nouveaux-nés venant du Nigeria. Ce même jour, la justice lève l'immunité de l'ex-président Mamadou Tandja, renversé en 2010 par un putsch, afin d'être entendu dans une affaire de disparition de 600 millions d'euros des caisses de l'Etat.
23 août : le ministre de l'Agriculture, Abdou Labo, est écroué dans une affaire de trafic présumé de nouveau-nés venant du Nigeria voisin, pour lequel l'une de ses épouses est poursuivie.
28 août : le président du Parlement, Hama Amadou, principal opposant au président Mahamadou Issoufou, fuit le Niger pour le Burkina Faso, puis la France, sous l'accusation de trafic présumé de nouveau-nés.
16 octobre : selon un dernier bilan, au moins 36 personnes sont mortes et plus de 68.000 ont été sinistrées en raison d'inondations provoquées depuis juin par de fortes pluies dans le pays.
15 novembre : la quasi-totalité des policiers municipaux de Niamey sont licenciés par la mairie et une vingtaine ont été écroués après avoir observé une grève de deux jours durant laquelle ils réclamaient "un statut professionnel" censé "améliorer leurs conditions de vie et de travail". Ils seront libérés 10 jours plus tard.
20 novembre : la Cour constitutionnelle déclare "vacant" le poste du président du Parlement. Le 24, Amadou Salifou, un ancien opposant, est élu en remplacement de Hama Amadou, en fuite en France après sa mise en cause dans un trafic international de bébés. Celui-ci sera arrêté dès son retour au pays, le 14 novembre 2015.

2015
17 janvier
: cinq personnes sont mortes à Niamey et cinq autres la veille à Zinder dans les violentes manifestations contre la caricature de Mahomet en Une de l'hebdomadaire français Charlie Hebdo. 45 églises sont brûlées à Niamey.
22 avril : une épidémie de méningite, qui sévit depuis janvier, a fait 85 morts, poussant les autorités à fermer les écoles de la capitale Niamey pendant cinq jours.
25 avril : une attaque de Boko Haram contre une position militaire à Karamga, une île du lac Tchad, cause la mort d'au moins 74 soldats et civils, et 32 disparus.
5 juin : le Niger est devenu le premier pays au monde à ratifier le Protocole international de l'Organisation internationale du travail (OIT) contre l'esclavage moderne.
23 octobre : la Cour de justice de la Cédéao demande que le Niger paie 435 millions de francs CFA (663.000 euros) à la famille de l'ancien président Ibrahim Bare Maïnassara, tué lors d'un coup d'Etat par des membres de sa propre garde en 1999, jugeant à l'unanimité que «le droit à la vie du président Ibrahim Baré Maïnassara a été violé».
25 novembre : 18 villageois sont tués et de nombreux blessés lors d'une attaque du groupe islamiste Boko Haram, à Wogom, village à la frontière avec le Nigeria.

2016
20 mars : Mahamadou Issoufou est réélu président avec plus de 92 % des voix, avec un taux de participation de 59 %. Hama Amadou, le candidat de l’opposition qui a boycotté l'élection, n’obtient que 7,5 % des voix. Investiture le 2 avril.
3 juin : un véritable carnage a lieu à Bosso, aux abords du lac Tchad et frontalière du Nigeria, attaquée puis mise à sac durant toute la nuit par le groupe terroriste Boko Haram. Bilan : 32 morts et des dizaines de blessés.
19 juin : selon un bilan à l'occasion de la journée mondiale des réfugiés, dans le sud-est du pays, près de 300 000 réfugiés et déplacés sont recensés, sans compter les nombreuses personnes accueillies par des familles. La situation ne devrait pas s’améliorer, puisque les combattants insurgés de Boko Haram renouent avec les attaques d’envergure.
15 août : les magistrats dénoncent une certaine remise en cause de l’indépendance de l’appareil judiciaire. Selon eux, les dernières affectations et nominations des magistrats ne sont pas faites dans l’orthodoxie exigée par les textes et la logique de séparation des pouvoirs.
1er septembre : 11 partis politiques de l’opposition, dont le Moden FA Lumana de Hama Amadou, décident de créer une nouvelle coalition : le Front pour la Restauration de la Démocratie et la Défense de la République (FRDDR).
4 octobre : le CNDP, Conseil national de dialogue politique, reporte les élections locales prévues le 8 janvier 2017 et annonce une réforme du système électoral, dont le chantier doit être engagé par les parlementaires nigériens. Ces décisions ont été prises en l'absence des partis d'opposition, qui estiment que la tenue du CNDP ne s'est pas déroulée de façon règlementaire.
17 octobre : attaque de la prison de Koutoukalé par des hommes non identifiés lourdement armés. La traque des jihadistes se poursuit le long de la frontière avec le Mali. C'est la troisième attaque terroriste qui touche le Niger en moins de quinze jours, celle-ci sera revendiquée par le groupe Etat islamique.
28 octobre : le gouvernement assigne en justice le collectif des syndicats de l'éducation "Convergence pour une action unitaire des syndicats de l'Éducation (CAUSE-Niger)" suite à un préavis de grève de 72 heures daté du 18 octobre, après l'échec de négociations avec le ministère de tutelle. Ces dernières ont notamment porté sur les arriérés de salaires et le recrutement d'enseignants.
28 décembre : lancement d'un programme d'amnistie et de réinsertion pour les anciens combattants nigériens du groupe jihadistes Boko Haram.

