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Publié le • Modifié le

Le pétrolier iranien a quitté Gibraltar, contre l’avis de Washington

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Le pétrolier Adrian Darya 1, l'ancien Grace 1 a quitté le dimanche 18 août 2019 dans la soirée le port de Gibraltar. REUTERS/Jon Nazca

Le pétrolier iranien Grace 1, rebaptisé Adrian Darya 1, a finalement pu quitter Gibraltar, après un mois et demi d'immobilisation. Et ce, malgré la demande de Washington de le saisir en application de sanctions unilatérales américaines.


Avec notre correspondant à TéhéranSiavosh Ghazi

Le super-pétrolier iranien a finalement pu quitter dimanche soir le port de Gibraltar après 45 jours de détention, les autorités du rocher ayant refusé de se plier aux demandes américaines.

Quelques heures plus tard, Abbas Moussavi, le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, a affirmé que l’Iran avait averti Washington contre toute tentative de saisir le navire iranien dans les eaux internationales :

« La République islamique d’Iran à travers les canaux officiels, notamment l’ambassade suisse, a donné les avertissements nécessaires aux responsables américains. S’ils commettent une telle erreur, cela aura de graves conséquences », a-t-il prévenu.

Le pétrolier britannique toujours retenu

Le pétrolier fait route vers la Grèce, alors que les États-Unis ont imposé des sanctions très dures contre l’Iran, notamment pour ramener à zéro ses exportations pétrolières.

La Grande-Bretagne avait saisi le pétrolier iranien le 4 juillet dernier à la demande de Washington, en affirmant que le pétrolier voulait se rendre en Syrie, qui est sous embargo pétrolier de l’Union européenne. Ce qui a provoqué une grave crise entre Téhéran et Londres.

Deux semaines plus tard, l’Iran a saisi un pétrolier britannique dans la région du golfe Persique. Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, il faudra attendre la décision de la justice iranienne pour une éventuelle libération du pétrolier britannique.

►À lire aussi : Sécuriser le détroit d’Ormuz: une mission impossible ?

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