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Publié le • Modifié le

Iran: Bruxelles réagit aux sanctions et applique la loi de «blocage»

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Les trois pays de l'UE impliqués dans la conclusion de l'accord sur le nucléaire de 2015 ont annoncé l'entrée en vigueur le 7 août du statut de blocage dans un communiqué conjoint avec la cheffe de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini. REUTERS/Eduardo Munoz

De lourdes sanctions américaines frapperont de nouveau l'Iran à partir de ce mardi 7 août entérinant la ligne dure affichée par le président Donald Trump depuis son retrait unilatéral de l'accord sur le nucléaire iranien. Pour protéger ses entreprises présentes en Iran, la Commission européenne va activer dès mardi matin la loi dite de « blocage ». De quoi s'agit-il ? Est-ce efficace ?


Avec notre correspondante à Bruxelles,  Laxmi Lota

Le texte permet de protéger les entreprises de l'Union européenne des sanctions de pays tiers. Il avait été créé à l'origine en 1996 pour contourner les sanctions américaines sur Cuba, la Libye et déjà l'Iran. Mais, l'efficacité de ce règlement n'a jamais été véritablement testée, car une solution politique avait été trouvée à l'époque.

Ce n'est pas le cas aujourd'hui et l'UE a déclaré « regretter vivement le rétablissement de sanctions américaines ».

Pour pouvoir s'appliquer au cas iranien, la « loi de blocage » a été approfondie et amendée. Ses effets pourraient cependant être plus symboliques qu'économiques. « C'est un signal politique adressé par l'UE. Ce n'est pas un remède miracle », explique un haut responsable européen. « Mais ce texte a un caractère dissuasif, pour empêcher l'application de sanctions à des personnes ou des entreprises non américaines », a-t-il ajouté.

La loi serait plus efficace pour les PME en Iran. Pour les grands groupes, la solution passe plutôt par la négociation de dérogations ou d'exemptions avec les Etats-Unis. Mais de telles demandes de la France, l'Allemagne et du Royaume-Uni ont déjà été refusées par Washington le mois dernier.

(Re) lire : Iran: les entreprises européennes menacées

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