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Erythrée

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Situation géographique
Dotée d’une superficie de 117 600 km2, la République d’Érythrée est un État de la Corne de l'Afrique qui borde la mer Rouge. Son territoire est voisin du Soudan à l'ouest, de l'Éthiopie au sud et de Djibouti à l'est.

Capitale  : Asmara (697 000 habitants)

Régime politique : République

Démographie
Population : 6,1 millions d'habitants
Densité : 52,13 hab./km²
Indice de fécondité : 4,8
Croissance démographique : 2,36 %
Espérance de vie : Femmes : 64,6 ans - Hommes : 59,9 ans

Société
Ethnies : Tigrinyas, Tigréens, Sahos, Afars
Langues : tigrinya, arabe (officielles), afar, tigréen
Religions : musulmans 50 %, orthodoxes 50 %
Alphabétisation : 69 %
Développement humain : 182e / 187 pays (PNUD 2014)

Economie
Monnaie : nakfa
Croissance : 7,54 % (2012)
Inflation : 17 %
PIB par habitant : 504 $
Dette publique : 125 % du PIB

Chronologie
1952 : création par les Nations unies d’une fédération entre l'Éthiopie et l'Érythrée, ancienne colonie italienne sous administration britannique depuis 1941.
1962 : annexion par l’Éthiopie. Début de la guérilla du Front de libération de l'Érythrée (FLE).
1991 : prise d’Asmara par les indépendantistes érythréens. Fin de la guerre d'indépendance et autonomie de l'Érythrée.
24 mai 1993 : proclamation de l'indépendance à la suite d'un référendum. Issayas Afeworki est élu président par l'Assemblée nationale.
1997 : adoption d’une Constitution prévoyant le multipartisme.
1998 : reconnaissance par la Cour internationale de justice de La Haye de la souveraineté du Yémen sur l'archipel des Hanish dans la mer Rouge, objet d’un différend avec l'Érythrée depuis 1995.
2000 : accord de paix signé à Alger mettant fin à la guerre contre l'Éthiopie qui a fait 100 000 morts (1998-2000).
2001 : en avril, création d'une zone tampon le long de la frontière entre l'Érythrée et l'Éthiopie, surveillée par la Mission des Nations unies en Éthiopie et Érythrée (Minuee) dont la mission se termine en 2008. En septembre, vague d’arrestation d’opposants réformateurs et fermeture de journaux privés.
2002 : fixation de la frontière avec l'Éthiopie par la Cour internationale de justice de La Haye.
2003-2007 : nouveaux différends frontaliers entre l’Éthiopie et l'Érythrée.
2009 : en janvier, adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU contre l’occupation par les forces érythréennes du territoire djiboutien de Ras Doumeira, depuis 2008. En décembre, sanctions de l'ONU contre l'Érythrée pour son rôle déstabilisateur dans la région et notamment son soutien aux rebelles islamistes shebab en Somalie.
2010 : signature d'un accord frontalier entre l'Érythrée et Djibouti concernant le territoire de Ras Doumeira.
2011 : en avril, le Premier ministre éthiopien annonce que son pays « va aider le peuple érythréen à se débarrasser du régime dictatorial de Issayas Afeworki » qui soutient les groupes rebelles éthiopiens.
2012 : raid de l'Ethiopie en mars contre une base militaire où sont entraînés, selon elle, des "terroristes" et en réponse à une attaque au cours de laquelle cinq touristes européens ont été tués en janvier.
2013 : les 21 et 22 janvier, des militaires mutinés occupent brièvement le ministère de l'Information, réclamant des réformes politiques. L'opposition dénonce une purge parmi les hauts dirigeants. Le gouvernement dément une tentative de coup d'Etat.

2014
9 juin : fait rare, dans un courrier à l'occasion de l'indépendance du pays en mai, mais diffusé seulement maintenant, quatre évêques expriment des critiques sur la situation qui prévaut dans leur pays, l'exode de dizaines de milliers d'Érythréens qui fuient la conscription sans fin tout comme le régime autoritaire exercé par le président Afeworki.
1er juillet : un cabinet d'avocats suédois dépose à Stockholm une plainte pour crime contre l'humanité à l'encontre des dirigeants de l'Erythrée, dont le président Issaias Afeworki. Première de ce type en Suède, la plainte est déposée le jour de l'introduction du crime contre l'humanité dans le code pénal suédois.