2017
2 mars :
procès de présumés combattants de Boko Haram dans la plus grande discrétion à Niamey, sous très haute surveillance policière. Au total, 1 300 hommes seront jugés d'ici les prochains mois par vague de 250 à 350 combattants. Ces procès permettent aux autorités judiciaires du Niger de désengorger les prisons de haute sécurité du pays.
4 mars : l’opposition était à nouveau dans la rue pour réclamer plus de transparence dans la gestion du pays. Ils accusent le pouvoir de Niamey de dilapider les ressources du pays.
13 mars : procès de l’affaire présumée de trafic international de bébés  : le principal opposant nigérien, Hama Amadou, est condamné à un an de prison ferme.
27 mars : début des travaux de la commission d'enquête des parlementaires dans l'affaire de «l'uraniumgate», présumé système de vente circulaire d'uranium entre Areva et le Niger en 2011, via des sociétés russes et libanaises, qui aurait permis aux pays de gagner des centaines millions de francs CFA.
10 avril : violentes manifestations entre étudiants et forces de l'ordre, l'université est fermée pour quelques jours, un étudiant - Mallah Bagale - est tué. Le ministre de l'Enseignement supérieur est remplacé le 19 avril, un échange de portefeuilles entre Mohamed Ben Omar et le désormais ex-ministre de l'Emploi Yaoussa Sadissou.
3 mai : la commission chargée de faire la lumière sur les circonstances de la mort de Mallah Bagale, un étudiant tué le 10 avril sur le campus universitaire de Niamey, prête serment.
18 mai : Amadou Djibo, leader de l'opposition, est arrêté et doit être jugé en flagrant délit pour incitation à la révolte, des accusations contestées par ses soutiens. Le 20, Ali Idrissa, coordinateur du Rotab, le Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire, est arrêté plusieurs heures à la police judiciaire, avant d'être relâché. Ali Idrissa affirme qu'il s'agit d'une énième tentative des autorités de faire taire toute contestation.
10 juillet : 200 municipalités seront prochainement soumises à des contrôles pour évaluer leur gestion et leur fonctionnement, selon le directeur des collectivités territoriales.
20 juillet : le maire de Niamey, Assane Seidou, est relevé de ses fonctions, lors d’une décision prise en Conseil des ministres. Aucune raison officielle n’a été donnée pour expliquer cette sanction, mais le maire était sur la sellette depuis plusieurs mois déjà pour sa mauvaise gestion de la ville.
3 août : le président Issoufou lance un appel aux forces de défense et de sécurité à tout mettre en oeuvre pour libérer les 39 femmes et enfants enlevés le 2 juillet dernier dans le village de Nguelewa, situé dans la région du lac Tchad par des éléments de Boko Haram.
22 août : 3 policiers sont condamnés à un an de prison ferme pour avoir battu un étudiant lors de la manifestation du 10 avril qui avait dégénéré en affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, faisant un mort côté étudiant et une centaine de blessés dans les deux camps.
29 octobre : la police utilise des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants à Niamey protestant contre la loi de finances 2018 qui, selon eux, entraînera une hausse des prix des produits de première nécessité. La marche a dégénéré lorsqu'un groupe de manifestants s'est dirigé, malgré les interdictions, vers la place de la Concertation, en face du Parlement.

2018
8 janvier : procès des militaires nigériens accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat à travers une présumée tentative de coup d'Etat. L'affaire avait défrayé la chronique en 2015 au temps fort d'une crise politique tendue au Niger. Les militaires sont emprisonnés depuis deux ans et 14 civils incarcérés dans cette même affaire ont été remis en liberté le 24 mars dernier.
20 février : grève des enseignants-chercheurs à l'université de Niamey pour protester contre l'agression, il y a un mois, d'un des leurs. Le syndicat dit vouloir en finir définitivement avec l'insécurité qui règne sur le campus et les agissements de la Caso, l'organisation qui gère les œuvres sociales des étudiants mais qui fait aussi du maintien de l'ordre. C'est cette organisation qui a menacé et bousculé l'enseignant agressé il y a un mois. La goutte d'eau de trop pour les professeurs qui exigent l'exclusion des étudiants agresseurs et la dissolution de l'organisation estudiantine accusée de jouer les gros bras à l'université.

Service de la Documentation RFI, mars 2018