rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Corées: des réunions de familles séparées par la guerre prévues en août
  • La Grèce «tourne une page» après l'accord de la zone euro sur la dette (gouvernement grec)
  • Politique française: pour Benoît Hamon (Générations), «le macronisme est une forme de racisme social» (Franceinfo)
  • Migrations: Benjamin Griveaux craint que l'Union européenne «se délite définitivement» faute de «projet commun» (Radio Classique)
  • Grève SNCF: Philippe Martinez (CGT) invite le Premier ministre Edouard Philippe à un «débat télévisé» sur le service public ferroviaire

Iran Pétrole Energies

Publié le • Modifié le

Nucléaire iranien: Téhéran lance un ultimatum à Total

media
Le ministre Iranien du Pétrole Bijan Namdar Zangeneh (ici en février 2018) a donné deux mois à Total pour obtenir une exemption des Etats-Unis. ATTA KENARE / AFP

Le ministre iranien du Pétrole a donné ce mercredi au géant pétrolier Total deux mois pour obtenir de Washington une exemption des sanctions américaines, faute de quoi l'entreprise française perdrait sa participation dans l'exploitation du vaste champ gazier offshore de Pars-Sud, dans le Golfe.


« Total a 60 jours pour négocier avec le gouvernement américain afin d'obtenir une dérogation, sinon la société chinoise CNPC, partenaire de la société française, prendra sa place », a prévenu le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh.

Le remplacement de Total par CNPC avait déjà été évoqué il y a deux semaines par le ministre iranien du Pétrole. Mais c'est la première fois que Téhéran lance une mise en garde aussi claire au groupe pétrolier français qui a été la première société occidentale à revenir dans le secteur pétrolier et gazier de l'Iran après l'accord nucléaire de 2015.

Total détient 50 % des parts du consortium qui a signé en juillet 2017 un accord de près de cinq milliards de dollars avec l'Iran pour le développement de la phase 11 du champ gazier de Pars-Sud, situé dans le Golfe persique. Le groupe chinois CNPC possède quant à lui 30 % des parts et l'entreprise iranienne Petropars 20 %, indique notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Après la décision américaine de se retirer de l'accord nucléaire et de réimposer des sanctions contre Téhéran, mais aussi contre les sociétés étrangères qui investissent en Iran, plusieurs sociétés européennes ont annoncé leur départ du pays. Les Etats-Unis ont donné aux sociétés étrangères un délai de trois à six mois pour se retirer d'Iran. Le géant français a averti que faute de dérogation de la part des Etats-Unis, il mettrait fin à sa présence en Iran.

En signant l'important contrat avec Total et le groupe chinois CNPC, Téhéran espérait encourager d'autres sociétés occidentales et asiatiques à sauter le pas, mais la décision américaine de se retirer de l'accord nucléaire a fait voler en éclat ces espoirs.

Chronologie et chiffres clés