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Publié le • Modifié le

A l'ONU, le trio d'Astana se divise sur Idleb

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Des enfants syriens déplacés au camp de Atimah, à Idlib, le 11 septembre 2018. REUTERS/ Khalil Ashawi

Le sort d’Idleb se discute toujours à l’ONU. Cette fois, c’est la Russie qui avait convoqué hier une réunion du Conseil de sécurité pour partager les conclusions du sommet de Téhéran. Les présidents turc, russe et iranien s’étaient retrouvés dans la capitale iranienne vendredi dernier pour tenter de trouver un consensus et éviter un bain de sang à Idleb. Le sommet s’était terminé sans avancées concrètes. Hier à New York, les garants du processus d’Astana ont affiché une nouvelle fois leurs divisions.


Avec notre correspondante à New YorkMarie Bourreau

La Russie et l’Iran d’un côté, la Turquie de l’autre. Les garants du processus d’Astana ont étalé publiquement leurs désaccords. Ankara, qui soutient un cessez-le-feu, a demandé le soutien de la communauté internationale pour éviter une catastrophe humanitaire à Idleb.

« Il est évident qu'une opération militaire totale se traduirait par une catastrophe humanitaire majeure. Une telle opération engendrerait une vague de réfugiés et représenterait un risque sécuritaire pour la Turquie, le reste de l’Europe et au delà », a déclaré l'ambassadeur russe.

Un appel entendu par la France et le Royaume-Uni qui ont soutenu les demandes de la Turquie et ont réclamé du temps pour le dialogue et tenter d’arracher un accord. Mais la Russie et l’Iran campent sur leurs positions et défendent une opération purement antiterroriste dans cette ville où vivent trois millions de civils.

« La lutte contre le terrorisme à Idleb fait partie intégrante de notre mission de restaurer la paix et la stabilité en Syrie. Mais ce combat ne doit pas faire de victimes civiles », a ainsi avancé l'ambassadeur iranien.

Le compte à rebours pour Idlib a déjà commencé sans réelles percées diplomatiques pour le moment.

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