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Gaza Israël Territoires Palestiniens

Publié le • Modifié le

L’inquiétude à Gaza après la fermeture du poste-frontière de Kerem Shalom

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Un camion chargé de produits alimentaires au poste-frontière de Kerem Shalom, dans le sud de la bande de Gaza, ce mardi 10 juillet 2018. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

Le coordinateur de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient demande à Israël de revenir sur sa décision de fermer l'unique poste-frontière commercial avec la bande de Gaza. Nikolay Mladenov s'inquiète des conséquences de cette mesure. Le gouvernement israélien a décidé d'interdire toutes les exportations depuis la bande de Gaza et de limiter les importations à l'aide humanitaire. Dans l'enclave palestinienne, cette nouvelle mesure suscite beaucoup d'inquiétudes.


Avec nos envoyés spéciaux à Gaza,  Hassan Jaber et Guilhem Delteil

Avec la détérioration de la situation économique ces derniers mois, Haydar al-Raffati ne fait plus tourner sa ferronnerie qu'à 20% de ses capacités. Et ce petit homme aux traits fatigués est désormais encore plus pessimiste. « On ne pourra plus importer nos matières premières, dit-il. Ce verre et ce fer-là, je les fais importer. Tout vient de l'extérieur. Tout vient d'Israël, nous n'avons pas ces matériaux à Gaza. »

Son activité va réduire, assure-t-il. C'est inévitable à ses yeux. Haydar al-Raffati n'est pas le seul homme d'affaires inquiet. Dans son bureau, Maher al-Tabbaa reçoit de nombreux coups de fil. Israël avait pris des mesures semblables il y a onze ans lors de la prise du pouvoir du Hamas dans l'enclave.

Mais aujourd'hui, les conséquences seront plus lourdes assure ce dirigeant de la Chambre de commerce et d'industrie de Gaza : « La situation actuelle est plus dangereuse que celle aux pires années du siège. A cette époque, quand Israël a mis en place ces mesures restrictives, il y avait des moyens alternatifs pour faire entrer des marchandises : les tunnels. »

« Déclaration de guerre »

Depuis lundi soir, un mot revient avec insistance dans les conversations : celui de « guerre ». Et la perspective n'est pas à exclure, reconnaît Bassem Naïm, directeur d'un centre de réflexion lié au Hamas. « Aujourd'hui, le Hamas n'a pas l'intention d'aller vers une escalade avec les Israéliens. Mais au bout du compte, si cette situation continue, le Hamas ne pourra pas contrôler éternellement ce qui se passe dans la bande de Gaza. »

Le Jihad islamique, allié du Hamas, a qualifié cette décision israélienne de « déclaration de guerre ».

(Re) lire : Israël ferme le seul point de passage de marchandises vers la bande de Gaza

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