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Sénégal

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Situation géographique
Pays d’Afrique occidentale ouvert sur l’océan Atlantique, le Sénégal (196 190 km²) est frontalier de la Mauritanie au nord, du Mali à l’est, de la Guinée et de la Guinée-Bissau au sud. A l’intérieur de ses frontières se trouve le territoire enclavé de la Gambie.

Capitale : Dakar (2,6 millions d’habitants)

Régime politique : République

Démographie
Population : 13,7 millions d’habitants
Densité : 69,77 hab./km²
Indice de fécondité : 5,0
Croissance démographique : 2,53 %
Espérance de vie : Femmes : 64,7 ans - Hommes : 61,8 ans

Société
Ethnies : Wolofs, Toucouleurs, Peuls, Sérères, Diolas, Mandingues…
Langues : français (officielle), wolof, peul, sérère, diola
Religions : musulmans (94 %), chrétiens (5 %), animistes
Alphabétisation : 49,7 %
Développement humain : 163e / 187 pays (PNUD 2014)

Economie
Monnaie : franc CFA
Croissance : 3,5 % (2013)
Inflation : 0,82 %
PIB par habitant : 1 032 $
Dette extérieure : 45,89 % du PIB

Chronologie
20 août 1960 : indépendance du Sénégal, ancienne colonie française, sous la présidence de Léopold Sedar Senghor.
1981 : suite à la démission de Senghor, Abdou Diouf, Premier ministre, devient chef de l’Etat selon les termes de la Constitution. Il est élu président en 1983 puis réélu en 1988 et 1993.
1982 : entrée en vigueur du traité créant la Confédération de Sénégambie, qui unit le Sénégal et la Gambie dans certains domaines. Elle sera dissoute en 1989 suite à différents désaccords bilatéraux.
1982 : première manifestation indépendantiste en Casamance, région du sud du pays.
1989 : de violents affrontements entre Mauritaniens et Sénégalais dans les deux pays font plus de deux cents morts, provoquant l’exode ou l’expulsion de dizaines de milliers de personnes et la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays pendant trois ans.
2000 : Abdoulaye Wade, candidat en 1988 et 1993, remporte l’élection présidentielle. C’est la première alternance politique depuis l’indépendance.
2007 : réélection d’Abdoulaye Wade dès le premier tour avec 55,87 % des voix.
2009 : le Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) perd les élections locales.
2011 : naissance du Mouvement du 23 juin qui rassemble plus de 60 partis politiques et organisations de la société civile. Le M23 demande au président Wade de renoncer à sa candidature.

2012
27 janvier : le Conseil constitutionnel valide la candidature d'Abdoulaye Wade. Des violences éclatent à Dakar et dans plusieurs villes du pays.
25 mars : le second tour de l'élection présidentielle est remportée par Macky Sall.
3 avril : le président nomme Abdoul Mbaye Premier ministre.
19 septembre : le Parlement vote la suppression du Sénat et de la vice-présidence.

2013
15 avril : Karim Wade, fils de l'ancien président et ancien ministre, est arrêté et accusé d'enrichissement illicite.
2 juillet : l'ancien président tchadien Hissène Habré, en exil à Dakar, est inculpé. Il est accusé de crimes contre l’humanité, crimes de guerre et tortures entre le 7 juin 1982 et le 1er décembre 1990.

