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Guinée Equatoriale

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Situation géographique
Pays d'Afrique centrale ouvert sur le Golfe de Guinée, la Guinée Equatoriale comporte une partie continentale, frontalière du Cameroun au nord et du Gabon au sud-est, et une partie insulaire, l’île de Bioko. La forêt occupe 80 % de son territoire, qui s'étend sur 28 051 km².

Capitale : Malabo (187 000 habitants)

Régime politique : république présidentielle

Démographie
Population totale : 736 000 habitants
Densité : 26,25 hab./ km²
Indice de fécondité : 4,9
Croissance démographique : 2,8 %
Espérance de vie : Femmes : 54,1 ans - Hommes : 51,2 ans

Société
Ethnies : Fangs, Bubis…
Langues : espagnol et français (officielles), fang, bubi…
Religions : chrétiens, animistes
Alphabétisation : 94,2 %
Développement humain : 144e/187 ( PNUD 2014)

Economie
Monnaie : franc CFA
Croissance : -7,6 % (2013)
Inflation : 3,44 %
PIB par habitant : 24 035 $/hab.
Dette publique : 9,9 % du PIB

Chronologie
12 octobre 1968 : indépendance de la Guinée Equatoriale, ancienne colonie espagnole. Francisco Macias Nguema, élu le 29 septembre, devient président.
1979 : un coup d’Etat installe Teodoro Obiang Nguema au pouvoir. L’ex-président est exécuté ainsi que cinq accusés.
1987: création du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), parti unique.
1991 : nouvelle Constitution, qui instaure le multipartisme, mais limite la participation de l'opposition au processus de démocratisation.
1992: la Guinée équatoriale exporte sa première production pétrolière.
1996 : réélection de Teodoro Obiang Nguema.
1998 : un mouvement insurrectionnel initié par le Mouvement d’autodétermination de l’île de Bioko fait plusieurs dizaines de morts.
2001 : discrédité par des affaires de corruption, le gouvernement démissionne.
2002 : réélection de Teodoro Obiang Nguema.
2004 : 15 mercenaires présumés, accusés d'avoir voulu renverser le régime, sont arrêtés.
2008 : Severo Moto, accusé de "trafic d'armes", est arrêté en Espagne. L'opposant en exil, régulièrement accusé par Malabo de vouloir renverser le régime, avait été condamné par contumace à 62 ans de prison pour son rôle dans le coup d'Etat manqué de 2004. Il est libéré en août.
2009 : réélection de Teodoro Obiang Nguema le 29 novembre (5ème mandat).
2011 : le 13 novembre, adoption par référendum d'une réforme constitutionnelle portant limitation à deux le nombre de mandats présidentiels.
2012 : le 4 avril, la France délivre un mandat d'arrêt international pour "blanchiment" contre Teodorin Obiang, fils du président, dans l'affaire des "biens mal acquis". Le 21 mai, celui-ci est nommé vice-président de la République. Le 25 septembre, le pays saisit la Cour internationale de justice (CIJ) afin de faire annuler l'enquête judiciaire ouverte en France dans l'affaire des "biens mal acquis".
2013 : le 9 novembre, le gouvernement annonce son refus d'appliquer l'accord de libre circulation des personnes devant entrer en vigueur en janvier dans six Etats d'Afrique centrale. Le 21 novembre, procès en diffamation intenté par le président de Guinée Equatoriale contre une émission de France 5 au tribunal correctionnel de Paris.

2014
16 janvier : le tribunal correctionnel de Paris condamne le président Teodoro Obiang pour poursuites abusives à l'encontre de France 5.
19 mars : Teodorin Obiang, fils du président, est mis en examen pour blanchiment dans l'affaire dite des "biens mal acquis" en France, une première dans ce dossier qui concerne trois chefs d'Etat africains.
30 juin : le 23ème Sommet de l'Union africaine tenu à Malabo adopte les statuts du Fonds monétaire africain (FMA), une institution financière panafricaine dotée d'un capital initial de 22,64 milliards de dollars et ayant pour mission de promouvoir le développement économique du continent.
4 juillet : Teodorin Obiang, fils du président, perd un nouveau procès en diffamation en France, cette fois contre l'hebdomadaire l'Express.
22 octobre : le président Teodoro Obiang Nguema accorde une "amnistie générale" aux
opposants en exil dans la perspective d'un dialogue national en novembre.
14 novembre : la Confédération africaine de football (CAF) choisit la Guinée équatoriale pour organiser la CAN-2015 (17 janvier-, après la mise à l'écart du Maroc qui demandait un report du tournoi en raison de l'épidémie de fièvre Ebola en Afrique de l'Ouest.

