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Publié le • Modifié le

Gibraltar autorise le pétrolier iranien «Grace 1» à partir

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Le pétrolier iranien «Grace 1» avait été arraisonné au large de Gibraltar par les Britanniques ravivant des tensions entre Londres et l'Iran. JORGE GUERRERO / AFP

Les autorités de Gibraltar ont annoncé jeudi 15 août la levée de l'ordre d'immobilisation du pétrolier iranien Grace 1, malgré la tentative de blocage des États-Unis. Le navire qui avait été arraisonné le 4 juillet, est donc autorisé à quitter les eaux de ce territoire britannique situé à l'extrémité sud de l'Espagne. Les autorités expliquent avoir reçu l'assurance écrite que le navire ne violerait pas les sanctions imposées à la Syrie par l'UE.


« À la lueur des assurances que nous avons reçues, il n'y a plus aucune raison légale de maintenir l'immobilisation légale du Grace 1 », a déclaré le chef de l'exécutif autonome du territoire britannique, Fabian Picardo.

C’est la Cour suprême de Gibraltar qui a autorisé le pétrolier iranien à quitter les eaux du territoire britannique malgré la demande américaine de prolonger l'immobilisation du navire qui était soupçonné de vouloir livrer sa cargaison de pétrole à la Syrie.

L'Iran a garanti par écrit que la cargaison du Grace 1 ne serait pas envoyée en Syrie, frappée par un embargo de l'Union européenne, et le gouvernement de Gibraltar a donc demandé à la Cour de lever l'immobilisation dans un document rendu public. « Le navire n'est plus détenu », a déclaré le président de la Cour, le juge Anthony Dudley. Il a en revanche déclaré qu'il n'avait pas été saisi par écrit d'une demande américaine de retenir le pétrolier, annoncée dans la matinée par le ministère public de Gibraltar.

La décision de la Cour suprême de Gibraltar n'empêche pas les États-Unis de formuler leur demande ultérieurement afin de bloquer le navire avant qu'il ne quitte les eaux territoriales de Gibraltar, dans les heures ou les jours qui viennent.

Le pétrolier iranien avait été saisi le 4 juillet au large du rocher de Gibraltar par les forces des Royal Marines, alliés des États-Unis, provoquant un nouvel accès de tension avec l'Iran. Téhéran avait demandé sa « libération immédiate » déclarant que son pétrolier a été arraisonné dans les eaux internationales et surtout qu'il a été intercepté à la demande des États-Unis. Le chef de la diplomatie espagnole a confirmé que ce sont bien les États-Unis qui ont demandé l'arraisonnement du pétrolier.

La « tentative de piraterie » américaine a échoué

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a estimé ce jeudi que la libération du pétrolier iranien démontre que la « tentative de piraterie » américaine a échoué. « Cette tentative de piraterie montre le niveau de mépris qu'a l'administration (du président américain) Trump pour la loi » a-t-il déclaré sur Twitter, ajoutant que les États-Unis, avaient « tenté d'abuser du système judiciaire et de voler les biens (iraniens) en haute mer » à travers cette affaire.

À lire aussi : Londres va participer à la mission américaine de sécurité maritime dans le Golfe

(Avec agences)

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