2014
30 mars : Dakar ferme ses frontières terrestres (sud et sud-est) avec la Guinée voisine pour prévenir toute contamination du virus Ebola. Elles seront réouvertes progressivement à partir du 6 mai.
7 avril : l'Assemblée nationale adopte le nouveau code électoral malgré de nombreuses critiques des députés.
17 avril : la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) décide que Karim Wade restera en prison jusqu’à son procès qui aura lieu à partir du 31 juillet.
25 avril : l'ex-président Abdoulaye Wade rentre dans son pays qu'il avait quitté après sa défaite de 2012 et où il revient soutenir son fils en prison et en instance de jugement.
29 juin : le parti présidentiel est battu à Dakar et dans de nombreuses grandes villes lors des élections locales selon les résultats provisoires.
1er juillet : le ministre de la Communication et de l'Economie numérique, Cheikh Bamba Dièye, présente sa démission. Le 4, la Première ministre depuis septembre 2013, Aminata Touré, est limogée par le président Sall. Deux jours plus tard, nomination d'un nouveau Premier ministre, Mahammed Dionne, qui dévoile dans la foulée son gouvernement, une équipe de près de 40 membres.
31 juillet : ouverture du procès de Karim Wade, accusé d'avoir acquis de manière illicite 178 millions d'euros.
29 août : premier cas confirmé de la fièvre Ebola au Sénégal, épidémie qui a déjà provoqué 1.552 morts sur 3.069 cas détectés au Liberia, en Guinée, en Sierra Leone et au Nigeria.
15 novembre : réouverture des espaces aérien et maritime aux avions et bateaux en provenance de Guinée, Liberia et Sierra Leone en raison de l'épidémie d'Ebola, fermés depuis le 21 août.

2015
16 janvier
: au moins un millier de manifestants protestent à Dakar contre la caricature du prophète Mahomet par l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo. Un drapeau français est brûlé devant l'ambassade de France.
21 mars : l'ex-ministre et fils de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, Karim Wade, est désigné candidat à la présidentielle par le principal parti d'opposition, le Parti démocratique sénégalais (PDS), même si aucune date n'est encore fixée. Deux jours plus tard, il est condamné à six ans de prison ferme pour "enrichissement illicite". Cette peine sera confirmée le 20 août par la Cour suprême.
20 mai : le président Macky Sall est élu à la présidence de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
20 juillet : ouverture du procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes de guerre, crimes contre l'humanité, et torture. Au deuxième jour, il est ajourné au 7 septembre pour permettre aux avocats commis d'office de prendre connaissance du dossier.
18 décembre : le Sénégalais Lamine Diack, ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), dévoile aux enquêteurs de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales avoir reçu 1,5 million d’euros destinés à une campagne pour battre l'ex-président Wade lors de l'élection présidentielle sénégalaise de février 2012. En échange, Lamine Diack s’est engagé à couvrir les pratiques de dopage de la Russie et retarder des suspensions d’athlètes russes.

