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Ali Khamenei Iran Hassan Rohani

Publié le • Modifié le

Nucléaire iranien: Khamenei affirme ne pas faire confiance aux Européens

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L'ayatollah Ali Khamenei lors d'un discours face à des étudiants le 9 mai 2018. HO / Iranian Supreme Leader's Website / AFP

Réagissant à la déclaration du président iranien, qui a affirmé qu’il voulait continuer l’accord nucléaire avec les pays européens, la Russie et la Chine, le guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré mercredi qu’il ne faisait pas confiance aux Européens.


Dans un discours devant des fidèles, le guide suprême iranien a mis en garde les responsables du gouvernement sur l’attitude que les Européens pourraient avoir dans le cas de nouvelles négociations.

« Maintenant, on dit qu'on veut continuer l'accord nucléaire avec les trois pays européens, je ne fais pas confiance à ces trois pays. Je dis, ne faites pas confiance à ces pays. Vous voulez conclure un accord, obtenez des garanties réelles, des garanties pratiques, car demain ils feront la même chose que ce que les Etats-Unis ont fait. Si vous pouvez obtenir des garanties définitives – je doute réellement que vous puissiez le faire – alors on ne peut plus continuer comme ça », a lancé Ali Khamenei dans un discours diffusé par la télévision d’Etat.

Le guide suprême explique en substance que le retrait de Washington démontre, trois ans après l'accord de 2015, qu'il avait eu raison de mettre en garde les Iraniens contre l'attitude des Américains.

La déclaration de l’ayatollah Khamenei intervient alors que d’autres responsables iraniens, notamment des chefs militaires comme le commandant des Gardiens de la révolution, mais aussi le président du Parlement, ont affirmé qu’on ne pouvait pas faire confiance aux Européens.

Mettant en cause lui aussi l'honnêteté des Européens, Ali Larijani, le président du Parlement iranien, a toutefois estimé que le retrait américain offrait à l'Europe une occasion de montrer « qu'elle a le poids nécessaire pour régler les problèmes internationaux ». Il s'est exprimé lors d'une séance animée au Parlement, où des députés ultraconservateurs ont brûlé un drapeau américain en papier et une copie de l'accord sur le nucléaire aux cris de « Mort à l'Amérique ».

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