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Syrie

Publié le • Modifié le

Syrie: des rebelles retirent leurs armes lourdes de la zone tampon d'Idleb

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Des composantes du Front national de libération ont annoncé samedi 6 octobre avoir commencé le retrait de leurs armes lourdes d'Idleb (illustration). Aaref WATAD / AFP

La principale coalition rebelle dans la province syrienne d'Idleb a annoncé ce samedi 6 octobre avoir débuté le retrait de ses armes lourdes de la future zone démilitarisée, instaurée par la Turquie et la Russie pour éviter un offensive des troupes gouvernementales syriennes contre cette province.


Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Quelques jours avant la date butoir du 10 octobre, convenue par la Russie et la Turquie, des groupes rebelles ont annoncé le début du retrait de leurs armes lourdes de la zone démilitarisée, qui doit être officialisée le 15 du mois.

Certaines composantes du Front national de libération (FNL), la principale coalition rebelle pro-turque, ont retiré des canons de campagne, des mortiers et des lance-roquettes multitube des lignes de front. Des chars ont aussi été aperçus quittant la future zone démilitarisée. Large de 15 à 20 kilomètres, cette zone tampon sépare la province d'Idleb de celles de Lattaquié à l'ouest, Hama au sud, et Alep à l'est.

Mais le principal groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham n'a encore pas annoncé ses intentions, alors que Hurras al-Dine, proche d'al-Qaïda, a rejeté l'accord russo-turc d'Idleb. L'adhésion des jihadistes est capitale, car ils contrôlent 60 % de la province et 70 % des territoires où passe la zone démilitarisée.

Ces dernières 48 heures, des accrochages sporadiques ont opposé des combattants extrémistes à l'armée syrienne, faisant craindre l'effondrement de la trêve conclue sous le parrainage de Moscou et Ankara. Des affrontements ont aussi eu lieu entre des groupes jihadistes et des formations proches des Turcs. Mais de fortes pressions exercées par la Turquie, qui déploie 1 300 soldats à Idleb, ont ramené le calme.

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