2016
17 janvier : le président Macky Sall présente son projet de révision de la Constitution. Parmi les propositions, réduire le mandat en cours du chef de l’Etat de 7 à 5 ans, donner plus de pouvoir à l’Assemblée nationale, donner aussi des droits et des devoirs aux citoyens. Le Conseil constitutionnel doit statuer sur sa légalité.
25 janvier : plus de 900 personnes sont interpelées lors d'opérations de sécurisation pour prévenir "la menace terroriste", suite à l'intensification des attentats en Afrique de l'Ouest.
20 mars : référendum constitutionnel avec la victoire du "oui" qui reçoit plus de 62 % des voix, avec une participation de 38 %. Le projet, en quinze points, proposé par Macky Sall, prévoit notamment la réduction des prochains mandats présidentiels de 7 à 5 ans ou encore le droit à un environnement sain pour les populations.
12 avril : le gouvernement annonce la dissolution de Sénégal Airlines et la création prochaine d'une nouvelle compagnie aérienne sénégalaise. Née en 2009 et en circulation depuis 2011, Sénégal Airlines était sous perfusion de l'Etat et s'était vue retirer son permis d'exploitation en début de mois.
2 mai : le Sénégal et les Etats-Unis signent un accord de défense permettant de faciliter la présence de militaires américains dans le pays, pour notamment lutter contre «la menace terroriste» en Afrique de l'Ouest. L'accord a été signé par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, et l'ambassadeur des Etats-Unis à Dakar, James Zumwalt, en présence du ministre sénégalais de la Défense.
15 mai : début des négociations entre le Sénégal et la Gambie. Depuis trois mois, les relations entre les deux Etats sont très mauvaises. En cause, notamment, la fermeture des frontières suite à la décision du président gambien, Yahya Jammeh, d’augmenter fortement de 4 000 à 400 000 Francs CFA les droits de douane sur les camions de marchandises. Les transporteurs sénégalais lèveront le blocus le 24 et la circulation pourra reprendre.
28 mai : début du dialogue national proposé par le président Macky Sall. 15 points de réformes constitutionnelles vont être discutés. Mesure phare : la réduction du prochain mandat présidentiel de 7 à 5 ans. Parmi les autres mesures: un statut au chef de l'opposition, un droit à un environnement sain, ou bien encore la création de sièges de députés pour les Sénégalais de la diaspora. De nombreux partis politiques ont décliné l'invitation à débattre. Le principal parti de l'opposition, le PDS d'Abdoulaye Wade, a lui fait volte-face a la dernière minute pour annoncer sa participation aux discussions.
30 mai : les Chambres africaines extraordinaires condamnent l'ancien président tchadien Hissène Habré à la prison à vie, reconnu coupable de viols, de crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Le 29 juillet, le Tribunal spécial se réunit à nouveau pour se prononcer sur la demande d'indemnisation des victimes. La Chambre a rejeté les demandes de réparations collectives. En revanche, elle condamne Hissène Habré à verser des réparations individuelles, entre 10 et 20 millions de francs CFA (entre 15 000 et 30 000 euros) par victime.
24 juin : le chef de l'Etat Macky Sall accorde la grâce présidentielle à Karim Wade, ancien ministre et fils de l'ancien président Abdoulaye Wade, condamné en 2015 à six ans de prison et 210 millions d'euros d'amende pour enrichissement illicite. Egalement concerné par la grâce présidentielle son ami Bibo Bourgi. Aussitôt libéré, Karim Wade prend la direction du Qatar.
27 juin : ouverture au Tribunal de grande instance de Paris d'une audience pénale concernant les avoirs de Karim Wade et de son ami, Bibo Bourgi. La procédure vise deux appartements parisiens, tous deux situés dans le 16e arrondissement, l'un appartenant à Karim Wade et l'autre à Bibo Bourgi. Le but de cette audience est de déterminer si l'arrêt de la Cour de répression de l'enrichissement illicite peut s'exécuter en France. Décision le 27 septembre, la justice française s'oppose à la saisie de ses biens parisiens. Le Parquet fait appel le 5 octobre.
14 octobre : marche de l’opposition, dispersée par les forces de l’ordre. Quelque 2 à 3000 sympathisants du Front pour la défense du Sénégal, alliance notamment du Grand parti et du Parti démocratique sénégalais, sont descendus dans la rue pour défendre « les libertés » et critiquer la gestion du gouvernement dans un dossier sensible : celui du gaz.

