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Israël Philippines Rodrigo Duterte

Publié le • Modifié le

Le président Duterte attendu en Israël par les travailleurs philippins

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Le président philippin Rodrigo Duterte, à Quezon City, le 23 juillet 2018. ©Czar Dancel

Rodrigo Duterte entame une tournée au Proche-Orient. Le président philippin est attendu en Israël ce dimanche 2 septembre. ll se rendra ensuite en Jordanie. Si des accords commerciaux doivent être signés avec Israël, notamment dans le domaine de la défense et de la sécurité, Rodrigo Duterte dit venir rencontrer une communauté philippine de plus en plus importante dans le pays. Aujourd'hui, environ 30 000 Philippins travaillent en Israël, essentiellement dans le secteur de l'aide à la personne. Rencontre avec deux de ces expatriées. Reportage.


Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

Suzanna Claridad et Myelene Sadural viennent de récupérer dans la vieille ville de Jérusalem les T-shirts que leur organisation a préparés pour la venue de Rodrigo Duterte.

« Sur celui-là, il y a le visage de notre président. Il est écrit dessus : " Bienvenue en Terre sainte, Tatay Digong " », indique Suzanna.

« Tatay Digong » veut dire « Papa Digong », le surnom donné au président philippin par ses partisans. Les deux femmes le rencontreront ce dimanche soir. Elles entendent le féliciter pour son action aux Philippines, mais aussi le sensibiliser à leur situation en Israël.

Suzanna Claridad est présidente d'une organisation d'employés philippins à Jérusalem, beaucoup travaillant comme aide pour personnes âgées. « La loi israélienne n'autorise les travailleurs étrangers qu'à rester 5 ans et 4 mois, explique-t-elle. Tant que votre employeur est toujours en vie, vous pouvez rester. Mais s'il meurt après 5 ans, vous ne pouvez plus rester comme un travailleur classique. Il faut demander un visa spécial et ils ne sont donnés que pour les travaux les plus difficiles. »

Le risque de devoir partir au bout de cinq ans est une source de stress pour ces travailleurs qui envoient leur argent à leur famille aux Philippines.

D'autant que venir en Israël est un investissement conséquent souligne Myelene Sadural : « Cela coûte très cher de venir ici. Vous devez payer 8 500 dollars à une agence. Et vous ne savez pas combien de temps votre employeur vivra. Combien d'années. »

Au cours de sa visite, Rodrigo Duterte devrait signer avec le Premier ministre israélien un accord supprimant ses frais d'intermédiaire.

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