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Syrie

Publié le • Modifié le

Syrie: Idleb passe intégralement sous contrôle jihadiste

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Des rebelles dans la province d'Idleb ( photo d'illustration). REUTERS/Ammar Abdullah

La province d’Idleb passe entièrement sous contrôle jihadiste. Le groupe Hayat Tahrir al-Cham, ex branche d’al-Qaïda en Syrie, a renforcé son emprise sur le dernier bastion insurgé du pays. Après une semaine d’affrontements, les rebelles syriens soutenus par la Turquie ont finalement capitulé et ont accepté un accord de trêve avec les jihadistes.


Un groupe jihadiste dominé par l'ex-branche syrienne d'al-Qaïda a renforcé jeudi son emprise sur la province d'Idleb en Syrie, à la suite d'un accord mettant fin à plusieurs jours de combats meurtriers avec des rebelles.

Les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), qui ont récemment enchaîné les gains territoriaux à l'intérieur de cette province du nord-ouest de la Syrie en guerre, ont conclu un accord de trêve avec des factions rebelles, regroupées au sein du Front national de libération (FNL), une coalition appuyée par les Turcs.

« Cet accord de cessez-le-feu est favorable aux jihadistes à tout point de vue. Selon ses termes, les groupes rebelles acceptent de déposer leurs armes et de se retirer vers le nord en direction de la frontière turque, témoigne Akram Al-Ahmad, un militant de l’opposition syrienne contacté par RFI.

Leurs territoires dans les provinces du nord-ouest de la Syrie passent désormais sous l’emprise des jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham.

Mais cet accord ne s’arrête pas là, il comprend également une seconde partie qui stipule clairement que les affrontements entre les rebelles et les jihadistes doivent donc cesser, mais en contrepartie les quelques territoires dont le contrôle militaire resterait toutefois aux mains des rebelles verraient leur gestion administrative confier à une autorité jihadiste. »

Voisine de la Turquie, la province d'Idleb ainsi que des parties des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié échappent toujours au contrôle du régime syrien de Bachar el-Assad.

Ces zones ont fait l'objet, en septembre, d'un accord entre Ankara, soutien des rebelles, et Moscou, parrain du régime, qui a permis d'empêcher jusque-là une offensive de Damas et de son allié russe.

L'accord conclu entre rebelles et jihadistes à Idleb, dont une copie a circulé dans des médias locaux, fait suite à une violente offensive lancée début janvier des jihadistes de HTS qui leur a permis de s'emparer de dizaines de localités. Les combats ont fait 130 morts dans les deux camps.

L'accord signé jeudi matin par HTS et le FNL établit « le contrôle du "gouvernement du salut" sur l'ensemble » d'Idleb, a annoncé Ebaa, le site de propagande de HTS. Cette administration locale instaurée par HTS gérait déjà plusieurs régions, y compris la ville d'Idleb.

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