2017
9 janvier : procès en appel du président tchadien déchu, Hissène Habré. En mai dernier, en première instance, celui qui a régné sur le Tchad entre 1982 et 1990 a été condamné à la prison à perpétuité pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité, tortures et viols. Ce second procès sera aussi le dernier. Aucun recours ne sera possible par la suite. Verdict le 27 avril.
16 février : le député maire Barthélémy Dias, de Mermoz Sacré-Cœur, est condamné à deux ans de prison dont six mois ferme. La mairie de Barthélémy Dias avait été attaquée en décembre 2011 par des hommes du PDS, le parti démocratique sénégalais, alors au pouvoir. L'un des attaquants avait été tué par balle.
17 février : Khalifa Sall, maire de Dakar, accuse le président de la République de faire pression sur lui à des fins politiques. Sa municipalité est sous le coup d'une enquête de l'Inspection générale de l'Etat.
21 février : le maire de Dakar, Khalifa Sall, est entendu par une brigade de la police. Membre du Parti socialiste, il a été convoqué pour s'expliquer sur la gestion d'un fonds public accordé à sa mairie, mise en cause par l'inspection générale d'Etat.
2 mars : visite du président gambien Adama Barrow, qui doit aboutir à la signature d'accords de coopération mettant fin à 22 années de discorde entre les deux pays durant l'ère Yahya Jammeh.
7 mars : accusé notamment de détournement de fonds publics, le maire de Dakar Khalifa Sall est inculpé et placé sous mandat de dépôt.
27 avril : la Cour d'appel des Chambres africaines extraordinaires, le tribunal spécial africain à Dakar, a tranché : Hissène Habré, ex-président du Tchad, est définitivement condamné à la prison à vie pour crimes contre l'humanité.
7 juin : c'est depuis la prison de Rebeuss que le maire de Dakar, Khalifa Sall, soupçonné de détournements de deniers publics, gère sa mairie, mais aussi la campagne électorale des législatives. Si certains voient cet emprisonnement comme une possibilité de renforcer sa stature politique, des proches de Khalifa Sall considèrent au contraire que c'est à l'extérieur qu'il doit être et ils ont donc lancé un appel pour payer sa caution de 2,7 millions d'euros.
20 juin : le Sénégal vient de se doter d'un nouveau Code de la presse, qui vise à structurer un secteur en difficulté, à cadrer la profession de journaliste. De nettes améliorations mais des critiques également car certains points de la loi limitent la liberté de presse, estiment certains professionnels des médias.
10 juillet : l’ancien président Abdoulaye Wade, à 91 ans, rentre à Dakar pour les législatives du 30 juillet. Il n'est plus apparu publiquement au Sénégal depuis deux ans.
15 juillet : lors de la finale de la Coupe de la Ligue de football qui opposait le club de Ouakam à celui de Mbour au stade Demba Diop de Dakar, des échauffourées entre les supporters au niveau de la tribune découverte ont provoqué une grande bousculade, avec l'effondrement d'une partie de la tribune. Le bilan provisoire fait état d'au moins huit morts.
4 août : victoire de la majorité présidentielle lors des législatives du 30 juillet, la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar qui remporte le plus grand
nombre de suffrages avec environ 1 633 000 voix. En deuxième position, la coalition Wattu Sénégal de l’ex-président Abdoulaye Wade engrange 549 000 voix, puis vient la coalition Mankoo Taxawu Sénégal du maire de Dakar, Khalifa Sall,
en troisième place.
9 août : le camp d'Abdoulaye Wade annonce qu'il ne participera plus à aucun scrutin organisé par le régime du président Macky Sall. La coalition de l'ex-président a remporté 19 sièges. L'annonce du boycott des futures élections est la première réaction d’Abdoulaye Wade depuis la proclamation des résultats provisoires.
11 août : dix supporters de football sont écroués et placés sous mandat de dépôt dans le cadre de l'enquête sur le drame du stade Demba-Diop. Il s'agit de supporters du club de l'US Ouakam, accusés d'avoir participé aux échauffourées lors la finale de la coupe de la ligue sénégalaise, le 15 juillet dernier. Elles avaient provoqué une bousculade et l'affaissement d'un mur à l'origine de la mort de huit personnes.
17 août : le maire de Dakar, Khalifa Sall, élu député le 30 juillet, reste incarcéré pour détournement de fonds présumé mais bénéficie maintenant d'un statut bien particulier. Ses avocats continuent de déposer des recours pour obtenir sa liberté. avec l'argument de l'immunité parlementaire ayant pour objectif de permettre à
leur client de quitter sa cellule pour siéger lors de la rentrée de l'Assemblée nationale.
25 août : l’activiste Franco-Béninois « afro-centriste » Kémi Séba est arrêté et présenté au procureur du tribunal de la capitale. Cette arrestation fait suite au dépôt d’une plainte de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest
(BCEAO). Le 19 août, Kemi Séba avait été filmé brûlant un billet de 5 000 francs CFA lors d’un rassemblement à Dakar contre cette monnaie. Il sera relaxé le 29 août et expulsé le 6 septembre.
28 août : des villageois du nord du pays, impactés par le projet d'octroi de 10 000 hectares à la firme marocaine Sefrioui, via sa filiale locale Afri Partners Sénégal, présentent un recours en annulation devant la Cour suprême du Sénégal. Cette exploitation a été approuvée par les communes et validée par le
gouvernement et sera effective pendant les quarante prochaines années.
8 septembre : le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne présente son nouveau gouvernement. La majorité des ministres en poste depuis 2014 ont été reconduits.
10 septembre : Abdoulaye Wade démissionne de son poste de député.
14 septembre : rentrée parlementaire pour les députés élus aux législatives du 30 juillet dernier. L'hémicycle est largement dominé par la mouvance présidentielle avec 125 sièges sur 165. L'opposition va tenter de se faire entendre malgré l'absence de deux ténors : l’ancien président Abdoulaye Wade et le maire de Dakar, Khalifa Sall toujours en prison.
25 novembre : les députés votent à une large majorité la levée de l'immunité parlementaire de Khalifa Sall, en prison depuis huit mois : 125 voix pour, 23 contre. La levée de son immunité ouvre la voie à un procès, qui sera fixé au 14 décembre.
8 décembre : inauguration de l'aéroport Blaise-Diagne, situé à 40 kilomètres au sud de Dakar, après dix ans de chantier.
14 décembre : ouverture du procès de Khalifa Sall, ancien maire de Dakar soupçonné de détournements de biens publics à hauteur d'1,8 milliard de francs CFA, soit 2,7 millions d'euros. Il devait comparaitre avec ses collaborateurs de la
 mairie de Dakar devant le tribunal correctionnel mais le procès est renvoyé au 3 janvier, puis au 23.