2015
8 juin : un rapport de l'ONU, après une année d'enquête, décrit en 500 pages les violations "systématiques et à grande échelle" des droits de l'Homme par le gouvernement d'Érythrée, qui poussent quelque 5.000 Erythréens à fuir leur pays chaque mois, suite à un système répressif où les gens sont régulièrement arrêtés, détenus, torturés ou portés disparus et tués.
14 décembre : l’Union européenne annonce qu'elle allait octroyer 200 millions d'euros à Asmara dans le cadre d'un programme visant à améliorer le secteur de l'énergie ainsi que la « bonne gouvernance » dans le pays. Un programme vivement contesté en raison des nombreuses violations des droits de l'homme commises par le gouvernement.

2016
3 avril : des soldats ouvrent le feu sur des jeunes recrues du service militaire qui tentaient de s'enfuir alors que leur convoi traversait la capitale. Selon la radio érythréenne en exil Radio Erena, le bilan est de plusieurs morts parmi les conscrits et la situation dans la capitale de ce pays très fermé reste tendue.
3 mai : selon un rapport diffusé par Reporters sans frontières (RSF), l'Erythrée occupe la dernière place du classement mondial, et ce depuis 2007.
8 juin :
la commission d'enquête de l'ONU sur les droits de l'homme en Erythrée publie son deuxième rapport annuel. Son contenu est explosif : la commission estime que le pays s'est rendu coupable de crimes contre l'humanité «dans le cadre d'une campagne systématique et à grande échelle contre la population civile depuis 1991». Le 1er juillet, le Conseil des droits de l'homme adopte une résolution ferme contre l’Erythrée, accusée de crimes contre l'humanité contre sa propre population.
5 novembre : le Groupe de contrôle de l'ONU sur l'Erythrée diffuse son rapport annuel, fruit de la surveillance de l'embargo sur les armes décrété en 2009 à l'encontre de ce pays de la Corne de l'Afrique, en raison notamment du soutien qu'il apportait à l'époque aux islamistes somaliens des Shebabs, mais qui semble avoir cessé depuis trois ans. Malgré tout, le groupe d'experts des Nations Unies estime que l'Erythrée pourrait toujours violer l'embargo qui le frappe, en raison cette fois de son soutien à des groupes rebelles éthiopien et djiboutien, mais aussi de sa participation à la coalition internationale qui fait la guerre au Yémen.

2017
14 juin :
le Qatar annonce qu'il avait retiré ses troupes de la région du Ras Doumeira, un secteur revendiqué par Djibouti et l'Erythrée. Or, Djibouti accuse les soldats érythréens d'avoir profité du retrait qatarien pour se déployer dans la zone. Le Conseil de sécurité de l'ONU a été saisi.
15 juin : l'ONU dénonce à nouveau de nombreuses violations des droits de l'homme dans le pays, alors qu'Asmara refuse toujours de répondre aux injonctions de la communauté internationale.
8 juillet : Asmara la capitale, celle qu'on surnomme «Piccola Roma», la «petite Rome» d'Afrique, est inscrite au patrimoine culturel mondial de l'Unesco.
14 novembre : le Conseil de sécurité de l'ONU reconduit les sanctions contre l'Erythrée, adoptés en 2009 pour tenter d'étouffer les appuis financiers et militaires des jihadistes somaliens qui bénéficiaient à l'époque du soutien d'Asmara.

2018
6 janvier : le Soudan annonce qu'il fermait sa frontière avec l'Erythrée pour lutter contre le trafic d'armes.
17 février : un tribunal israélien crée la surprise en statuant que les 20 000 migrants érythréens entrés illégalement en Israël pouvaient bénéficier d'un statut de réfugié politique même pour ceux qui n'ont fait que déserter l'armée de leur pays.
3 avril : le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu annonce la conclusion d'un accord avec le HCR, le Haut commissariat de l'ONU pour les Réfugiés, sur le sort des près de 40 000 Erythréens et Soudanais entrés illégalement en Israël. Mais le lendemain, il décide d'annuler purement et simplement cet accord.

Service de la Documentation RFI, mai 2018