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Syrie Russie Turquie

Publié le • Modifié le

Syrie: un groupe rebelle se retirerait de la «zone démilitarisée» d'Idleb

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Des combattants rebelles au sud d'Idleb, en mai 2015 (photo d'illustration). REUTERS/Ammar Abdullah

Un premier groupe rebelle pro-Ankara aurait amorcé dimanche 30 septembre son retrait de la future « zone démilitarisée » dans le nord-ouest de la Syrie, en vertu de l'accord russo-turc du 17 septembre qui a permis de repousser l'imminence d'une offensive du régime sur la province d'Idleb. Mais ces rebelles syriens nient tout retrait d'armes lourdes.


« Des unités de Faylaq al-Cham se retirent depuis dimanche matin avec leurs armes lourdes, dont des chars et des canons, du sud de la province d'Alep et de la banlieue ouest de la ville », situées « dans la zone démilitarisée » prévue par l'accord russo-turc, adjacente à la province d'Idleb, a indiqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le groupe, fort de « 8 500 à 10 000 combattants », selon Rami Abdel Rahmane, fait partie du Front national de libération (FNL), une coalition de groupes rebelles formée début août à l'instigation de la Turquie dans la province d'Idleb et des parties des provinces voisines d'Alep, de Hama et de Lattaquié toujours sous contrôle des insurgés.

« Il s'agit du deuxième groupe le plus puissant dans le nord syrien en termes d'équipements militaires et le troisième au niveau du nombre de combattants », selon le directeur de l'OSDH. Ce début de retrait intervient au lendemain du rejet de l'accord russo-turc par Jaich al-Ezza, un groupe rebelle extérieur au FNL actif dans le nord de la province de Hama.

Le Front national de libération (FNL) a de son côté nié dimanche tout retrait d'armes lourdes de la future « zone démilitarisée ». « Il n'y a pas eu de retrait d'armes lourdes d'aucune zone ou front. Nous nions catégoriquement », a dit à l'AFP le porte-parole du FNL, Naji Moustafa.

Conclu à Sotchi le 17 septembre, l'accord entre Ankara et Moscou a permis d'éloigner la perspective d'une offensive militaire du régime syrien, au moins à court terme. Il prévoit la création d'ici au 15 octobre d'une « zone démilitarisée » de 15 à 20 km de large, sous contrôle de la Russie et de la Turquie, à Idleb et ses zones environnantes, qui constituent le dernier bastion insurgé dans la Syrie en guerre.

(avec AFP)

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