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Syrie Terrorisme Finances

Publié le • Modifié le

Syrie: Lafarge mis en examen pour «complicité de crimes contre l'humanité»

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Dans une usine du groupe Lafarge, à Paris, en 2014 (image d'illustration,). AFP/ FRANCK FIFE

Le cimentier Lafarge, accusé d'avoir financé des groupes jihadistes - dont l'organisation Etat islamique - pour maintenir son activité en Syrie, était entendu ce jeudi 28 juin par la justice qui a décidé d'inculper la société.


Après deux ans d'une enquête hors norme, après avoir déjà mis en examen huit cadres et dirigeants dont le PDG à l'époque des faits, les magistrats ont inculpé le cimentier lui-même, comme personne morale pour « complicité de crimes contre l'humanité » et « financement d'une entreprise terroriste ».

Le groupe français, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim, est soupçonné d'avoir versé au total près de 13 millions d'euros entre 2011 et 2015 pour maintenir son usine de Jalabiya, dans le nord de la Syrie, alors que le pays s'enfonçait dans la guerre.

« Lafarge a sacrifié ses salariés »

Des sommes, qui ont notamment bénéficié au groupe Etat islamique, qui prélevait une « taxe » pour la libre circulation des salariés et des marchandises. Pour l'ONG Sherpa à l'origine des poursuites, « Lafarge a sacrifié ses salariés et pactisé avec des entités terroristes en toute connaissance de cause : le groupe doit répondre judiciairement de cette complicité de crimes contre l'humanité ».

La justice vient de lui donner raison avec cette mise en examen qui constitue une première mondiale pour une entreprise.

Le cimentier LafargeHolcim au Moyen-Orient RFI

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