2015
14 février : l'école de samba Beija-Flor, au Brésil, aurait reçu plus de 3 millions d’euros du président Theodoro Obiang Nguema. Une enquête est ouverte.
30 juillet : la Société générale est placée sous le statut de témoin assisté dans l’affaire dite des « biens mal acquis », dossier de détournement de fonds publics qui implique Teodorin Obiang, fils du président.
12 octobre : l’opposition affirme avoir établi une liste de 310 personnes assassinées par le régime du président Teodoro Obiang Nguema au pouvoir depuis 1979. Le 30, le gouvernement lui répond, estimant que cette liste était «fausse». L'opposition maintient, et précise que cette liste n'est pas encore close.
15 décembre : la Cour de cassation française rejette le pourvoi du fils du président équato-guinéen, mis en examen dans l’affaire des biens mal acquis. Lui évoquait la protection diplomatique dont bénéficient les dirigeants étrangers. Mais pour les juges, les faits relèvent exclusivement de sa vie privée.

2016
12 mars : l'élection présidentielle aura lieu le 24 avril, selon un décret du chef de l'Etat et candidat à sa propre succession, Teodoro Obiang Nguema.
15 mars : les trois partis politiques de l’opposition (la CPDS dirigée par Andrés Esono Ondo, l’UCD d’Avelino Mocache Mehenga et la CI de Gabriel Nsé Obiang Obono) publient un communiqué commun déclarant la convocation de la présidentielle anticonstitutionnelle : "le président Obiang a violé la Constitution dont il devrait être le gardien et ne peut donc se maintenir dans sa charge”.
19 mars : la Commission exécutive nationale de Convergence pour la Démocratie sociale, la principale formation politique légalisée de l’opposition, décide de ne pas participer à la présidentielle du 24 avril et donne à ses militants et sympathisants le mot d’ordre de ne s’impliquer dans aucune des activités électorales et de ne pas aller voter.
24 avril : le président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, est réélu avec 93,7 % des voix. Investiture le 20 mai.
7 septembre : Teodorin Obiang, le fils du président, soupçonné de s'être frauduleusement bâti en France un patrimoine de plusieurs dizaines de millions d'euros, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris, ouvrant la voie au premier procès français dans le cadre de l'affaire des «biens mal acquis».
3 novembre : en Suisse, la justice annonce avoir procédé à la saisie de 11 voitures de luxe qui appartiendraient à Teodorin Obiang, fils du président. Les autorités suisses le soupçonnent de «blanchiment d’argent».

2017
2 janvier : ouverture du premier procès, en France, dans l'affaire dite des biens mal acquis devant le Tribunal correctionnel de Paris : Teodorin Obiang, 47 ans, fils du président, est poursuivi, entre autres, pour détournement de fonds publics et corruption. Vice-président de son pays, il est accusé de s’être bâti, en France, un patrimoine considérable en détournant l’argent public de son pays. L'affaire dite des «biens mal acquis» touche bien d'autres pays africains depuis une décennie.
25 mai : la Guinée équatoriale devient le sixième pays africain membre de l'Opep, le cartel des pays producteurs de pétrole.
7 juillet : le président Teodoro Obiang Nguema est reconduit à la tête du parti au pouvoir, le PDGE, «pour une durée indéterminée».
27 octobre : le vice-président Teodorin Obiang, le fils du président, est condamné par contumace, en première instance, à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d'euros d'amende avec sursis. Les biens saisis sont confisqués. La justice l'a reconnu coupable dans l'affaire des «biens mal acquis».
12 novembre : 300 000 électeurs sont appelés aux urnes pour des élections législatives, sénatoriales et municipales. Le PDGE, le parti du président Teodoro Obiang, confirme son assise, selon les résultats officiels rendus publics le 17 par la Commission électorale.
30 décembre : après l'arrestation d'une trentaine d'hommes armés à la frontière avec le Cameroun, le président Teodoro Obiang Nguema appelle à la «vigilance» car une «guerre» est en préparation. Malabo parle de «tentative de déstabilisation».

2018
3 janvier : un coup d'Etat a échoué en Guinée équatoriale, selon un communiqué du ministre de la Sécurité, Nicolas Obama Nchama, qui accuse un groupe de mercenaires étrangers d’avoir voulu attaquer le chef de l'Etat, Teodoro Obiang Nguema, la veille de Noël.
5 janvier : le commanditaire du présumé coup d'Etat déjoué est Equato-Guinéen et se trouve en Europe, selon le ministre des Affaires étrangères tchadien, Mahamat Zene Cherif. Le Tchad envoie dans les jours suivants des experts pour prêter main-forte aux forces de sécurité camerounaises et équato-guinéennes qui mènent une enquête afin de démanteler ce qui serait un vaste réseau de mercenaires.
11 janvier : une soixantaine de commerçants tchadiens installés en Guinée équatoriale sont arrêtés, malgré le déplacement rapide du ministre des Affaires étrangères tchadien, Mahamat Zen Cherif.

Service de la Documentation RFI, février 2018