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Publié le • Modifié le

Chine: le président iranien invité particulier du sommet de l'OCS

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Le président iranien Hassan Rohani à son arrivée à l'aéroport de Qingdao, le 8 juin 2018, où se tient le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS). p Wang Zhao/Pool via REUTERS

Ce week-end à Qingdao, dans l’est de la Chine, aura lieu le sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) qui réunit outre la Chine… la Russie, l’Inde, le Kazakhstan, le Pakistan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.  L’Iran n’aura qu’un statut d’observateur lors de cette rencontre, mais le président Hassan Rohani aura certainement l’occasion d’évoquer la question de l’accord nucléaire avec son homologue chinois Xi Jinping. La Chine compte bien jouer un premier rôle dans le sauvetage de l’accord dont Washington s’est retiré unilatéralement.


Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

Xi Jinping, un « joueur de poker de niveau mondial » comme l’a dit Donald Trump? Peut-être bien. Le président chinois pourrait remporter la mise avec son invitation envoyée à Hassan Rohani. Une manière d’occuper la place laissée vacante par les Etats-Unis, suite au retrait de Washington de l’accord nucléaire.

Le sommet de Qingdao sera l’occasion pour Xi Jinping d’endosser le rôle de médiateur diplomatique qui tente, épaulé par la Russie, de sauver cet accord âprement négocié.

Pékin, de loin le premier partenaire commercial de Téhéran et grand consommateur de pétrole iranien, a tout à y gagner. L’Iran est une pièce maîtresse sur les Nouvelles Routes de la Soie, et la Chine lui a accordé des dizaines de milliards de dollars pour d’ambitieux chantiers d’infrastructures.

Pas question donc de déstabiliser la région avec de nouvelles sanctions onusiennes. Au contraire, des entreprises chinoises seront tentées, voire même incitées, à s’engouffrer dans la brèche en profitant du départ programmé des firmes américaines et celui, probable, des compagnies européennes.

Un coup de poker gagnant-gagnant : les Chinois veulent faire des affaires, et les Iraniens ont besoin d’un appui diplomatique pour faire face à Washington.

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