2018
6 janvier : 13 civils sont tués dans la forêt des Bayottes, non loin de la frontière, au sud de la Casamance, et sont visiblement tombés sur des individus armés, non identifiés. Le lendemain, une délégation ministérielle conduite par le ministre de l’Intérieur, se rend à Ziguinchor, à la suite de la convocation d’un Conseil national de sécurité entre les forces de Défense, certains ministres et le président Macky Sall. Des renforts viennent appuyer les forces de sécurité pour quadriller la zone de la forêt de Bourofaye.
16 janvier : après la découverte d'une nouvelle victime, l'enquête se poursuit sur les assassinats des 14 coupeurs de bois dans la forêt de Bourofaye, en Casamance. Vingt-deux personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.
Certaines seraient directement impliquées et les auditions menées par la gendarmerie sont toujours en cours. Cette poussée de violence inquiète de nombreux observateurs.
7 février : création d'un fonds pour l'indemnisation des victimes du régime d'Hissène Habré, au pouvoir au Tchad de 1982 à 1990. Le principe avait été validé, il y a un an et demi, par l'Union africaine, mais il aura fallu attendre jusqu'au
dernier sommet de l'UA pour passer à la prochaine étape. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme s'en félicitent, mais rappellent qu'il reste encore beaucoup à faire pour que le travail d'indemnisation des victimes puisse
vraiment commencer. Et le principal problème sera d'alimenter ce fonds.
23 février : fin du procès de Khalifa Sall, après cinq semaines d'audiences. Verdict le 30 mars. Le parquet a requis sept ans de prison et 5,5 milliards de francs CFA d'amende à l'encontre du député maire de la capitale sénégalaise, soupçonné de détournements de deniers publics. Les avocats de Khalifa Sall ont eux demandé la relaxe et la remise en liberté rapidement de leur client.

Service de la Documentation RFI, mars 2018